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PLU- H
PLAN LOCAL 
D’URBANISME 
& DE L’HABITAT
MODIFICATION N°4
Approbation 2024
PORTES DU SUD
d e c l i n a i s o n 
C O M M U N E
LYON
C.1. Cahier Communal 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
SOMMAIRE
1.	Rapport de présentation.................................................................5
Diagnostic général
	I Lyon dans le bassin de vie Centre.................................................................7
2.	Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD) .....8
SYNTHESE................................................................................................... 8
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL..................... 11
LES ORIENTATIONS DE L'HABITAT.......................................................... 37
3.	Programme d'Orientations et d'Actions pour l'Habitat (POAH).....38
4.	Orientation d'Aménagement et de Programmation (OAP)............43
5.	Rapport de présentation............................................................. 136
Tableau des surfaces de zonages
6. Rapport de présentation............................................................ 137
Indicateurs de suivi
7.	Annexe....................................................................................... 139
	I Habitat....................................................................................................139
SYNTHESE DU DIAGNOSTIC............................................................................................................. 149


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
Orientations 
du PADD 
page de droite
Eléments du diagnostic détaillé 
(rapport de présentation)
page de gauche 
Sens de lecture
Projet d'Aménagement et de Développement Durables


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation 
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1.	
Rapport de présentation
Diagnostic général
Se référer au cahier Bassin de Vie Centre - Lyon Villeurbanne pour 
le  diagnostic général  du rapport de présentation : Environnement et 
cadre de vie, Economie ainsi que les enjeux ressortant du diagnostic. En 
annexe du présent cahier, vous trouverez la partie Habitat spécifique au 
territoire lyonnais.
Le présent Cahier constitue un extrait réalisé à partir du cahier Bassin 
de Vie Centre, reprenant les orientations générales de développement 
territorial du Centre et les spécificités du territoire lyonnais.
                                  


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation  
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation 
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
Lyon, coeur de la Métropole, présente à la fois une iden­
tité spécifique, liée au caractère du noyau historique de 
la cité, et de nombreuses similitudes avec les territoires 
limitrophes, à l’origine d’enjeux partagés.
> A l’Est des voies ferrées jusqu’au boulevard périphé­
rique, Lyon constitue une entité urbaine relativement 
homogène, le « croissant est », qui connaît un fort renou­
vellement urbain depuis une vingtaine d’années. Ce ter­
ritoire apparaît de fait à l’articulation entre l‘hypercentre 
de la Métropole de Lyon, très attractif, et le territoire de 
la « première couronne Est » couvrant les communes 
implantées au-delà du boulevard périphérique. 
> Aux portes d’entrées Nord, Sud, Est et Nord-Ouest de 
la ville, les sites de grand projet, identifiés par le pro­
jet de Schéma de Cohérence Territoriale de l’agglomé­
ration lyonnaise modifié au titre d’enjeux majeurs pour 
le développement métropolitain, couvrent les zones de 
contacts avec plusieurs communes : 
-	la Porte du Rhône (Cité Internationale) avec 
Villeurbanne et Caluire-et-Cuire, au Nord ;
-	la Porte du Sud (Confluent, Gerland) avec Oullins, la 
Mulatière et Pierre-Bénite ;
-	la Porte d'entrée Est, secteur Mermoz en cours de re­
nouvellement avec Bron et Vénissieux ;
-	la Porte Nord-Ouest (Vaise, la Duchère) avec Tassin-la-
Demi-Lune, Ecully, Champagne-au-Mont-d’Or.
> Enfin, plusieurs parties du territoire lyonnais parti­
cipent à des entités géographiques très largement éten­
dues sur les communes voisines :
-	le 4ème arrondissement, balcon du plateau de Caluire-
et-Cuire surplombant la Presqu’Île,
- le plateau du 5ème arrondissement, marche des com­
munes de l’ouest lyonnais,
-	l’extrémité nord du 9ème arrondissement (Saint-
Rambert et l’Île Barbe), proue du Val de Saône.
Lyon est la troisième ville française avec plus de 506 600 
habitants en 2014, soit 61 200 habitants de plus qu'en 
1999. Elle accueille avec Villeurbanne la moitié de la 
population du Grand Lyon. 
Etendue sur 4 797 hectares, Lyon se compose de 9 
arrondissements qui couvrent une géographie parti­
culièrement variée. Lyon bénéficie en effet d’un site 
géographique exceptionnel lié aux contrastes créés 
par la rencontre du Rhône et de la Saône s’unissant au 
pied d’un relief marqué. Cette géographie particulière, 
à l’origine de paysages remarquables (paysages urbains 
mais aussi naturels), a fortement influencé l’occupation 
humaine et, par conséquent, la définition des grands 
sites de la ville.
Entre Rhône et Saône, la Presqu’île abrite le coeur de la 
ville depuis le Moyen-Age. Elle s’agrandit dans la deu­
xième moitié du XVIIIe siècle suite au rattachement de 
l’île Mognat. Elle accueille aujourd’hui la plupart des 
fonctions centrales de la ville, et suscite encore des ini­
tiatives urbanistiques sur sa partie sud, objet d’un projet 
important de requalification: Lyon Confluence.
Le Val de Saône, très étroit dans sa partie lyonnaise, 
s’élargit à peine en rive droite pour laisser place au pied 
de Fourvière, à une bande de 25 hectares qui abrite le 
Vieux Lyon. Occupé par les hommes depuis l’Antiquité, 
ce quartier constitue un ensemble urbain remarquable.
La colline de Fourvière, rebord de l’extrémité orientale 
du plateau lyonnais (accueillant les quartiers anciens 
de Saint-Just et Saint-Irénée, l’ancien bourg du Point du 
Jour) fait face à la colline de la Croix Rousse, extrémité 
sud du plateau de la Dombes s’achevant par des pentes 
relativement fortes (quartier canut ou pentes boisées) 
par delà le défilé profond du quai Pierre Scize.
Plus au Nord, l’élargissement de la Saône s’accentue 
pour créer le quartier de Vaise, ancien faubourg indus­
triel, en phase de recomposition. A l’extrémité du pla­
teau dominant Vaise, le quartier de la Duchère, urbanisé 
dans les années 60 et anciennement constitué de tours 
et de barres, aujourd'hui en cours de renouvellement 
urbain. Plus au nord, l’Ile Barbe et Saint-Rambert ponc­
tuent le paysage.
A l’Est du Rhône, le paysage s’ouvre sur la plaine de l’Est 
et couvre tous les secteurs porteurs de l’urbanisation 
de la ville des XIXe et XXe siècles. Ce territoire offre une 
diversité de quartiers assez distincts: La "Rive Gauche 
classique" (du Rhône aux voies ferrées) accueille une 
urbanisation essentiellement développée après 1856 
(date de l’endiguement du Rhône) selon une trame 
régulière en damier; le quartier de la Part-Dieu implan­
té dans les années 70 avec un urbanisme de dalle, en 
cours de renouvellement urbain; le quartier de Gerland 
marqué par son histoire industrielle et l'importante re­
conquête urbaine en cours. A l’Est des voies ferrées, la 
plaine s’est urbanisée autour de faubourgs ou anciens 
hameaux développés au XIXe siècle avec l’industrialisa­
tion, ou de centres de quartiers constitués au XXe siècle 
sous l’impulsion de volonté politique forte (quartier des 
Etats-Unis, quartier du Bachut); l’urbanisation « mo­
derne » des années 60 et 70 (faite de grands collectifs et 
de barres) a fortement marqué les secteurs au Sud-Est 
de la ville.
Lyon dans le bassin de vie Centre


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2.	
Projet d’Aménagement et de 
Développement Durables (PADD) 
LES ORIENTATIONS 
DE L'HABITAT
•	Poursuivre le développement résidentiel pour ré­
pondre aux besoins en logements de tous les habi­
tants
	ͳ en tenant compte des capacités de développement 
de la commune en termes foncier, d’équipements, 
de services et de transports,
	ͳ en favorisant des formes d’habitat économes d’es­
paces, diversifiées et de qualité, 
	ͳ en respectant la morphologie et l’identité des quartiers.
•	Développer l’offre de logements à prix abordables, 
selon un principe de mixité sociale
	ͳ en facilitant la construction de logements à des coûts 
abordables notamment en accession à la propriété, 
	ͳ en favorisant la production de logements sociaux 
(familiaux et spécifiques) en vue d’atteindre le taux 
réglementaire,
	ͳ en soutenant le développement d’un parc locatif 
intermédiaire, 
	ͳ en favorisant la production de logements à loyers 
maîtrisés dans le parc privé pour les ménages à reve­
nus modestes et intermédiaires.
•	 Améliorer le parc existant  
	ͳ en accompagnant la réhabilitation des logements du 
parc privé et du parc social, 
	ͳ en encourageant la performance énergétique de 
l’habitat et l’adaptation aux besoins en particulier 
liés au vieillissement, 
	ͳ en traitant les situations d’habitat indigne et les pro­
blématiques d’insalubrité,
	ͳ en veillant au maintien de la fonction sociale du parc 
rénové.
•	Faciliter l’accès au logement à toutes les étapes de la vie
	ͳ en favorisant le développement d’une offre de loge­
ments adaptés aux différents types de ménages (étu­
diants, personnes âgées, jeunes, familles…),
	ͳ en facilitant l’accès au logement social et en favori­
sant la mobilité et la fluidité résidentielle
	ͳ en répondant aux besoins en logement des ménages 
aux besoins spécifiques , 
	ͳ en cherchant à rapprocher les emplois et les lieux 
d’habitation par la mixité fonctionnelle.
•	Organiser la gouvernance locale de la politique de 
l'habitat
	ͳ en animant le PLU-H pour garantir son opérationnalité,
	ͳ en observant et en anticipant les évolutions de l'ha­
bitat.
LES ORIENTATIONS 
DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
LE DEFI METROPOLITAIN
•	Faire du Centre le cœur d’une Métropole rayonnante 
et compétitive
•	Préparer les conditions pour les projets d’envergure 
de demain, qui se déploieront aux portes du Centre
LE DEFI ECONOMIQUE
•	Garantir un développement économique diversifié et 
des activités au service de la ville et des habitants
LE DEFI DE LA SOLIDARITE ET DE L'HABITAT
•	Prévoir une offre conséquente, équilibrée et solidaire, 
de logements en neuf et en réhabilitation, à destina­
tion de tous les publics (cf ci contre)
•	Organiser le développement urbain mixte et résiden­
tiel autour des transports collectifs
LE DEFI ENVIRONNEMENTAL ET DU CADRE 
DE VIE
•	Faire du Centre un lieu de vie agréable à vivre et res­
pectueux de la singularité des quartiers
•	Développer un centre accessible et agréable pour 
tous, offrant des espaces de nature
SYNTHESE


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SYNTHESE
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2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
tabilise à lui seul plus de 2 millions de touristes par an. 
Ce rayonnement s’appuie bien évidemment sur le pa­
trimoine historique et urbain remarquable du Centre 
qui dépasse les simples limites du site UNESCO (750ha 
couvrant la Presqu’île, Fourvière, Vieux-Lyon, Rive 
gauche…), en intégrant le patrimoine remarquable du 
XXème siècle tel que le patrimoine Tony Garnier (Etats-
Unis, Gerland,…).
Le  rayonnement national, européen voir international 
de la Métropole de Lyon s’appuie sur ses potentiels en 
matière de compétitivité économique, d’innovation, 
d’attractivité culturelle, touristique et patrimoniale … 
Avec 5,5 millions de visiteurs, la fréquentation touris­
tique de la Métropole est en constante augmentation, 
qu’elle soit pour le tourisme d’affaires, avec 2.5 millions 
de congressistes, ou le tourisme d’agrément. 
Après son classement au patrimoine mondial de 
l’UNESCO depuis 1998, le site historique de Lyon comp­


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
LE DEFI METROPOLITAIN
	> Hisser le rayonnement patrimonial du cœur de l’agglomération : 
	ͳ En valorisant le patrimoine emblématique de la Métropole : principa­
lement le cœur historique de Lyon inscrit au patrimoine mondial de 
l’UNESCO, mais également à travers le patrimoine emblématique du 
XXème siècle : le patrimoine Tony Garnier (Etats-Unis, Gerland) …
	ͳ En poursuivant des projets de reconversion remarquables dans une 
dynamique de réinterprétation contemporaine et de mise en valeur: 
à l’instar des anciennes prisons de Lyon, le projet de reconversion de 
l'Hôtel Dieu …
	ͳ En donnant un second souffle aux espaces publics de la Presqu’île.
	> Elargir la « ville mixte centrale », en confortant la richesse de cet hyper-
centre qui aura demain une dimension élargie intégrant la Confluence, 
Gerland, l ’Est des voies ferrées (Part-Dieu) : Ce grand secteur accueillera 
prioritairement les grandes fonctions culturelles institutionnelles…, de 
grands équipements, une offre commerciale dense…
	> Favoriser une offre d’hébergement touristique dans cet hyper-centre 
élargi et prioritairement à proximité de pôles d’échanges multimodaux 
ou de transports collectifs performants.
•	Elargir l’hyper-centre pour un plus grand rayonnement de la Métropole, 
en s’appuyant sur la richesse des quartiers et des projets
Faire du centre le cœur d’une Métropole rayonnante et compétitive
POUR LYON, le site UNESCO, vecteur 
de rayonnement culturel, touristique 
et patrimonial 
Le 5 décembre 1998, le site historique de 
Lyon a été inscrit sur la liste du patrimoine 
mondial par l’Organisation des nations unies 
pour l'éducation, la science et la culture 
(UNESCO). Cette inscription a constitué une 
étape fondamentale dans le développement 
de la ville et de l’agglomération, ainsi que dans 
la dynamique d’internationalisation. Cette 
inscription reconnaît la Valeur Universelle 
Exceptionnelle du site historique de Lyon, 
fondée sur son développement pendant 
deux millénaires dans une continuité urbaine 
exemplaire. Cette reconnaissance est aussi un 
défi de gestion et représente un engagement 
durable de la part de tous les acteurs au service 
d’une gestion respectueuse de l’héritage reçu. 
Cet engagement est traduit au sein du Plan 
de gestion du site Unesco élaboré dans une 
démarche partagée entre la Ville de Lyon, la 
Métropole de Lyon, la Direction Régionale des 
Affaires Culturelles (DRAC), la Région Rhône-
Alpes et le Département du Rhône. Le plan 
de gestion du site Unesco a été approuvé 
en décembre 2013 par la Ville de Lyon et en 
septembre 2014 par le Grand Lyon.
	ͳ Le plan de gestion du site Unesco porte sur 
6 thématiques :
	ͳ projet urbain et prise en compte de la valeur 
universelle exceptionnelle du patrimoine, 
avec 2 mesures phares, d'une part au sein du 
PLUH avec la création de l'OAP (Orientation 
d'aménagement et de programmation) du 
site Unesco (Cf annexe du cahier communal 
Lyon) et d'autre part la ZPPAUP des Pentes 
de la Croix-Rousse/future AVAP 
	ͳ connaissance du patrimoine 
	ͳ conservation et restauration du patrimoine
	ͳ sensibilisation aux valeurs du patrimoine et 
projet culturel
	ͳ tourisme 
	ͳ partage national et international des valeurs
afin de répondre aux enjeux et d’accompa­
gner la valeur universelle du site.
	ͳ L’inscription du site historique de Lyon sur la 
liste du patrimoine mondial a assuré à la ville 
et à l'agglomération un surcroît de notoriété 
internationale ; elle a aussi entraîné chez les 
Lyonnais et grand Lyonnais une réelle prise 
de conscience que le patrimoine constitue 
pour l’avenir une précieuse ressource. 


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
POUR LYON, Les deux projets de campus 
inscrits au Schéma de Développement 
Universitaire et au Contrat de Plan Etat 
Région sont  :  
	ͳ Lyon Charles Mérieux : organiser la rencontre 
des bio-sciences et des sciences humaines et 
sociales et mettre en relations les différents 
sites qui le composent : les quais du Rhône, 
Gerland et le site des Hôpitaux Sud, reliés à 
terme par le prolongement du Métro  B. Les 
projets phares sont ceux de la Maison 
Internationale des Langues et des Cultures du 
PRES sur les quais du Rhône et du Centre de 
Recherche Avancée à Gerland.
	ͳ Lyon Santé Est : regrouper et optimiser les sites 
d’enseignement et développer les services aux 
étudiants, le projet «Neurocampus», regrou­
pement de chercheurs sur la neuroscience, les 
sciences cognitives, en est la tête de pont.
*Un pôle de compétitivité réunit, sur un territoire donné, des entre­
prises, des centres de formation et des unités de recherche, engagés 
dans une démarche partenariale pour développer des projets com­
muns innovants ayant une visibilité internationale.
En termes d’accessibilité, le territoire du Centre a tou­
jours profité d’une situation géographique exception­
nelle, le plaçant aujourd’hui comme principal carrefour 
européen en matière de flux automobiles et de voya­
geurs. Sur le plan ferroviaire, Lyon est au cœur d’une 
étoile ferroviaire européenne qui la relie directement à 
Paris, Bruxelles, Marseille, Barcelone, Turin, Francfort, 
Genève,… grâce à ses 3 gares TGV : Part-Dieu, Perrache 
et St Exupéry. Aujourd’hui, la Part-Dieu, première gare 
de correspondances en France, concentre plus de 25 
millions de voyageurs par an, avec 150 TGV et 300 TER 
qui y transitent chaque jour. Cette gare doit répondre au 
doublement attendu du nombre de voyageurs d’ici 2030 
et tout le quartier de la Part-Dieu devra ainsi répondre 
à des enjeux de réaménagements conséquents. Celle de 
Perrache, avec 6,5 millions de voyageurs par an et 60 
TGV et 300 TER par jour, est située à l’interface entre la 
ville historique el le nouveau quartier de la Confluence 
et sera également restructurée. 
La compétitivité économique, inscrite dans sa stratégie 
est un des objectifs majeurs de positionnement pour la 
Métropole de Lyon. Avec plus de + 4 000 postes emplois 
salariés créés par an sur la Métropole, soit une crois­
sance de +1%,  (alors qu’elle est de + 0,3% à l’échelle 
de la région Auvergne Rhône-Alpes, le territoire de la 
Métropole lyonnaise affirme son attractivité. Celle-ci 
s’appuie sur ses cinq pôles de compétitivité* présents 
sur le Centre (Lyon Biodistrict, Axelera, Lyon Urban 
Trucks and Bus, Imaginove et Techtera) et sur le déve­
loppement d’entreprises innovantes pour rayonner à 
l’international. L’ambition est d’accompagner 100 nou­
velles start-up /an afin de renforcer le positionnement 
de Lyon comme Métropole Européenne de référence en 
matière d'Innovation.
En matière d’immobilier d’entreprises, en dix ans le parc 
immobilier tertiaire lyonnais a augmenté de plus de 34% 
pour dépasser aujourd’hui les 5,5 millions de m² (contre 
4,1 millions de m² en 2004). La Métropole de Lyon se 
situe ainsi aujourd’hui comme second marché immo­
bilier français, inscrite durablement dans le réseau des 
eurocités européennes (source : Jones LangLassalle et 
Ernst&Young, CECIMObs).
Cette compétitivité joue aussi sur la synergie avec le 
monde universitaire : la Métropole de Lyon se place 
comme le  2ème pôle scientifique de France (après 
Paris) et regroupe 145 000 étudiants, dont 13 000 étu­
diants étrangers, 6 000 doctorants et plus de 13 300 
chercheurs. Aujourd’hui, les établissements sont struc­
turés au sein de l’Université de Lyon  (regroupement 
de 20 universités, grandes écoles, instituts membres), 
d’établissements associés sur Lyon et Saint-Etienne et de 
nombreux établissements supérieurs privés.
Comme toute grande Métropole européenne, la 
Métropole lyonnaise doit aussi asseoir son attractivité 
sur l’enseignement supérieur et la recherche, en privi­
légiant le déploiement et la modernisation de ses sites 
universitaires et en favorisant des passerelles entre le 
monde économique et le monde universitaire. Les objec­
tifs de la Métropole sont de renforcer cette attractivité 
internationale, de développer les synergies universités-
territoire pour faire du Centre une ville universitaire ac­
cueillante et de relier les polarités universitaires par un 
réseau de liens.
Ce développement se structure en partie à travers les 
trois principaux projets de campus inscrits au Schéma 
de Développement Universitaire (SDU) de la Métropole: 
Lyon Charles Mérieux et Lyon Santé Est. Il sera égale­
ment accompagné par le souhait de la Métropole et des 
acteurs universitaires de créer 6 000 logements sociaux 
étudiants supplémentaires. L’enjeu sera aussi d’ouvrir 
ces campus sur la ville.


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
	> Garantir le développement de la Part-Dieu (cf. ci-dessus).
	> Privilégier des programmes mixtes et l’accueil de grands équipements 
dans les sites de grands projets : Confluence, Gerland …
	> Cibler des lieux préférentiels pour l’implantation de fonctions métro­
politaines au sein ou à proximité des grands projets : Confluence, Part-
Dieu, Gerland
•	Faire des grands projets urbains des « vitrines »  de l’agglomération
	> Conforter le Biodistrict en lien avec le développement du campus 
Charles Mérieux (lisibilité, adressage du pôle sur la ville, programmation, 
qualité urbaine et architecturale ...).
	> Garantir le renforcement du Pôle Santé Est : restructuration des sites 
hospitaliers (hôpital Edouard Herriot, …), amélioration de la desserte en 
transports collectifs avec la réalisation du futur tramway T6, renforce­
ment de l’offre à destination des étudiants, …
	> Renforcer les autres pôles de compétitivité : le pôle numérique sur 
Vaise – Industrie … 
	> Favoriser la réalisation de nouveaux programmes de vie étudiante ainsi 
que des logements sociaux pour les étudiants sur le Centre.
•	Ouvrir sur la ville les pôles d’excellence économiques et les sites universitaires
	> Réunir les conditions pour garantir la faisabilité d’un hub de transports 
métropolitain totalement rénové : gare et abords, anticiper l’impact ur­
bain du noeud ferroviaire lyonnais…
	> Accompagner le développement du quartier de la Part-Dieu, grand centre 
d’affaires de la Métropole lyonnaise, positionnant Lyon parmi les grandes 
Métropoles européennes : réalisation d’immeubles de grande hauteur, 
programmation tertiaire, commerciale, rénovation des espaces publics …
	> Restructurer le pôle d’échanges multimodal de Perrache, notamment 
pour favoriser une plus grande ouverture entre Presqu’île Nord et 
Perrache-Confluence et en intégrant à long terme les perspectives de réa­
ménagement plus ambitieux liées au déclassement de l’autoroute A6-A7.
•	Consolider la Part-Dieu comme barycentre de la Métropole (hub de transports, 
offre tertiaire métropolitaine)
POUR LYON, les pôles d’excellence à conforter 
	ͳ Le pôle Sciences de la Vie du Biodistrict à Gerland fédère les ac­
teurs de la filière autour des Biotechnologies et de la Santé. Plus de 
2 750 chercheurs, des infrastructures de pointe comme le labora­
toire P4, le nouveau siège de Sanofi…
	ͳ Le Pôle Santé Est : implanté sur Lyon8, Lyon 3ème et également 
sur Bron, il concentre de nombreux hôpitaux (Edouard Herriot, 
Desgenette, l’Hôpital Femme Mère Enfant, le Vinatier, la clinique 
Natécia, le centre hospitalier Léon Bérard, ….) et des sites universi­
taires liés (facultés de médecine, infirmères, …)
	ͳ Le pôle Mode : autour d'Esmod, du passage Thiaffait…
	ͳ Le pôle Numérique Vaise Industrie
	ͳ Le pôle Lyon French Tech implanté sur la Confluence.


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
Enfin, le rayonnement du Centre de la Métropole lyon­
naise passe aussi par sa qualité de vie et les moyens dé­
gagés pour en faire un territoire agréable à vivre. C’est 
ainsi que le Centre bénéficie aujourd’hui de lieux emblé­
matiques, marqueurs du paysage et d’aménagements 
d’envergure de promenades et de loisirs déployées 
autour de ses cours d’eau : 45 kms de ballades pour 
l’Anneau Bleu, depuis le grand parc de Miribel, les rives 
du canal de Jonage, le parc de la Feyssine, les berges du 
Rhône et le parc de Gerland et 15 kms de promenades 
pour les Rives de Saône.  Demain l’ambition sera de 
poursuivre ces aménagements dans le temps.
Au-delà du Centre et au regard des nombreux projets 
urbains (Part-Dieu, Gerland, Industrie, Duchère, Gratte-
Ciel, Grand Clément, Carré de soie, …), le Schéma de 
Cohérence Territoriale de l’agglomération lyonnaise a 
identifié les perspectives d’aménagement qui se dé­
ploieront demain aux portes du territoire central. 
En effet, au-delà d’un renouvellement urbain ambi­
tieux qui va se poursuivre sur les territoires lyonnais 
et villeurbannais, les enjeux en matière de mobilité et 
les perspectives d’aménagement déjà enclenchées sur 
les communes voisines du Centre incitent à préparer le 
desserrement des projets urbains. Aujourd’hui, le dé­
classement autoroutier de l’autoroute A6/A7 et demain 
les enjeux de requalification du boulevard périphérique 
Laurent Bonnevay et la réalisation du futur Anneau des 
Sciences, pour desservir l’ouest lyonnais, auront des 
impacts sur l’élargissement des projets urbains vers les 
communes de première couronne.
POUR LYON, des aménagements de 
loisirs qui se poursuivront en intégrant : 
Les prochaines phases des Rives de Saône : 
- les Terrasses de la Presqu’île (1 km) ouvrent 
un nouvel espace de qualité sur la Presqu’île, 
offrant des perspectives sur la colline de 
Fourvière, 
- la séquence Kitchener-Rambaud (1 km) et les 
quais de l’Industrie (2 km).
POUR LYON, plusieurs projets urbains 
se développent dans des espaces aux 
portes de la ville-centre : 
-	La Duchère, porte nord-ouest, en accroche 
avec l’autoroute A6 et qui sera sur le parcours 
de la nouvelle ligne de transports A4 reliant la 
Part-dieu au campus d’Ecully.
-	Les projets de l’Entrée Est de Lyon, déjà 
connecté au métro D : Mermoz nord et sud, 
principalement, en entrée depuis l’autoroute 
A43 et qui sera sur le parcours du futur tram­
way T6, reliant Gerland, le 8ème et les hôpi­
taux Est.
-	La Confluence, porte sud de l’hyper-centre 
depuis l’autoroute A7, qui s’étire déjà dans un 
plus grand périmètre Confluence- Confluent-La 
Saulaie sur Oullins.
-	Gerland, dont le sud du territoire devra prendre 
en compte les enjeux d’interconnexions entre 
le boulevard périphérique Laurent Bonnevay 
et l’anneau des Sciences.


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
	> Préparer les conditions pour de futurs grands projets urbains sur des 
sites stratégiques de développement situés aux portes du Centre : 
	ͳ  La porte Sud-Ouest (agrafe-Oullins-Saulaie/Gerland/Confluence), 
pour développer la porte d’entrée Sud, en faisant émerger la Grande 
Confluence (nouveaux dialogues avec le fleuve, façades urbaines ...) 
et en intégrant les perspectives de réaménagement à moyen et long 
terme liées au déclassement de l’A6/A7.
	ͳ  La porte Etats-Unis/Puisoz/Parilly, pour réinvestir les rives du boule­
vard périphérique Laurent Bonnevay, construire les liens entre Lyon et 
Vénissieux.
	ͳ  Les agrafes secondaires pour favoriser les liens sur des secteurs in­
tercommunaux (Duchère/Ecully/Pérollier, Lyon8ème/Vénissieux/Saint 
Fons…).
	> Maîtriser et phaser le développement pour ne pas obérer l’avenir : 
	ͳ  Prendre en compte les enjeux du nœud ferroviaire lyonnais sur les 
franges du boulevard Stalingrad, porte Nord de la Part-Dieu et de 
Villeurbanne depuis Caluire-et-Cuire. 
	ͳ  Intégrer la réalisation de l’Anneau des Sciences qui impactera les 
franges du Port Edouard Herriot et du parc de Gerland au sud du Centre.
	ͳ  Intégrer les perspectives de requalification urbaine du boulevard 
Laurent Bonnevay dans les projets à développer autour de cette infras­
tructure.
Cela concerne : 
	ͳ  les enjeux de réaménagement en boulevard urbain, suite au déclas­
sement de l’autoroute A6/A7. Dans cette perspective, l’apaisement de 
l’axe nord-sud de la Presqu’île sur les quais du Rhône sera à intégrer, 
dans le prolongement nord du quai Perrache.
	ͳ  les enjeux concernant le boulevard Laurent Bonnevay et la perspective 
du futur Anneau des Sciences, en intégrant tous les besoins en matière 
d’aménagements que nécessitera cette infrastructure.
•	Maîtriser les futurs sites de reconquête urbaine aux portes du Centre, en 
articulation avec les villes de première couronne
•	Préparer l’avenir sur l’insertion urbaine des grandes infrastructures de la 
Métropole
Préparer les conditions pour les projets d’envergure de demain, 
qui se déploieront aux portes du centre (agrafes urbaines du SCOT)
	> Préparer les conditions pour les prochaines phases d’aménagement des 
Rives de Saône, pour la réappropriation des bords du canal de Jonage 
à plus long terme, …
	> Garantir de grandes liaisons vertes entre les sites de projets urbains, 
les quartiers densément habités et les grands espaces naturels de la 
Métropole : liaison Viarhôna/parc de Gerland/allée Fontenay/Nord du 
7ème;
	> Prévoir la mise en valeur de lieux emblématiques et marqueurs dans le 
grand paysage du Centre : Fourvière, Fort de Loyasse.
•	Prolonger les actions de valorisation autour du Rhône, de la Saône, du canal de 
Jonage et en lien avec les grands sites naturels et de loisirs proches : 


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
La tertiarisation de l’économie est une tendance struc­
turelle pour les métropoles. Ce secteur représente au­
jourd’hui près des ¾ de l’emploi total en France, il assure 
plus de 25% du commerce extérieur et la très forte crois­
sance des services, qu’ils soient marchands ou non mar­
chands, est à l’origine de la majorité des emplois crées 
depuis les années 70. Même si la Métropole de Lyon 
conserve une base industrielle forte, elle est devenue 
aujourd’hui un grand pôle tertiaire.
Depuis dix ans la Métropole de Lyon a su déployer un 
parc immobilier tertiaire qui a attiré de nombreuses en­
treprises. Deuxième parc tertiaire français après Paris, la 
Métropole lyonnaise offre près de 5,5 millions de m² de 
bureaux, ainsi que de larges possibilités pour les activi­
tés industrielles et logistiques.
Aujourd’hui, la commune de Lyon accueille de nombreux 
projets qui développe un part importante d’immobilier 
tertiaire. Une identité forte et un positionnement dif­
férencié pour chaque site majeur de développement 
(phasage, cibles d’entreprises, niveaux de services…) est 
donné, pour un maximum de lisibilité et pour réguler le 
marché.
Le développement économique, le maintien et la créa­
tion d’emploi passent également par l’implantation et la 
pérennisation des activités productives et de services en 
cœur de ville (activités artisanales, PME, PMI) qui consti­
tuent le socle de l’activité lyonnaise et répondent aux 
besoins des habitants.
Le secteur Centre a gagné plus de 16 000 emplois sur le 
secteur centre en 10 ans (source Insee Oct.2015), mais 
a perdu 100 hectares de tènements économiques entre 
1975 et 2010. Même si le renouvellement des zones 
dédiées à l’économie s’est fait au bénéfice de secteurs 
mixtes à dominante résidentielle, cette évolution phy­
sique n’a pas impacté le nombre d’emplois sur le secteur 
Centre, au regard de la tertiarisation de l’emploi.
Le secteur Centre reste un site d’implantation straté­
gique pour certains secteurs d’activités (services, petite 
production, artisanat…) ; proximité des clients, mutua­
lisation des services. Cependant les capacités d’accueil 
demeurent insuffisantes en tissu urbain comme en sites 
économiques dédiés  et restent inadaptées aux besoins 
des entreprises, au regard principalement du prix, des 
conditions d’accessibilité et de la taille des locaux. 
Le marché immobilier témoigne d’un faible taux de va­
cance et d’une offre vieillissante qui handicape le par­
cours résidentiel des entreprises. Quelques programmes 
neufs viennent répondre aux besoins des entreprises, 
à l’image de Greenopolis à Vaise (Lyon 9ème). L’offre 
immobilière est également complétée par la création 
de pôles entrepreneuriaux et des villages d’entreprises 
à Balmont-Champagne (Lyon 9ème), Perrache (Lyon 
2ème), Mermoz et Mermoz Michelet (Lyon 8ème).
En parallèle, le maintien du socle industriel reste un 
atout majeur de la ville Centre. L’industrie porte en effet 
l’innovation et la recherche et développement (R&D). 
Elle est la base indispensable pour le développement 
des services : pour mémoire, un emploi industriel génère 
trois à quatre emplois dans les services (sur les 45 000 
emplois que compte la Part Dieu, 20 000 correspondent 
à des activités d’ingénierie des systèmes industriels et 
urbains). Dans un contexte général, où de nombreux 
emplois industriels ont disparu, la Métropole de Lyon a 
plutôt mieux résisté que les autres. Avec 79 000 emplois 
industriels (15% de l’emploi total), elle reste aujourd’hui 
l’agglomération la plus industrielle du pays en dehors 
de l’Ile de France et bien sûr de Toulouse qui bénéficie 
de son industrie aéronautique. Il s’agit pour le secteur 
Centre, de créer les conditions du maintien et de l’ex­
pansion des industries traditionnelles, afin de conforter 
mais aussi de développer ce socle industriel. 
Un rayonnement économique et culturel profite aux 
commerces du secteur Centre. La multiplication des 
congrès professionnels ou de grands évènements tels 
que la Fête des Lumières, la Biennale de la Danse et d’art 
contemporain ont concouru à la vitalité commerciale du 
territoire.
La Presqu’ile, Confluence, la Part Dieu constituent des 
territoires d’attractivité commerciale puissants, qui dé­
passe les frontières de la région. La dernière enquête 
consommateurs (9e enquête ménages réalisée fin 2011 
et portant sur un territoire de 40 à 60 kilomètres autour 
de Lyon) révèle que l’attraction commerciale lyonnaise 
dépasse les limites de la région grâce à une offre dense 
et diversifiée autour de l’hyper-centre. Deux pôles ar­
rivent en tête du classement en termes de chiffre d’af­
faires : la Presqu’île et la Part-Dieu.


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LE DEFI ECONOMIQUE
	>  Renforcer la concentration de l’offre tertiaire dans les sites stratégiques 
de la Métropole ;
	>  Développer une offre multipolaire portée par de grands projets urbains 
et programmée autour des axes forts de transport en commun tels que 
Confluence, Gerland ou encore Vaise;
	>  Proposer un immobilier innovant de qualité, à haute performance en­
vironnementale pour les programmes neufs, afin de produire une offre 
diversifiée, modulable, adaptable sur le plan énergétique, sachant inté­
grer de nouveaux services.
•	Développer une offre tertiaire complémentaire et organisée autour du 
pôle Part Dieu
	>  Préserver un foncier économique au service des activités productives 
et artisanales afin de maintenir le socle économique du secteur Centre, 
en particulier sur Gerland et Vaise en frange des voies ferrées;
	> Accompagner la régénération de sites à travers une mixité écono­
mique, permettant le développement de bureaux, sur certains grands 
sites économiques ciblés du secteur Centre ou au sein de micro sites du 
tissu constitué. 
•	Pérenniser les grands sites économiques du Centre, tout en permettant 
leur modernisation et en garantissant une accessibilité durable 
	>  Maintenir une offre commerciale et artisanale de proximité, en préser­
vant du foncier et de l’immobilier économique de production et artisa­
nal, en rez-de-chaussée des constructions et/ou en cœur d’îlot ;
	> Conforter les activités productives et de services en cœur de ville (acti­
vités artisanales, PME, PMI) qui constituent le socle de l’activité lyon­
naise et répondent aux besoins des habitants;
	>  Permettre le renouvellement de certains sites économiques vers des 
projets urbains mixtes, en imposant une part de programmation écono­
mique pour le maintien et le redéveloppement des « petites activités » 
nécessaires à la ville dense, sur des sites tels que Duvivier ou l’Est de 
l’allée de Gerland à Lyon7ème.
•	Préserver l’économie en diffus dans toute la ville
Garantir un développement économique diversifié, et des activités 
au service de la ville et des habitants
POUR LYON
Les pôles tertiaires majeurs sont La Part Dieu, Confluence, 
Gerland et Vaise, avec un potentiel estimé à plus de deux millions 
de m² de surface de plancher d’ici 2030 sur le secteur Centre. 
Les sites où l’activité économique est confortée sont 
prioritairement Gerland en franges Est, Vaise, les parcs d’activités 
sur Lyon 8ème et Lyon 9ème.
Les secteurs de mixité fonctionnelle en faveur de 
l'économie identifiés sont notamment les sites 137 rue de 
Gerland, Duvivier (Lyon 7ème) ainsi que le site Phone Bachut 
(Lyon 8ème).


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
Ces polarités métropolitaines sont complétées par des 
offres commerciales plus locales, dites « intérmédiaire» 
ou « de proximité », réparties au sein du territoire du 
secteur Centre, à l’image de la Croix-Rousse et de centre 
de quartier Monplaisir.
Les flux de marchandises représentent 15 à 20 % de l’oc­
cupation de l’espace de voirie dans la Métropole.
Le développement de la ville, des entreprises, des ser­
vices aux habitants impose de prévoir les conditions de 
desserte des marchandises et de penser la logistique 
urbaine. 
La logistique urbaine est au cœur d’enjeux majeurs 
pour la Métropole de Lyon : l’activité économique qui 
en dépend, la qualité de l’air et l’environnement sonore, 
les émissions de CO2, la fluidité du trafic en centre‐
ville. C’est ainsi un volet à part entière dans la stratégie 
Mobilité de la collectivité, à l’instar de la politique déve­
loppée pour les transports en commun, la stratégie en 
matière de modes doux, ou encore le soutien aux alter­
natives à la voiture individuelle avec l’autopartage et le 
covoiturage…


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
POUR LYON
Quelques sites potentiels sont en réflexion pour accueillir 
de la logistique : Pôle d'Echange Multimodal de Perrache, le 
parking des Halles de la Part Dieu ou encore les franges des voies 
ferrées sur Vaise, Gerland ...
	>  Accompagner le renouvellement du centre commercial de la Part Dieu, 
qui va améliorer les connections à la ville et ses espaces publics, déve­
lopper plus de services au quotidien, et associer plus d’espaces culturels 
et de loisirs ;
	>  Développer une nouvelle offre commerciale et touristique sur l’Hôtel-
Dieu, dont la Cité internationale de la gastronomie, en rez-de-chaussée, 
dans le prolongement naturel de l’offre de la Presqu’île ;
	>  Doubler l’offre commerciale du centre-ville de Villeurbanne, avec la 
ZAC Gratte-ciel Nord ;
	>  Maintenir l’équilibre entre les différentes polarités commerciales du 
secteur Centre, entre les polarités métropolitaines, secondaires et de 
proximité.  (cf Cadre de vie)
	>  Garantir le développement du Port de Lyon Edouard Herriot (PLEH), 
comme hub quadrimodal, en favorisant l’implantation d’activités en lien 
avec le transport fluvial ou multimodal de marchandises,  tout en per­
mettant l’implantation d’activités, d’équipements et de services à voca­
tion de logistique urbaine 
	>  Promouvoir de nouveaux sites de logistique urbaine, à l’image du site 
des Cordeliers, dans le cadre de futurs projets urbains sur des secteurs 
bien desservis par les transports ferroviaires, fluviaux, routiers, tels qu’à 
Vaise, Gerland, ou encore Grandclément-Carré de Soie.
•	Conforter l’attractivité commerciale et touristique du Centre
•	Organiser les capacités foncières pour répondre aux différents besoins de la 
logistique urbaine, mais aussi à l’échelle de la Métropole 


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
Renvoi au diagnostic Habitat : cf pages 40 à 50.
Aujourd’hui, si le Centre de la Métropole reste aussi 
attractif d’un point de vue résidentiel, c’est parce que 
c’est le territoire qui concentre toutes les aménités 
recherchées par les habitants : commerces, services, 
équipements rares et de proximité, offre en transports 
collectifs structurante et performante (métros, tram­
ways, lignes fortes, …).
Au cœur de la métropole, qu’il s’agisse du métro, du 
tramway ou du réseau de bus, le réseau de transport en 
commun a connu un développement considérable de­
puis 2001 : au total sur les 64 km de lignes de tramways 
que compte l’agglomération, 46 ont été réalisés depuis 
2001 ; 65 km de lignes de bus, 150 km de couloir bus 
et 3 km de métro supplémentaires ont été construits, 
prolongeant la ligne A jusqu’au Carré de Soie et la ligne 
B jusqu’à Oullins-gare. En ce qui concerne les tramways, 
le bassin de vie Centre a su profiter ces dernières années 
du prolongement du tramway T1 de Confluence jusqu’à 
Debourg sur Gerland, du prolongement du tramway T4 
(Vénissieux Lyon8) jusqu’à la Part-Dieu et Villeurbanne la 
Doua, s’interconnectant ainsi aux tramways T1, T2 et T3, 
et aux métros A, B, et D.
Demain, ce sera la réalisation de la future ligne T6 
(Gerland-Hôpitaux Est) qui marquera la première 
étape d’une ligne en rocade permettant de relier 
Confluence-Gerland à Villeurbanne la Doua en desser­
vant Grandclément. A l’Ouest, la réalisation de l’Anneau 
des Sciences devrait permettre d’intégrer de nouvelles 
lignes de rocade en transports en commun de la porte 
du Valvert à Saint-Fons. D’autres lignes projetées dans 
le cadre du Plan de Déplacements Urbains confortent le 
souhait de renforcer le réseau (lignes fortes futures : A8, 
A2, A4, ligne vers Alaï à étudier, …).
Cette importante dynamique de desserte en transports 
collectifs fait aujourd’hui du Centre un territoire relati­
vement accessible et attractif pour les résidents et les 
salariés.
C’est pourquoi, l’objectif est de poursuivre la dynamique 
immobilière, en l’organisant au plus près du réseau de 
transports collectifs.
Sur les 60 000 logements à créer sur le Centre à horizon 
2030 (objectif du SCoT), ce sont environ 17 000 loge­
ments qui ont déjà été autorisés entre 2011 et 2014 et 
déjà près de 23 000 logements recensés dans les projets 
connus d’ici 2025. 20 000 logements supplémentaires 
seront donc à créer dans des secteurs déjà bien desser­
vis en transport collectif. Cette dynamique s’appuiera 
bien évidemment sur les grands projets urbains déjà en 
cours (cf. Défi métropolitain), sur les projets concernant 
les quartiers politiques de la Ville et sur des projets de 
taille intermédiaire, qui se développent de plus en plus 
en Projets Urbains Partenariaux (PUP). 


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LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LE DEFI DE LA SOLIDARITE ET DE L'HABITAT
	> Prioriser la construction sur le Centre dans les quartiers les plus desser­
vis en transports collectifs  (métros, tramways, CI, C2, C3, …), même si le 
renouvellement urbain en diffus pourra également s’opérer sur d’autres 
quartiers.
	> Préserver l’avenir de certains quartiers qui pourront évoluer à plus long 
terme, avec une offre de transports collectifs à renforcer : lignes fortes 
A4 Part Dieu/Vaise/Duchère/Ecully, A2 Perrache/Plateau du 5ème/Ouest 
lyonnais Francheville, ligne prolongée du Tramway T6 en direction de la 
Doua, la ligne forte "Centre Est" sur la route de Genas, St Jean-Grande 
Ile … 
•	Poursuivre le développement résidentiel pour répondre aux besoins en 
logements de tous les habitants
•	Développer une offre de logements à prix abordables selon un principe de mixité 
sociale
•	Améliorer la qualité du parc existant  et du cadre de vie
•	Faciliter l’accès au logement à toutes les étapes de la vie
•	Conforter la gouvernance locale à l’échelle du bassin de vie
•	Accueillir et construire prioritairement dans les secteurs de projets urbains et en 
renouvellement autour des corridors de transports collectifs
Prévoir une offre conséquente, équilibrée et solidaire, de logements en 
neuf et en réhabilitation, à destination de tous les publics (résidents en 
place et nouveaux arrivants)
Organiser le développement urbain mixte et résidentiel autour des 
transports collectifs pour le confort de tous 
Les orientations ci-dessous ne sont pas détaillées et renvoient à la partie Habitat du cahier Bassin de Vie(cf. 
pages 76 à 77).
Une dynamique d’accueil résidentiel importante est souhaitée sur le Centre, afin d’accompagner la 
croissance démographique importante et répondre aux besoins de tous les habitants du Centre.


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
Dans le cadre du mandat 2014-2020, ce sont ainsi une 
vingtaine de projets qui sont identifiés sur Lyon et 
Villeurbanne.
Ce développement urbain devra se faire en harmonie 
avec la morphologie des quartiers, dont certains à la 
singularité patrimoniale ou à l’identité marquée devront 
être préservés. De même, dans certains quartiers qui 
renferment aujourd’hui des ensembles pavillonnaires 
ou tissus résidentiels moins denses, l’objectif sera éga­
lement de préserver ces ensembles qui constituent non 
seulement une gamme de produits résidentiels à préser­
ver sur le Centre (attractif pour les familles), mais éga­
lement des zones de « calme », protégées des axes de 
circulation et souvent plus végétalisés. Ces tissus moins 
denses constituent une offre complémentaire aux pro­
jets d’ensembles collectifs majoritaires sur Lyon.


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2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
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	> Initier de nouveaux projets urbains principalement dans le cadre de 
grands projets urbains (cf. partie Défi Métropolitain) et dans le cadre de 
projets urbains partenariaux ou de futures opérations qui pourraient voir 
le jour en renouvellement urbain dans des quartiers prioritairement déjà 
desservis en transport en commun.
	> Envisager une transformation « modérée » de certains quartiers moins 
denses et moins proches du réseau majeur de transports collectifs : 
quartiers excentrés et quartiers à dominante pavillonnaire à préserver 
en zones plus apaisées.
•	Encourager le développement dans les quartiers sous influence des grands 
projets urbains ou proches des corridors de transports collectifs
POUR LYON
Les projets déjà identifiés sont ceux de la Part Dieu, 
Gerland, Confluence, la suite de la Duchère, de Mermoz Sud, 
Langlet Santy pour les projets urbains… et plusieurs projets mixtes 
développés dans les arrondissements qui offrent encore des ca­
pacités de renouvellement urbain : Lyon7 et Lyon8  (75 rue de 
Gerland, 137 rue de Gerland, Duvivier-Cronstadt, Patay, Berliet, St 
Vincent de Paul …).


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
Secteur clé de l’économie, le commerce est aussi un vec­
teur du lien social, contribuant fortement à l’ambiance 
et à la vie de la ville et de ses quartiers. Depuis plus 
de 15 ans, le secteur Centre a su conforter sa vocation 
commerciale, en organisant les grands pôles (Presqu’île, 
la Confluence, la Part-Dieu) mais également les sec­
teurs commerciaux des quartiers afin que les habitants 
puissent bénéficier d’une vie commerciale attrayante.
Les centres de quartier majeurs ou secondaires on été 
confortés, dans leur assise territoiriale, mais également 
dans leur diversité (rez-de-chaussée commerciaux, arti­
sanaux ou de services. 
Néanmoins quelques quartiers du secteur Centre restent 
sous dotés en terme d’offres de proximité. Ceux-ci, ont 
connut un fort renouvellement, avec l’arrivée de nou­
velles populations, sans pour autant accompagner les 
projets d’une offre adaptée.


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2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
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LE DEFI ENVIRONNEMENTAL ET DU CADRE DE VIE
	> Elargir l’hyper-centre : cf. Défi métropolitain
	> Renforcer et équilibrer les cœurs de quartiers, en cherchant à les 
connecter (commerces, services, équipements, …) : 
	ͳ  en privilégiant des parcours en modes doux plus apaisés entre ces cen­
tralités.
	ͳ  en développant ou en confortant les centralités, notamment dans les 
quartiers qui accueilleront plus d'habitants (en lien avec les projets ur­
bains) : Vaise, Gerland, Lyon8ème… 
•	Organiser un réseau de cœurs de quartiers, qui permettent de répondre aux 
besoins des habitants, au plus près de chez eux
Faire du Centre une ville agréable à vivre et respectueux de la singularité 
des quartiers


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
Les quartiers de Lyon et Villeurbanne ont chacun leur 
histoire, inscrite dans le tracé de leurs rues et l’architec­
ture de leurs bâtiments. Aujourd’hui, malgrès un renou­
vellement urbain parfois important de certains secteurs, 
plusieurs quartiers présentent encore un intérêt patri­
monial non négligeables, à l’image : 
• les quartiers anciens de la Croix-Rousse, des Brotteaux, 
de la Presqu’île,
• les quartiers issus de plans de composition : les États-
Unis, Gerland,
• les quartiers de faubourgs : Saint Pierre de Vaise, 
Guillotière…
• les quartiers pavillonnaires : Montchat, Point du Jour…
Ces quartiers présentent un paysage urbain porteurs 
d’indentité, historiques ou contemporains, qui spéci­
fient un territoire et qu’il convient de mettre en valeur 
dans le cadre de nouveaux projets.


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2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
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La recherche de densité s’appuiera sur les qualités existantes des quartiers, 
en respectant toute leur diversité et leurs identités : éléments de patri­
moine bâti et paysager, qualités végétales, caractéristiques spécifiques 
selon les périodes et les typologies patrimoniales des quartiers… 
	> Préserver les quartiers les plus singuliers.
	> Laisser toute sa place à la création urbaine et architecturale.
	> Porter une attention particulière sur l’insertion harmonieuse des nou­
velles constructions, extensions ou surélévations dans le tissu urbain 
existant.
•	Encourager la qualité des constructions en respectant la singularité patrimoniale 
de certains quartiers
POUR LYON
De nombreux secteurs patrimoniaux ont été identifiés, à travers :
Des Eléments Bâtis Patrimoniaux mulitpliés par trois au re­
gard du PLU ; 
Des Périmètres d'Intéret Patrimonial qui ont plus que dou­
blé au regard du PLU ; 
L'Orientation d'Aménagement et Programmation du 
site UNESCO ;
La Zone de Protection du Patrimoine Architectural, 
Urbain et Paysager (ZPPAUP) des Pentes de la Croix-
Rousse, future Aire de Mise en Valeur de l'Architecture et du 
Patrimoine (AVAP). 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
Depuis plus de 50 ans, le secteur Centre se renouvèle 
à travers un processus de reconstruction de la ville sur 
elle-même. Ce modèle urbain moins énergivore en 
consommation de l’espace densifie fortement le flux 
de déplacement. Il a nécéssité la création de nouvelles 
voies routières, la mise en œuvre d’un réseau de trans­
port en commun performant et des politiques de dépla­
cements ambitieuses, en faveur d’une mobilité pour 
tous, respectueuse de l’environnement et de la qualité 
de vie de ses habitants.
Ainsi, le secteur Centre a développé massivement les 
modes doux depuis 2009, en prévoyant des espaces 
réservés aux vélos. Le réseau de la Métropole de Lyon 
qui comptait 230 km de pistes cyclables en 2001, en 
compte 535 km en 2015, soit 300 km de plus.  La part du 
vélo dans les déplacements. Elle a progressé de 2,5 % en 
2006 à 5% aujourd’hui.
Quant à la marche, elle représente plus du tiers des dé­
placements quotidiens dans le Grand Lyon (33,6 %) et la 
moitié à Lyon et Villeurbanne (50 %). De nombreux amé­
nagement on été réalisés en faveur du piéton, à travers 
de petits ménagements qui facilitent la marche en ville 
au quotidien (abaissements de trottoirs, zones 30, zones 
de rencontre, zones piétonnes  ou voies vertes), mais 
également au cœur de grands projets, tels que l’aména­
gement de la rue Garibald ou bien les berges du Rhône 
ou à venir les Rives de Saône.
Les politiques en faveur d’une mobilité respecteuse de 
l’environnement sont engagées depuis quelques années, 
mais restent à poursuivre.


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
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	> Inciter à une circulation plus apaisée dans le Centre 
	ͳ en confortant les zones apaisées en Hyper Centre ; 
	ͳ en déployant des zones de rencontre dans les cœurs de quartiers.
	> Favoriser les modes doux en ville, à travers des aménagements de qua­
lité :  
	ͳ en intégrant une circulation apaisée ; 
	ͳ en  réservant des parcours plus sécurisés pour les piétons et les deux 
roues.
	> Poursuivre les projets de requalification de grandes artères du Centre : 
à l’image de  la Rue Garibaldi … 
•	Offrir plus de place aux piétons et aux deux roues, en limitant les déplacements 
automobiles  (ville des courtes distances)
Développer un centre accessible et agréable pour tous, offrant des espaces 
de nature	


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
Seule grande métropole française à la confluence d’un 
fleuve et d’une rivière, le territoire est parcouru par 
une trame bleue le long de laquelle s’épanouissent une 
faune et une flore uniques. Le secteur Centre bénéficie 
d’espaces naturels nombreux et variés (plus de 510 ha 
de parcs et jardins, 6 km de berges aménagées le long 
du Rhône et de la Saône, des liaisons vertes créées, plus 
de 630 ha d’espaces verts préservés).
Aujourd’,hui, l’offre de Nature en ville devient une né­
cessité sociétale, climatique (ilot de fraicheur), de main­
tien de la biodiversité et de loisirs. Plus l’espace urbain 
se densifie, plus la nature doit avoir «droit de cité», 
doit pouvoir s’épanouir dans des parcs, des jardins, des 
squares, des coeurs d’îlots, aux coins des rues, sur les 
toits, sur les balcons... En effet, tout le monde en est 
conscient aujourd’hui, les bienfaits de la nature en ville 
sont innombrables, sur le plan de la qualité de vie, mais 
aussi de la santé, de la lutte contre la pollution et les îlots 
de chaleur urbains, du renforcement du lien social.
Lyon a su répondre à ces besoins de nature, en ména­
gant de nouveaux parcs et jardins avec par exemple la 
réalisation des parcs Blandan, du Vallon. Demain, il s’agi­
ra de prolonger l’effort de la collectivité, mais également 
sur les parcelles privées, en préservant les espaces végé­
talisés remarquables et en déployant de nouveaux.


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2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LES ORIENTATIONS DU DÉVELOPPEMENT TERRITORIAL
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•	Préserver et développer « plus de Nature en Ville »
•	Poursuivre la mise en réseau des parcs pour une meilleure équité 
d’accès aux espaces de loisirs et de nature
POUR LYON
Quelques exemples d’espaces de nature potentiels : 
l’extension des parcs des hauteurs et de la Visitation (Lyon 5ème) – 
du parc Sutter (Lyon 1er), la réalisation d’espaces verts sur les sites 
dit « Patay » (Lyon 8ème) et 137 allée de Gerland, le coeur d'îlot 
vert du site des anciennes blanchissereis des HCL (Lyon 6ème) ou 
encore la valorisation du site de la Cressonnière (Lyon 9ème).  
Le projets de liaisons vertes sont : 
- la tranche 2 de la rue Garibaldi, 
- les allées de Gerland (projet urbain Gerland), 
- les liens entre le Parc du Vallon et le centre de Vaise, ainsi qu'entre 
le parc de Parilly et le quartier Mermoz,
- ou encore le parcours "Fleuves et Plateau", dont le cheminement 
dans la balme du rhône à Lyon 4ème.
	> Développer la place du végétal en ville pour préserver des zones de 
fraîcheur, réduire le niveau de pollution et préserver la biodiversité
	ͳ en favorisant la présence de la nature en ville sous toutes ses formes : 
arbres et arbustes plantés en pleine terre, cœurs d’îlot paysagers, îlots 
de nature déjà densément végétalisés à préserver, …
	> Faire participer le domaine privé à la végétalisation de la ville :
	ͳ en favorisant la création d’espaces de pleine terre dans le cadre des 
opérations ;
	ͳ en favorisant le verdissement des espaces de limites entre domaine 
public et privé (murs, retraits, pieds d’immeubles…) ou la transparence 
vers des cœurs d’îlots verts ;
	ͳ en associant les riverains à la valorisation et à la gestion de ces espaces.
	> Organiser un réseau de promenades à l’échelle du Centre : 
	ͳ en reliant les grands parcs entre eux ; 
	ͳ en permettant l’accès aux espaces naturels situés aux portes du Centre;
	ͳ en mettant en œuvre des rues apaisées, balades inter-quartiers, 
grandes promenades vertes…
	> Prévoir préférentiellement de nouveaux espaces verts de proximité 
dans les quartiers moins bien dotés  : 
	ͳ afin que chacun dispose d’un espace vert, accessible à pied ;
	ͳ en créant de nouveaux espaces verts privés ou publics, en lien avec les 
dynamiques de renouvellement urbain envisagées.
	> Mettre en place des continuités écologiques 
	ͳ afin de mieux prendre en compte les enjeux de la biodiversité ;
	ͳ en mettant en œuvre un principe de « maillage écologique », en par­
ticulier le long des grands linéaires d’infrastructures, des berges des 
cours d’eau (Rhône, Saône, tracé de la Rize, …).


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
Mixité sociale, générationnelle et familiale
En termes de revenus, la ville de Lyon bénéficie d’une situation plus favorable que la moyenne du secteur Centre 
et de la Métropole.
La population de la ville de Lyon est assez jeune. 44,7% des habitants ont moins de 30 ans et leur part progresse 
de 0,7 point. Mais Lyon voit également la part des personnes âgées de +75 ans augmenter, avec un enjeu fort 
sur leur maintien à domicile surtout pour les plus modestes  d’entre eux. En effet, le taux de pauvreté de ces 
ménage de 75 ans ou plus est de 7,6% contre 8% à l’échelle de la Métropole.
En lien avec la structure du parc de logements qui comprend une forte part de petites typologies, la ville de Lyon 
accueille essentiellement des personnes seules (48,4%) et les familles avec enfants sont moins importantes en 
volume (25,6%, -3 points depuis 1999). Parmi ces dernières, les familles monoparentales progressent significa­
tivement. 
Besoins en logements spécifiques
Les étudiants, au nombre d’environ 60 000 sur le Centre  à la rentrée 2012, devraient voir leur effectif s’accroître 
de 10 000 d’ici à 2022 sur la Métropole. Les besoins en logements sont donc importants et particulier pour une 
offre financièrement accessible. Le développement de logements sociaux étudiants est un axe fort du Schéma 
de Développement Universitaire (SDU). De même, la question des jeunes actifs est cruciale dans la mesure où 
le coût du logement, en accession ou en locatif, est élevé.
En matière d’hébergement ou de logements accompagnés, les besoins sont également importants.
Par ailleurs, une vigilance est à apporter au développement des résidences hôtelières et de tourisme généré par 
la forte attractivité de l’agglomération lyonnaise. Cette offre spécialisée (37 résidences hôtelières et de tourisme 
soit 3 540 appartements dont plus de 79% sur la seule Ville de Lyon) propose des logements meublés facilement 
mobilisables. Si ce type de structures répond à un besoin, son développement ne doit pas se faire au détriment 
du logement familial.
Il convient d’avoir la même attention concernant les meublés touristiques dont le récent et important dévelop­
pement pourrait générer, s’il se poursuit à ce rythme, des tensions sur le marché du logement.
Equilibre entre locatif et propriété occupante
En 2012, 33,6% des ménages de la ville de Lyon sont propriétaires de leur logement et cette part affiche une 
progression de 2,1 points. A l’inverse, 64,4% sont locataires dont 47,9% dans le parc privé. Ce dernier exerce une 
fonction d’accueil des nouveaux ménages en étant très souvent la première étape des parcours résidentiels. Son 
maintien, en particulier sa part sociale et intermédiaire, constitue un enjeu pour la ville de Lyon.
Besoins en logements
Si les besoins en logements générés par le  desserrement des ménages et la disparition de logements existants 
(démolitions, regroupements, changements d’usage et de destination) restent identiques à ce qui a été observé 
entre 1999 et 2012, le rythme de construction devra être d’au moins 1 860 logements par an afin de maintenir 
le nombre d’habitants actuel. Pour mémoire, la production a été de 3 219 logements / an en moyenne entre 
2010 et 2014


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LES ORIENTATIONS DE L'HABITAT
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
	> Poursuivre le développement de la mixité sociale à l’échelle de la com­
mune  en proposant : 
	ͳ sur les secteurs peu pourvus en logement social, une offre de logements 
locatifs accessible aux ménages aux revenus modestes et intermédiaires, 
	ͳ sur les secteurs accueillant une forte part de logements sociaux, une 
diversité de l’offre habitat avec notamment de l’accession à la propriété.
	> Préserver la mixité générationnelle en favorisant le développement d’une 
offre de logements diversifiée et adaptée aux différents types de ménages.
	> Permettre le maintien des ménages avec enfant(s) en soutenant la pro­
duction de grandes typologies et la primo-accession. 
	> Anticiper les besoins liés au vieillissement. Soutenir l’adaptation des loge­
ments existants permettant le maintien à domicile.
	> Développer et soutenir l’innovation dans la production de logements 
adaptés aux évolutions sociologiques.
	> Préserver et développer l’offre d’habitat spécifique pour répondre aux 
besoins mal satisfaits (jeunes, personnes âgées, ménages les plus fragiles).
	> Soutenir le développement d’une offre sociale étudiante.
	> Concernant l’hébergement, conserver l’offre actuellement disponible et 
favoriser la mobilité notamment vers le logement autonome. 
	> Encadrer et maîtriser le développement des résidences hôtelières et de 
tourisme ainsi que des meublés touristiques.
	> Poursuivre un développement équilibré de l’offre résidentielle entre loca­
tif et accession à la propriété.
	> Dans l’ancien, inciter au conventionnement privé, social et intermédiaire.
	> Dans le neuf, favoriser les dispositifs d’investissement concernant le loge­
ment intermédiaire qui permettent de diversifier l’offre locative. 
•	Faciliter l’accès au logement à toutes les étapes de la vie
	> Construire suffisamment pour satisfaire les besoins de la population 
actuelle et des futurs habitants. Pour ce faire, mobiliser les opportuni­
tés foncières disponibles (Gerland, Confluence, Part-Dieu) mais aussi le 
renouvellement du tissu diffus (Duvivier, Patay, St Vincent de Paul..). La 
reconversion de bâtiments existants ainsi que la mobilisation de foncier 
résiduel peuvent aussi constituer un axe de développement pour pour­
suivre cette production.
•	Poursuivre le développement résidentiel pour  répondre aux 
besoins en logements des habitants


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
Le parc existant
Environ 183 262 logements datent d’avant 1975 (date de la première réglementation thermique). Parmi eux, 
près de 65,5% ont été construits avant 1949. Des travaux d’amélioration du confort et des performances éner­
gétiques sont nécessaires pour un beaucoup d’entre eux. 
Par ailleurs, si la ville de Lyon comporte une faible part de logements potentiellement indignes (3,5%), les copro­
priétés potentiellement fragiles (1 122 copropriétés) sont plus importantes en volume. Il subsiste également 
des situations d’indignité ou d’insalubrité mais dont la grande majorité concerne aujourd'hui le non-respect des 
normes minimales d’habitabilité. 
La Métropole de Lyon, en partenariat avec l’ANAH et la Ville de Lyon, a mis en place depuis de nombreuses 
années des actions d’observation, de prévention des dégradations des copropriétés et de traitement de l’habi­
tat indigne. Récemment, un Programme d’intérêt Général (PIG) s’est déployé entre 2011 et 2017 avec une 
double intervention incitative (aide à l’ingénierie, subventions aux travaux) et coercitive (avec la mise en place 
d’une opération de restauration immobilière). Le PIG a permis la rénovation de 48 immeubles, soit environ 500 
logements à l'échelle de la Ville.
Le traitement de ces situations tout en maintenant la fonction sociale des logements reste un enjeu. A noter, en 
effet, que 3,4% des ménages propriétaires vivent sous le seuil de pauvreté et pourraient rencontrer des difficul­
tés pour financer les travaux. Ce taux est de 4,5% à l’échelle de la Métropole de Lyon.
Offre neuve abordable
Le marché de l’immobilier neuf concentre une part de ventes aux investisseurs de 58,2% entre 2012 et 2014. Le 
prix moyen (4 400 €/m² en moyenne) écarte les ménages aux revenus les plus modestes. Toutefois, 14,4% des 
logements ont été vendus à un niveau intermédiaires (entre 2 800 et 3 600 €/m²).  Les  opérations d’aménage­
ment (ZAC, PUP et opérations privées d’envergure) ont largement contribué à la sortie de logements à un coût 
maîtrisé en intégrant systématiquement dans leur programme une part de logements en accession abordable, 
notamment dans le cadre du Plan 3A.
Offre locative privée
Près de la moitié des ménages lyonnais est locataire du parc privé qui accueille majoritairement des ménages de 
petite taille connaissant un fort taux de mobilité. Les loyers sont globalement élevés et les ménages modestes 
qui y résident subissent un taux d’effort  important.
Offre locative sociale 
En 2017, la ville de Lyon comptait 54 989 logements sociaux soit 73,4% du parc social du secteur Centre. Depuis 
2008, le parc locatif social a augmenté de 9 470 logements soit une augmentation de +1,8 points du taux SRU 
qui, en 2017, était de 20,5%. A cette même année, le déficit était de 12 023 logements sociaux par rapport au 
taux réglementaire.
Les besoins sont importants, la pression de la demande est forte avec 7 demandeurs pour une offre ce qui 
confirme l’attractivité de la commune. 27 294 demandes de logements sociaux ont été enregistrées pour Lyon 
au 31 décembre 2017, 61% proviennent de ménages y résidant déjà.
En 2017, le taux de rotation dans le parc social existant (8,6%) est sproche de celui du secteur Centre (8,5%) et 
de la Métropole (9,1%). Ce taux de rotation est très différent selon les arrondissements.


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LES ORIENTATIONS DE L'HABITAT
2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
	> Inciter à la rénovation du parc ancien, public et privé, avec plusieurs en­
jeux :
	ͳ poursuivre l’action de lutte contre l’Habitat indigne en renouvellant le 
dispositif de PIG sur la période 2018-2022,
	ͳ s’inscrire dans les objectifs du Plan Climat en visant des rénovations 
énergétiques performantes,
	ͳ maintenir une fonction sociale dans le parc privé,
	ͳ traiter les questions d’accessibilité aux personnes âgées et handicapées, 
	ͳ respecter la qualité patrimoniale et architecturale des bâtiments an­
ciens, en particulier sur les secteurs à enjeux faisant l’objet de plans de 
sauvegarde et périmètres de protection : Vieux Lyon, pentes de la Croix 
Rousse.
	> Assurer une veille sur les copropriétés fragiles et engager des actions de 
traitement des copropriétés dégradées. 
	> S’agissant spécifiquement de la réhabilitation du parc public, veiller à la 
limitation de l’évolution des loyers.
	> Faciliter le développement d’une offre neuve abordable ciblant prioritaire­
ment les primo-accédants.
	> Soutenir l’innovation dans les formes d’habitat produites et les montages.
	> Assurer une veille sur l’évolution des loyers dans le parc privé par la mise 
en place d’un observatoire dédié (loyers, relocations, vacance).
	> Développer une offre locative sociale dans le parc privé en incitant au 
conventionnement des loyers.
	> Développer une offre locative privée intermédiaire.
•	Améliorer le parc existant
	> Poursuivre le développement du parc locatif social en veillant à son équi­
libre territorial. Une attention devra être apportée sur la diversification 
des types de produits proposés (PLAI-PLUS-PLS) et des typologies.
	> Favoriser la mobilité afin de proposer une offre plus large et mieux ré­
pondre aux besoins des demandeurs mais aussi des ménages déjà loca­
taires.
	> Développer une stratégie quant aux ventes HLM afin de les inscrire dans 
le cadre d’une analyse globale du développement du parc social à l’échelle 
de la commune.
•	Contribuer au développement de l’offre de logements à prix 
abordables


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Rapport de présentation 
Eléments clés du diagnostic et des enjeux
Observation et suivi du PLU-H
La mise en œuvre et le suivi du PLU-H nécessite une gouvernance locale adaptée
Les quartiers prioritaires du Contrat de Ville et la rénovation urbaine
Les 18 quartiers prioritaires de Lyon (9 en quartiers Politique de la Ville et 9 en veille active) concentrent 15% 
de la population totale de Lyon.
Ils connaissent des problématiques communes dont une moindre attractivité : plus d’un habitant sur deux es­
time ne pas avoir eu le choix de son quartier d’installation (contre 37 % pour les quartiers hors politique de la 
ville). Redonner de la valeur et de l’attractivité à ces quartiers passe par une rénovation du bâti, une attention 
aux parcours résidentiels et au développement d’une offre de logements diversifiée et de qualité permettant 
d’accueillir de nouveaux habitants.


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2. Projet d’Aménagement et de Développement Durables
LES ORIENTATIONS DE L'HABITAT
	> Animer le PLU-H pour garantir son opérationnalité,
	> Observer et anticiper les évolutions de l’habitat.
•	Organiser la gouvernance locale de la politique de l’habitat 
	> Poursuivre le rééquilibrage territorial de l’offre sociale et la diversification 
de l’offre de logements notamment à la faveur des projets de renouvelle­
ment urbain (La Duchère, Mermoz sud et Langlet Santy).
	> Poursuivre la requalification du parc ancien privé  et prévenir la dégrada­
tion des copropriétés fragiles, poursuivre la lutte contre l’Habitat indigne.
	> Améliorer la qualité du parc public, en particulier sur le volet thermique, 
pour le rendre davantage attractif et éviter le décrochage par rapport à 
l’offre nouvelle.  
	> Favoriser la mobilité et les parcours résidentiels des ménages.
•	Poursuivre les projets territoriaux de développement 
social urbain


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3.	
Programme d'Orientations et d'Actions 
pour l'Habitat (POAH)
Le programme d’orientations et d’actions pour l’habitat (POAH) 
a été créé par la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové 
n°2014-366 du 24 mars 2014, dite loi ALUR. Il précise et décline de 
manière opérationnelle les orientations et objectifs inscrits dans 
le projet d’aménagement et de développement durable (PADD). Il 
comprend également tout élément d’information nécessaire à cette 
mise en œuvre.
Pour la Métropole de Lyon, le POAH est décliné à trois échelles : celle 
de la Métropole de Lyon, celle des 9 bassins de vie et celle des 59 
communes (et 9 arrondissements de la ville de Lyon).
Les axes d’intervention définis à l’échelle de la Métropole servent 
de guide à ceux présentés aux échelles des bassins de vie et des 
communes (et arrondissements). Leur mise en œuvre à l’échelle 
communale (et des arrondissements) tient compte des spécificités 
locales. Le contenu pourra évoluer par des procédures de 
modification.


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3. Programme d'Orientations et d'Actions pour l'Habitat (POAH)
Développer l’offre résidentielle
Pour répondre aux besoins croissants en logements 
de la population actuelle et future de la Métropole et 
contribuer aux objectifs du ScoT, le PLU-H favorise les 
conditions permettant aux acteurs privés et publics de 
maintenir un niveau élevé de production privilégiant les 
formes d’habitat économes d’espace, diversifiées et de 
qualité. 
A l’échelle de la commune, cela se traduit par :
	
 un objectif de production d’environ 2 922 logements 
/an, soit 26 300 logements en 9 ans entre 2018 et 
2026. Cet objectif doit permettre de confirmer le 
rythme de production observé entre 2010 et 2014 et 
ainsi répondre aux besoins. Il mobilise, en partie, le 
potentiel de développement de la commune estimé à 
44 900 logements neufs entre 2011 et 2030,
	
 une densification privilégiée dans les secteurs correc­
tement desservis par une offre en transports en com­
mun structurante, existante ou à venir,
	
 des formes urbaines permettant le renouvellement 
de la ville sur elle-même et une moindre consom­
mation foncière,  et qui recherchent la qualité  et la 
diversité,
	
 le respect de la morphologie et l’identité des quar­
tiers, la préservation des quartiers pavillonnaires et 
des bâtiments aux qualités patrimoniales reconnues,
	
 une répartition équilibrée des  différentes typologies 
de logements pour répondre à la diversité des be­
soins : petits logements pour les jeunes et les séniors 
et  grands logements T4 et +, pour les familles. Ainsi, il 
est recommandé que l'ensemble des opérations dont 
la surface de plancher est supérieure au premier seuil 
des secteurs de mixité sociale, ou à défaut supérieure 
à 1000 m² de sdp, proposent une granulométrie équi­
librée avec 30% de T1-T2 et 15% minimum de T4-T5.
	
 La mise en place d’une servitude de taille minimale de 
logement sur l’existant (STMLE) permettant de limi­
ter les divisions excessives de logements ou maisons, 
phénomène touchant particulièrement l’ensemble de 
la commune. Cet outil vise à garantir la qualité des lo­
gements, à préserver l’habitat destiné aux familles et 
prévenir les situations d’habitat indigne. Cette servi­
tude est mise en œuvre sur tous les arrondissements 
de Lyon à l’exception des ZAC et PUP.
La règle est la suivante :
	ͳ dès la création de 2 à 9 logements, 70% de la surface 
de plancher du programme doit être composée de 
T2 et plus,
	ͳ dès la création de plus de 9 logements, 80% de la 
surface de plancher du programme doit être com­
posée de T3 et plus.


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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3. Programme d'Orientations et d'Actions pour l'Habitat (POAH)
	
 Pour les périodes triennales à compter de 2023-2025, 
le rythme de rattrapage est établi au regard des nou­
velles dispositions énoncées par la loi 3DS soit : 
	ͳ pour les communes disposant de moins de 21 % de 
logements locatifs sociaux au 1er janvier de l'année 
précédant la triennale, un rythme de rattrapage de 
33 % du déficit constaté à la même date,
	ͳ pour les communes disposant de 21 % à 23 % de 
logements locatifs sociaux au 1er janvier de l'année 
précédant la triennale, un rythme de rattrapage de 
50 % du déficit constaté à la même date,
	ͳ pour les communes disposant d’au moins 23 % de 
logements locatifs sociaux au 1er janvier de l'année 
précédant la triennale, un rythme de rattrapage de 
100 % du déficit constaté à la même date. 
	ͳ Les rythmes de rattrapage susmentionnés pourront 
faire l'objet de dérogations prévues par la loi, par 
la conclusion d'un contrat de mixité sociale entre 
l'État, la commune et la Métropole de Lyon.
	ͳ Ainsi, pour la commune, l’objectif de production 
pour la période 2023-2025 est fixé à 2 697 loge­
ments locatifs sociaux.
	ͳ Conformément aux articles L153-28 à 29 du Code 
de l'urbanisme, un bilan sera réalisé au plus tard 
tous les trois ans concernant l'application des dispo­
sitions relatives à l'habitat. Au regard du bilan, une 
actualisation des objectifs chiffrés de production 
de logements dont logements locatifs sociaux sera 
réalisée ainsi que l'adaptation des outils réglemen­
taires au soutien de la production le cas échéant (ER 
et SMS notamment). 
	
 le  maintien et la révision des règles des secteurs de 
mixité sociale sur la base d’une territorialisation plus 
fine et l’intégration de l’accession abordable et du 
logement locatif intermédiaire,
	
 la reconstitution à 100 % sur la commune de l’offre de 
logements sociaux démolis ou vendus,  
	
 la mise en place d’emplacements réservés en faveur 
du logement social ou de l’accession abordable sur 
certaines parcelles porteuses d’un potentiel de déve­
loppement,
	
 l’application d’un principe de mixité dans chaque 
opération d’aménagement en ZAC et opérations pu­
bliques ou privées d’envergure,
	
 l’incitation au conventionnement des logements loca­
tifs privés par la mobilisation des aides accordées soit 
en diffus, soit dans le cadre des dispositifs program­
més d’amélioration de l’habitat.
	
 la mise en œuvre d’une action foncière reposant sur 
des acquisitions amiables, des préemptions de biens, 
des Déclarations d’Utilité Publique (DUP) et des ac­
quisitions auprès de l’État et des institutionnels. Le 
patrimoine privé du Grand Lyon pouvant répondre à 
Développer l’offre de logements à prix 
abordables dans un principe de mixité 
sociale
Du fait de son attractivité et de son dynamisme démo­
graphique, l’agglomération lyonnaise a vu depuis 15 
ans une hausse importante des coûts d’accès au loge­
ment, en locatif et en accession. Ce constat est particu­
lièrement vrai pour le secteur Centre et pour la ville de 
Lyon : l’écart entre l’évolution des revenus des ménages 
et l’évolution des coûts d’accès au logement se creuse. 
La production d’une offre importante de logements so­
ciaux, publics ou privés, est fondamentale, mais ne peut 
constituer la seule réponse. 
C’est pourquoi le PLU-H promeut également la notion 
de « logement abordable » comme segment de marché 
avec un engagement de prix de vente ou de niveaux de 
loyers inférieurs aux prix courants (de l’ordre de 20% à 
30%). Cet enjeu de l’accession abordable est particuliè­
rement important à Lyon.
De même, la question du développement d’une offre lo­
cative privée intermédiaire est importante pour garantir 
une continuité de l’offre permettant les différents par­
cours résidentiels.  
En termes de production de logements locatifs sociaux, 
les objectifs sont fixés pour chaque commune conformé­
ment à la temporalité des périodes triennales SRU.
Pour les communes déficitaires au sens de l'article 55 de 
la loi SRU, les objectifs sont fixés par l'Etat en fonction du 
rattrapage du déficit en logements locatifs sociaux.
A l’échelle de la ville de Lyon cela se traduit par :
	
 un objectif de production de logements sociaux pha­
sé dans le temps pour atteindre 25% de logements 
sociaux en 2025. Conformément à la loi n° 2013-61 
du 18 janvier 2013, la commune doit s’engager sur un 
rattrapage qui a démarré par une première période 
triennale 2014-2016 qui a défini un objectif corres­
pondant à la réalisation d'au minimum 25% du déficit. 
Pour la 2eme période triennale 2017-2019, l'objectif 
de production de logements sociaux correspondait à 
33% du déficit : 
	
 Pour la 3eme période triennale 2020-2022 l’objectif 
de production de logement sociaux correspondait à 
50% du déficit. L’objectif fixé tenait compte de l'éven­
tuel excédent produit sur la période précédente. Par 
ailleurs, la Ville de Lyon est soumise à l'obligation de 
produire 30% minimum de PLAI et 30% maximum en 
PLS sur la période triennale. 


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3. Programme d'Orientations et d'Actions pour l'Habitat (POAH)
cet objectif peut également être mobilisé. Les biens 
acquis sont rétrocédés aux opérateurs sociaux à des 
conditions permettant d’assurer l’équilibre financier 
des opérations.
	
 afin de mettre en œuvre des préemptions, le maintien 
du Droit de Préemption Urbain (DPU) sur l’ensemble 
de la commune est nécessaire. Il se justifie au regard 
de l’objectif de production de logements sociaux mais 
aussi de la diversification de l’offre de logements dans 
les secteurs où l’offre sociale est importante. Ainsi, 
selon le contexte, les biens préemptés pourront per­
mettre la réalisation de logements sociaux (PLUS-PLAi 
et PLS étudiants) ou de programmes en accession so­
ciale. Les programmes développés pourront concer­
ner du logement familial, étudiant ou de l’habitat 
spécifique (résidences sociales…).
Améliorer la qualité du parc
Le parc actuel de logements représente, par la rota­
tion de ses occupants, plus de 80% de l’offre disponible 
chaque année. Le PLU-H veille donc à adapter, par diffé­
rentes modalités d’intervention, ce parc à l’évolution de 
la demande des ménages (prise en compte du vieillisse­
ment, suppression progressive de l’inconfort et de l’indi­
gnité) et aux enjeux majeurs de développement durable 
(prise en compte du plan climat). Cela concerne tous les 
logements  qu’ils soient occupés par les propriétaires ou 
mis en location.
A l’échelle de la commune, cela se traduit par :
	
 l’amélioration de l’accueil, de l’orientation et de l’ac­
compagnement des propriétaires via la permanence 
d’accueil et d’information sur l’éco-rénovation mis en 
place par la Ville pour animer son dispositif d’accom­
pagnement des ménages et co-propriétés et via la 
plateforme d’éco-rénovation mise en œuvre par la 
Métropole, 
	
 la mise en place d’un dispositif d’observation des 
loyers, 
	
 la mobilisation des aides financières existantes pour 
l’amélioration du parc public et privé,
	
 la lutte contre l’Habitat indigne et le traitement des 
situations de grande dégradation et d’insalubrité 
par une action globale comprenant des actions de 
prévention, d’accompagnement mais aussi coerci­
tives si nécessaire (Déclaration d’Utilité Publique par 
exemple),
	
 la poursuite du Programme d'Intérêt Général (PIG) 
sur la période 2018-2022. Il permet de travailler avec 
chaque copropriété et d’établir l’intervention la plus 
adaptée en fonction des situations et du repérage 
préalable des besoins. L'objectif est de traiter 25 im­
meubles, soit environ 370 logements,
	
 l’organisation d’une veille sur le tissu de coproprié­
tés fragiles en intervenant sur les situations les plus 
difficiles. Au sein du tissu privé ancien, demeurent 
quelques copropriétés fragiles qui cumulent plu­
sieurs difficultés (bâti dégradé, dettes ou impayés de 
charges,  vacance, décrochage de la valeur immobi­
lière par rapport au marché...). Il importe d’avoir une 
veille sur ces ensembles immobiliers et d’intervenir 
dans les situations les plus critiques afin d’enrayer 
cette dégradation, de réintroduire ces logements 
dans le marché immobilier, de contribuer à un équi­
libre dans le quartier et d’assurer aux occupants des 
conditions pérennes d’occupation. 
Poursuivre le projet de développement 
social urbain  sur les quartiers prioritaires 
au titre de la Politique de la Ville 
Une politique de projets de développement territoria­
lisé est poursuivie sur les quartiers populaires de l'ag­
glomération. 37 quartiers prioritaires sont actuellement 
inscrits dans cette politique au travers du Contrat de 
ville d’agglomération 2015-2020 décliné en conventions 
locales d’application. Il conviendra de poursuivre cette 
action par la mise en œuvre de projets locaux intégrés 
de développement social et urbain différenciés selon les 
sites. 
A l’échelle de la commune, cela se traduit par la mise 
en œuvre du programme des actions inscrites au contrat 
de ville  sur 9 quartiers en QPV (Duchère, Vergoin, 
Loucheur-Gorge de Loup, Sœurs Janin, Moncey, Cités 
sociales de Gerland, Mermoz, Etats-Unis/Langlet-Santy 
et Moulin à vent) :
	
 poursuivre le rééquilibrage territorial de l’offre so­
ciale et la diversification de l’offre de logements no­
tamment à la faveur des projets de renouvellement 


=== PDF 42 ===
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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
42
3. Programme d'Orientations et d'Actions pour l'Habitat (POAH)
urbain, 
	
 poursuivre la requalification du parc ancien privé 
dégradé et prévenir la dégradation des copropriétés 
fragiles,
	
 poursuivre la lutte contre l’Habitat indigne,
	
 plus généralement, améliorer la qualité du parc, en 
particulier sur le volet thermique, pour le rendre da­
vantage attractif et éviter le décrochage par rapport 
à l’offre nouvelle,  tout en veillant à l’évolution des 
loyers,
	
 favoriser la mobilité et les parcours résidentiels des 
ménages,
	
 poursuivre les actions de Gestion Sociale et Urbaine 
de Proximité (GSUP).
Faciliter l’accès au logement à toutes les 
étapes de la vie
Le PLU-H doit créer les conditions pour favoriser le déve­
loppement d’une offre adaptée aux besoins spécifiques 
non satisfaits par le logement classique. Par ailleurs, le 
PLU-H définit les modalités pour faciliter l’accès et le 
maintien des ménages dans leur logement.
A l’échelle de la commune, cela se traduit par :
	
 le développement d’une offre de logements adaptés 
aux différents besoins :
	ͳ des logements spécifiques pour répondre aux be­
soins de situations fragiles faisant l’objet d’un ac­
compagnement social renforcé,
	ͳ des logements étudiants abordables. Afin de 
conduire à un développement plus important, des 
emplacements réservés pourront être mobilisés de 
même que la production dans le cadre des opéra­
tions publiques d’aménagement,
	ͳ des logements adaptés aux besoins des personnes 
âgées ou en situation de handicap, porter une atten­
tion particulière aux lieux de construction (proximité 
des commerces et services) en raison des difficultés 
de mobilité, prévoir l’adaptation des logements 
mais aussi leur accessibilité.
	
 la mise en place des conditions permettant l’accès et 
le maintien dans le logement : 
	ͳ l’analyse partagée de l’évolution de la demande lo­
cative sociale (Cf. fichier commun de la demande) et 
des attributions dans le parc HLM,
	ͳ le développement de la mobilité au sein du parc 
social permettant plus de fluidité notamment dans 
l’accès à ce parc, 
	ͳ la poursuite du travail partenarial au sein des diffé­
rentes commissions mises en place dans le cadre de 
l’instance locale de l’Habitat .
	
 la maîtrise du développement de résidences dédiées 
à l’hébergement touristique par la mise en place, 
dans le cadre du SDHT (Schéma de Développement 
de l’Hébergement Hôtelier), d’espaces de polarités 
qui, seuls, pourront accueillir de l’hébergement hôte­
lier.
Organiser la gouvernance locale de la 
politique de l’habitat
L’ensemble des acteurs de l’habitat de l’agglo­
mération 
lyonnaise 
porte 
collectivement 
une 
«culture de partenariat», un atout précieux que le PLU-H 
doit prolonger et amplifier. Pour cela sera défini un cadre 
d’animation et de gouvernance qui permette d’agréger 
institutions, acteurs privés, publics et associatifs afin de 
partager les diagnostics et les objectifs, et de participer, 
chacun selon leur rôle, à la mise en œuvre des actions 
opérationnelles. 
Poursuivant l’action du PLH, le PLU-H continue à soute­
nir le partage d’une même information sur la réalité de 
la demande, des besoins en logement, de l’évolution de 
l’offre et du fonctionnement des marchés locaux. Cette 
orientation s’appuie notamment sur la pérennisation et 
le renforcement du dispositif d’observation et de suivi et 
évaluation. 
A l’échelle de la commune cela se traduit par :
	
 un accès aux données et études de l’observatoire ha­
bitat de l’agglomération lyonnaise,
	
 un état des actions habitat réalisé tous les 3 ans pour 
tenir compte des périodes triennales d’engagement 
de production de logements locatifs sociaux,
	
 la Conférence communale du logement / instances 
locales de l’Habitat qui se réunissent annuellement,
	
 la participation aux réunions de partage organisée 
par la Métropole de Lyon.


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43
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
43
4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
OAP 
0.1
UNESCO ET ZONE TAMPON
METROPOLE DE LYON en partenariat avec la Ville de Lyon et l’UDAP du Rhône
ELABORATION DE RECOMMANDATIONS ET PRECONISATIONS 
APPLICABLES SUR LE SECTEUR UNESCO - JUIN 2016
ARCHIPAT   |   19 rue des Tuileries  69009 LYON   |   Tel. 04 37 24 71 50   |   Fax. 04 37 24 04 69   |  contact@archipat.fr
S.A.R.L. d'Architecture au capital de 60 000 € RCS Lyon 435 272 87700026 APE 7111Z
4.	
Orientation d'Aménagement et de 
Programmation (OAP)


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
Introduction - Généralités.................................................................. 45
Périodes et typologies du site UNESCO............................................... 54
Période 1 .................................................................................................. 54
LYON À LA PÉRIODE ANTIQUE : LUGDUNUM, MIROIR DE ROME DANS LES GAULES
Période 2 .................................................................................................. 60
LYON AU MOYEN-ÂGE/RENAISSANCE
Période 3 .................................................................................................. 66
LYON CLASSIQUE ET BAROQUE / XVIIE-XVIIIE
Période 4 .................................................................................................. 80
LYON, PREMIÈRE MOITIÉ DU XIXE SIÈCLE : DE LA RÉVOLUTION À 1845
Période 5 .................................................................................................. 90
LYON, SECONDE MOITIÉ DU XIXE SIÈCLE : DE 1845 À 1900
Période 6 .................................................................................................. 97
LYON AU XXE SIÈCLE : UNE VILLE MAJEURE
Les principes d’aménagement et dispositions spécifiques 
au site Unesco et sa zone tampon.................................................... 111
Dispositions relatives au paysage, espaces publics et espaces extérieurs.... 112
Dispositions relatives aux immeubles...................................................... 121
SOMMAIRE
Centre historique de Lyon - Vue vers le Nord


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
45
4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
 
 
SITE UNESCO et zone tampon – Site historique de LYON  
Orientation d’aménagement et de programmation (OAP)  
 
 
INTRODUCTION – GENERALITES 
 
Présentation du site et justifications d’inscription : évolution et 
développement urbain planifié et continu (de Fourvière à l’est du Rhône) (Cf frise 
évolution de la ville pages suivantes). 
 
Présentation : 
La longue histoire de Lyon, fondée par les Romains en tant que capitale des Trois 
Gaules au Ier siècle av. J.-C. et qui n'a cessé de jouer un rôle majeur dans le 
développement politique, culturel et économique de l'Europe depuis cette époque, est 
illustrée de manière extrêmement vivante par son tissu urbain et par de nombreux 
bâtiments historiques de toutes les époques. 
 
Une métropole née d’un site exceptionnel :  
Bénéficiant d’une situation territoriale privilégiée, Lyon s’est développée entre deux 
collines au confluent de la Saône et du Rhône, entretenant une relation étroite avec son 
site. 
 
Un développement urbain continu et cohérent : 
L’urbanisation continue du site au cours de l’histoire ainsi que son développement 
urbain planifié et cohérent sont les principales caractéristiques de la ville de Lyon, 
induisant une agglomération centrée sur son site historique. 
 
Le site historique de Lyon est inscrit au titre du Patrimoine Mondial en 1998. 
 
Critères d’inscription : 
 
Critère (ii) :  
Lyon représente un témoignage exceptionnel de la continuité de l'installation urbaine sur plus 
de deux millénaires, sur un site d'une grande importance stratégique, où des traditions 
culturelles en provenance de diverses régions de l'Europe ont fusionné pour donner naissance 
à une communauté homogène et vigoureuse. 
 
Critère (iv) :  
De par la manière particulière dont elle s'est développée dans l'espace, Lyon illustre de manière 
exceptionnelle les progrès et l'évolution de la conception architecturale et de l'urbanisme au fil 
des siècles. 
 
 
 
 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
 
 
Délimitation du périmètre : périmètre rapproché du secteur UNESCO et zone 
tampon 
 
Le secteur UNESCO (427 hectares) et sa zone-tampon périphérique (323 hectares) intègrent un 
grand nombre d’espaces et d’éléments déjà protégés au titre du code du patrimoine, du code de 
l’environnement et du code de l’urbanisme. 
 
Font ainsi partie de la zone UNESCO le Secteur Sauvegardé du Vieux Lyon (géré par un Plan 
de Sauvegarde et de Mise en Valeur), la Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain 
et Paysager (ZPPAUP) des pentes de la Croix-Rousse, en cours de transformation en Aire de 
mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) (servitude d’utilité publique annexée 
au PLU), des Monuments Historiques (classés et inscrits) et leurs abords, le site classé de la 
Place Bellecour et les sites inscrits de Lyon et des quais de Saône. 
 
La présente OAP permet au document d’urbanisme d’intégrer des dispositions 
spécifiques et cohérentes au site UNESCO, et ne modifie pas le champ réglementaire 
d’application des différents outils de protection dédiés. 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
 
 
Site historique de Lyon, dispositifs de protection du patrimoine. 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
 
 
Evolution de la ville de Lyon à travers les siècles : cartographie  
 
 
<900 - La ville antique  
 
 
 
900-1460 - La ville médiévale  
 
 
1460-1620 – La ville Renaissance 
 
 
1620-1793 – La ville classique et des Lumières 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
 
 
 
1793-1855 - La ville régénérée 
 
 
1855-1906 - La ville industrielle 
 
1906-1956 – La ville planifiée 
 
 
1956-2000 – La ville consolidée 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
 
 
Cartes de datation du site historique de Lyon : 
issues des travaux universitaires de Bernard Gauthiez 
 
 
 
Les plans de datation de Bernard Gauthiez ont été réalisés à partir de recherches en 
archives complétées d’un travail de terrain. Fruits d’un travail de plusieurs années ils 
ont été publiés dans la revue Géocarrefour n° 89/4. 
Les trois cartes de datation portant sur les constructions, la voirie et les opérations 
d’urbanisme donnent une lecture précise de l’évolution et de la reconstruction de la 
ville sur elle-même. 
La mise en relation des trois cartes permet de reconnaitre de façon fine des tissus 
urbains et constructions caractéristiques de leur état d’origine ou hybridés par des 
reconstructions et réaménagements successifs. 
Ces cartes d’un apport incomparable pour l’histoire de la Ville constituent un support 
précieux pour toute analyse architecturale et urbaine préalable à un projet 
d’aménagement d’espace public, de restauration, de réhabilitation ou de construction 
neuve. 
Elles permettent pour chaque projet de renvoyer aux typologies architecturales 
historiques et aux prescriptions correspondantes décrites dans le présent document. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Antiquité 
 
 
PERIODES ET TYPOLOGIES DU SITE UNESCO 
 
1. Période 1 : Lyon à la période antique : Lugdunum, "miroir" de Rome dans les 
Gaules 
 
I - Repères historiques  
C’est sur la colline de Fourvière qu’est fondée la colonie romaine de Lugdunum en 43 avant J.-
C. par Lucius Munatius Plancus. Rapidement, elle est désignée capitale de la Gaule lyonnaise 
et siège de l’administration impériale. Le réseau de voies rayonnant en étoile depuis Lugdunum 
et desservant toute la Gaule, créé par Agrippa, sera un des facteurs déterminants de l’essor de 
la colonie. 
Le vieux forum (forum Vetus) a donné son nom à la colline. 
C’est à Lyon que se développe la première communauté chrétienne, avec les martyrs de 177 et 
les premiers évêques. 
 
- La ville : 
 
Capitale des Gaules ; 
 
Carrefour de circulation, d'échange ; 
 
Rôle politique et logistique mais aussi économique : ateliers monétaires impériaux. 
 
II - Evolution et développement 
 
Fondation de la ville, fort développement, entre Fourvière et le bas des pentes de la Croix-
Rousse (bourg celtique de Condate ; île Canabae) ; 
 
Constitution d'un réseau viaire local et national ; 
 
Construction de grands équipements urbains (aqueducs, nécropoles, fortifications, équipements 
de loisirs : amphithéâtres, thermes, théâtres). 
 
III – L’urbanisme  
Eléments emblématiques : 
 
Premières fortifications de la ville haute ; 
 
Le réseau des voies antiques ; 
 
Le réseau des aqueducs. 
 
Typologies urbaines : 
 
Un urbanisme marqué par la prédominance des places dans la vie de la cité, de même que par 
les institutions et établissements publics ; 
 
Un plan romain type "en damier" transformé pour une meilleure adaptation au site. 
 
 
 
 
 
 
 
 
Amphithéâtre des 3 Gaules
Thermes


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Antiquité 
 
 
IV – L’architecture et l’édifice  
Eléments emblématiques : 
 
Le théâtre et l’odéon (colline de Fourvière) ; 
 
Les thermes (colline de Fourvière) ; 
 
L'amphithéâtre des trois Gaules (1er arrondissement) ; 
 
L’emplacement du cirque (Fourvière) ; 
 
Les nombreux vestiges archéologiques sur la colline de Fourvière ; 
 
Les nécropoles (St Irénée) ; 
 
Le musée de la civilisation gallo-romaine, par les collections qu’il abrite ; 
 
Les premiers édifices chrétiens. 
 
Typologies architecturales : 
- 
Maisons à atrium ; 
- 
Maisons à péristyle. 
 
V – Le secteur archéologique de la colline de Fourvière /// Source SAVL 
C’est sur la colline de Fourvière que s’implante en -43 av J.C. une colonie de droit romain, 
fondée par Lucius Munatius Plancus, gouverneur des Gaules et ancien lieutenant de Jules César, 
le site étant toutefois occupé de façon continue depuis le VI siècle avant J.C. Les romains 
établissent leur colonie au sommet de la colline de Fourvière, la cité occupant par la suite les 
pentes de la colline de la Croix-Rousse, une partie de la Presqu’île, les bords de Saône, etc.  
Lyon, initialement dénommée Colonia Copia Felix Munatia Lugudunum, puis Lugdunum, 
deviendra la Capitale des Gaules en 27 av J-C. 
D’abord constitué d’habitations de terre et de bois, le noyau urbain primitif pourrait n’avoir 
couvert que la partie sommitale de la colline (plateau de La Sarra). Le quartier s’articule dès 
l’origine autour des deux axes d’une trame urbaine orthogonale organisée autour des deux axes 
majeurs de la rue d’Aquitaine (decumanus maximus, devenu rue Radisson) et de la rue de 
l’Océan. Le réseau routier, qui a certainement repris un réseau gaulois préexistant à la conquête 
romaine, a été mis en place par Agrippa, gendre d’Auguste, en 20-18 av. : il faisait de 
Lugdunum, capitale des Gaules, le quartier général des expéditions en Germanie. 
Sur le sommet de la colline occupé aujourd’hui par la basilique de Fourvière, des découvertes 
anciennes attestent le caractère monumental des vestiges du secteur, également occupé par de 
riches maisons particulières dont on a dégagé les restes sur plusieurs terrains (clos Jésus-Marie, 
hospice du Calvaire, clos de la Paix, montée N. de Lange, maison « de la Citerne »…). Un 
diagnostic mené en 2009 au 4 place de Fourvière a confirmé la présence de fondations 
monumentales, de peintures murales et d’une citerne. 
Dans la « cuvette des Minimes », le quartier de la rue des Farges a été fouillé sur 1 ha entre 
1973 et 1981. Créé à la fin du Ier et abandonné au milieu du IIIe s., il comprend trois terrasses, 
séparées par des voies nord-sud le reliant aux édifices voisins de l’actuel parc archéologique et 
occupées par de vastes maisons à atrium et péristyle, deux grands entrepôts commerciaux, une 
place avec boutiques. Sur la place au sud des thermes, une petite nécropole d’une trentaine de 
tombes s’installe à la fin du Ve-début du VIe s. Un ensemble thermal (construit au milieu du 
Ier s. et réaménagé au IIe) est aujourd’hui conservé in situ dans un petit parc archéologique.  
L’Antiquaille, dont le nom dû aux découvertes anciennes réalisées fortuitement dès la 
Renaissance évoque le potentiel archéologique, a fait l’objet lors de son réaménagement de 
plusieurs opérations archéologique : elles attestent la présence de vestiges antiques de caractère 
monumental (voies dallées prolongeant celle du parc archéologique voisin, collecteurs voûtés, 
Thermes 
Thermes 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Antiquité 
 
 
mur à enduits peints, mur de soutènement à arcades remployé dans les constructions ultérieures, 
portique ( ?)) et de deux vastes domus avec thermes et jardin datées des Ier-IIIe siècles. 
A l’Est, le quartier des théâtres antiques est devenu parc archéologique. Il est composé de trois 
édifices majeurs : 
Le théâtre, construit sous Auguste, pouvait accueillir 10 500 spectateurs. En avant du théâtre, 
on a retrouvé les traces d’un portique à triple colonnade. 
Immédiatement à l’ouest, l’odéon, connu depuis le XVIe s., constitue avec le grand théâtre un 
couple d’édifices de spectacle exceptionnel dans l’occident romain : la seule autre occurrence 
connue est celle, proche, de la cité de Vienne. Sa cavea, d’une capacité de 3000 places, entoure 
une orchestra au superbe dallage polychrome. Il ne peut être antérieur à la fin du Ier s. 
Longtemps identifié comme le « sanctuaire de Cybèle », le vaste ensemble qui domine le 
théâtre est installé sur un secteur qui a livré des traces de l’établissement provisoire des colons 
de Vienne, rapidement remplacé par des habitations privées de qualité. 
Dès l’époque d’Auguste et d’Agrippa, un édifice exceptionnel, tant par ses dimensions que par 
la qualité de sa construction, y est bâti. Sa situation privilégiée et la richesse de ses 
aménagements intérieurs autorisent à l’identifier comme un palais, probablement le prétoire du 
gouverneur de Lyon (celui d’Agrippa ?)... 
Un édifice monumental à la fonction mal définie accueille la citerne monumentale constituant 
le réservoir de l’aqueduc du Gier, édifié au règne d’Auguste. 
Le clos du Verbe Incarné, situé sur le point culminant de la colline, est parcouru par les deux 
axes majeurs de la rue d’Aquitaine et de la rue de l’Océan. Les fouilles y attestent l’existence 
de plusieurs rangées d’îlots d’habitation, suivant une trame orthonormée qui remonte à la 
fondation coloniale. 
A l’époque augustéenne, le parcellaire est restructuré, les terrasses réaménagées, les pentes des 
rues régularisées : quelques luxueuses maisons y voisinent avec les habitats modestes d’artisans 
et de commerçants.  
Au début du règne de Tibère, de nouveaux programmes architecturaux sont mis en chantier, 
incluant en particulier la construction d’un grand ensemble monumental, le sanctuaire 
municipal du culte impérial, qui était le plus grand de ce type en Gaule. La plateforme bâtie sur 
des cryptoportiques était occupée par le temple, entouré de portiques et précédé à l’est par une 
porte. 
Dès la 2e moitié du Ier s., une importante campagne d’embellissement est réalisée sur le 
sanctuaire. Les travaux touchent également les rues, élargies et dallées, l’installation de deux 
grands collecteurs et d’une fontaine publique (aujourd’hui place de Trion). Les façades longeant 
les rues sont dotées de vastes portiques. 
La trame urbaine ne subit ensuite plus de remaniement, jusqu’à l’abandon du quartier fin IIIe 
s. 
L’existence d’un cirque à Lugdunum est connue par l’épigraphie. Selon une hypothèse récente, 
les vestiges trouvés rue H. Le Chatelier et rue P.-M. Jaricot et appartenant à un édifice 
monumental seraient ceux du cirque antique.  
L’aqueduc alimentant le quartier du Verbe Incarné aboutissait rue Radisson, après un parcours 
de quelque 86 km. Les piles conservées à l’extrémité Ouest de cette rue ont conservé leur 
exceptionnel appareil réticulé. 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Antiquité 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Légendes des photos pages suivantes : 
1 – Amphithéâtre des Trois Gaules, rue Lucien Sportisse, Lyon 1er  
2 – Théâtre de Fourvière, Lyon 2nd  
3 & 4 – Aqueduc du Gier, fort de Saint-Irenée – Lyon 5ème (photo page suivante) 
4 – Mausolées romains, place Eugène Wernert, Lyon 5ème (photo page suivante) 
 
Objectifs : Conserver et valoriser les vestiges du site originel 
- Préserver au maximum les vestiges enfouis ; 
- Assurer la conservation des vestiges mis à jour ; 
- Mettre en valeur (lecture et articulation avec les abords de la ville actuelle) les principaux monuments : 
amphithéâtre des 3 Gaules, parc archéologique de Fourvière… 
- Mettre en valeur des voies antiques : conservation des linéaires, continuité des cheminements ; 
- Intégrer la trame originelle (qui se révèle peu à peu) du plateau de Fourvière dans les grands projets 
d’aménagement ; 
- Préserver et mettre en valeur les réseaux d’aqueducs et le réseau hydrographique (puits, fontaines, 
réservoirs…) 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Antiquité 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Antiquité 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Moyen-âge, Renaissance 
 
 
Période 2 : Lyon au Moyen-âge/Renaissance : une cité marchande et religieuse ; 
un centre économique et politique international 
 
I - Repères historiques  
 Siège épiscopal, Primat des Gaules, Lyon fut l’une des villes hors d’Italie les plus visitées par 
les papes, Lyon étant, pendant quelques années, capitale de la chrétienté. Ville marchande 
puissante, Lyon accueillit à partir du XIIIe siècle un grand nombre de congrégations religieuses 
nouvelles. Le pouvoir royal fit de Lyon, la base géographique et l’instrument financier de sa 
politique d’intervention en Italie : institution par Louis XI de quatre foires franches annuelles 
qui attirent des produits du monde entier (notamment la soie). Apparue à Lyon dès 1472, 
l’imprimerie profite de cette prospérité croissante. La ville gothique accueillera grâce aux 
nombreux banquiers venus d’Italie les premières manifestations de la Renaissance. 
 
- La ville : 
 
Ville d'importance seconde, autonome, indépendante au Moyen-âge ; 
 
Rattachement à la France en 1312 (15.000 à 18.000 habitants), puis une ville frontière ; 
 
Puis capitale économique à partir de 1450 : foires marchandes, secteur bancaire, imprimerie 
(troisième rang européen derrière Venise et Paris), comptoirs italiens, allemands, néerlandais ; 
 
Apparition de l'industrie de la soie, dans les années 1530 ; 
 
Fort développement : 25.000 habitants en 1450, environ 70.000 en 1550. 
 
II.1 - Evolution et développement : au Moyen-Âge 
 Structuration globale de la ville contemporaine 
 
Régression puis redéveloppement en Presqu'ile et rive droite de la Saône ; 
 
Reconstructions de ponts sur la Saône (pont du Change) et le Rhône ; 
 
Fortifications (Fossé de la Lanterne aux Terreaux, Quartier Canonial autour de la cathédrale) ; 
 
Nombreux chantiers d'édifices et complexes religieux ; 
 
Premiers grands équipements urbains : les Hôpitaux (Hôtel-Dieu). 
 
II.2 - Evolution et développement : à la Renaissance 
 
Reconstruction progressive de la ville, qui se densifie au cœur de ses fortifications ; 
 
Transformations / modernisations des fortifications ; 
 
Destruction des remparts du quartier Canonial ; 
 
Création d'équipements dédiés à l'enseignement : Lycée Ampère (1519). 
 
III – L’urbanisme  
Eléments emblématiques : 
 
Le tissu urbain du vieux-Lyon (rue du Bœuf, Juiverie, Saint Jean, 3 Marie, Saint Georges…) et 
de la presqu’ile (de l’arbre Sec, Mulet, Pleney, Mercières, Platière, Lanterne, Port du temple) ; 
 
Les "montées" ; notamment la Montée de la Grande-Côte, la montée du Gourguillon ; 
 
Le parcellaire médiéval lié à ces édifices, parcelles étroites et profondes intégrant cours et 
traboules ; 
 
La Place Bellecour, créée par le Baron des Adrets ; 
 
Les fortifications et enceintes (ville, quartier cathédral, Saint-Just, mur Saint-Sébastien). 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Moyen-âge, Renaissance 
 
 
Typologies urbaines : 
 
Un urbanisme spontané, hérité pour une part de la période antique ; 
 
Des rues tracées par les flux de déplacements et contraintes par le site (dénivelés, rivière et 
fleuve, points de passages : bacs, ponts, portes fortifiées) ; 
 
Des rues sinueuses et peu larges (quatre à six mètres) bordées d’édifices étroits, élancés et 
profonds ; 
 
Les places traduisent un besoin de rassemblement ponctuel. Elles ne sont pas nécessairement 
liées à la valorisation d'un élément particulier. Elles peuvent héberger un élément monumental 
ou utilitaire (statue, fontaine, puits, buste, etc.) mais celui-ci ne sera qu’assez rarement placé au 
centre de l’espace, mais plutôt rejeté sur un côté. 
 
IV – L’architecture et l’édifice  
Contexte architectural : 
 
Une ville de contact entre influences méditerranéennes (romanisante) et de l'Europe du Nord 
(gothicisante) ; la Renaissance étant importée par les marchands Italiens puis par les nobles 
français partis "guerroyer" ; 
 
Une ville de maçonnerie enduite, dense, aux immeubles très hauts et aux façades très percées, 
en lien avec la grande qualité des matériaux locaux, disponibles en abondance. 
 
Eléments emblématiques : 
 
Le baptistère (Haut Moyen-âge, vestiges archéologiques) ; 
 
Le château de Pierre-Scize (Xème siècle puis modernisé, détruit) ; 
 
La Manécanterie (X-XIème siècle) ; 
 
La basilique Saint-Martin d’Ainay (vers 1107) ; 
 
Le porche de l’église Saint-Pierre (XIIème siècle) ; 
 
Les églises Saint-Paul et Saint-Bonaventure 
 
La primatiale Saint-Jean et le quartier canonial (1160-1481) ; 
 
L'église Saint-Nizier (1303-1580, XIXème siècle) ; 
 
Les premières "Maisons des Champs" sur les Balmes, appartenant aux négociants : forte 
présence des Florentins, des Génois, des Siennois, des Allemands (XV, XVIème siècle) ; 
 
Les édifices civils composant les quartiers Saint-Jean, Saint-Paul, Mercière, Pêcherie, Saint-
Vincent, Saint-Georges : maison Thomassin (XIII, XV, XVIème siècle et ultérieurs), hôtel de 
Gadagne (1527), maison Debourg (début XVIème siècle), hôtel de Bullioud (XV, XVIème 
siècles), hôtel de la Couronne (fin XVème), etc. 
 
 
 
Thermes 
Vieil hôtel de Ville


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Moyen-âge, Renaissance 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Typologies architecturales : 
 
L’immeuble « monofamilial » puis « multifamilial » : XV-XVIème siècle 
- 
Matériaux et structure : Immeubles subsistants à structure en pierre : maçonneries en 
moëllons de pierre jaune des Mont d’Or, enduites, pierres de taille, escaliers et paliers en 
pierre de Saint-Fortunat. Enduits de chaux, badigeon. Charpente bois. Planchers bois 
sommiers solive ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : longue et étroite (5 à 7,50mètres) ; bâtiment placé sur rue.  
- 
Organisation du bâti : L’accès à la cour ou au jardin se fait par une allée couverte sous 
voûtes rejetée sur un côté de l’édifice. L’allée couverte ou la cour commande l’escalier 
desservant les étages. Durant la croissance de la ville (1450-1570) les jardins et grandes 
cours seront bâties, les immeubles surélevés. L’escalier sera alors doté d’une galerie 
voutée, desservant les deux corps de bâti à chaque étage ; 
- 
Escaliers : En vis et pierre, dans la majorité des cas. Souvent placé en semi hors 
d’œuvre, parfois intégré au bâti. Dans le vieux Lyon, l’escalier peut dépasser l’immeuble 
en hauteur et symboliser une « tour de guet » ; 
 
- 
Toitures :  
- 
Toiture deux pans, faible pente (28-30%; panne sur refend), couverture tuiles creuses 
canal en terre cuite, à forts débords (renvoi de la pluie sur le milieu de la rue), débords 
ayant été réduits au XIX° siècle ; 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : Rez-de-chaussée à arcades surmonté d’un ou deux étages carrés 
identiques et parfois d’un étage sous comble ou d’un galetas à fenêtres carrées ;    
- 
Composition : Compositions irrégulières. La symétrie n’est pas recherchée. Les travées 
peuvent être désalignées, d’espacement irrégulier, et sans rapport avec l’organisation du 
rez-de-chaussée (pas de superposition des pleins et des vides). Immeubles étroits, 
usuellement deux à quatre travées. Les façades peuvent être très percées, les travées 
inexistantes ou minimales ; 
- 
Modénatures : Enduits au mortier de chaux. Décors gothiques (arcs brisés, arcades en 
anse de panier, ogives, accolades, etc.) puis d’influence italienne, pseudo-antiquisante 
(mascarons, arcs en plein cintre, pilastres, réinsertion des ordres romains, etc.). Les 
encadrements de fenêtres constituent l’essentiel des décors.  
 
 
 
 
Objectifs : 
- Maintenir l’organisation urbaine, tissu dense, parcellaire en lanière, système des cours / traboules ; 
- Valoriser les limites : anciennes fortifications : murailles et emplacement des « portes » ; 
- Conserver et valoriser les édifices de qualité (Cf. typologies), notamment les pieds d’immeubles très 
ouverts, les cours et tours d’escaliers, les baies à meneaux et traverses... 
- Relier ces tissus urbains au paysage (balmes et cours d’eau). 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Moyen-âge, Renaissance 
 
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Baies verticales à croisée (traverses et meneaux) ou demi-croisée 
(traverse) de pierre divisant l’embrasure en quatre ou deux compartiments inégaux (1/3 
– 2/3). Elles peuvent tendre vers le carré. Linteau droit ou en arc brisé pouvant former 
tympan (maison Thomassin). Encadrement usuellement très mouluré (tores et listels, 
bases prismatiques, etc.). L’appui de fenêtre est constitué par un cordon filant mouluré 
régnant sur la façade ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Menuiseries bois, usuellement ouvrant sur l’extérieur par des 
charnières horizontales, ou fixes, parfois à guillotine. Les menuiseries sont 
individualisées par compartiment. Typiquement, les menuiseries inférieures supportent 
un papier huilé, les menuiseries supérieures un papier huilé ou un verre serti dans une 
structure plomb diagonalisée (vitrail). Fermeture à targette. Parfois, simple volet. 
- 
Occultations : Volets (intérieurs) pleins, usuellement individualisés pour chaque 
compartiment de croisée.  
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : Pieds d’immeubles très ouverts sur les rues commerçantes, moins 
ailleurs. Arcades en anse de panier, parfois en arc surbaissé. Typiquement, deux arcades 
en anse de panier et une porte sur un côté composent le pied d’immeuble XV-XVI siècle, 
en pierre jaune ou blanche.  
- 
Encadrements de porte : en pierre de taille, moulurés, intégrés dans les soubassements. 
- 
Menuiseries de portes : A lames croisées de largeur irrégulière, cloutées, souvent basses. 
Peu d’impostes ; 
- 
Devantures : en bois positionnées à l’extérieur, en deux ouvrants horizontaux, l’ouvrant 
bas servant à l’exposition de la marchandise, l’ouvrant haut à sa protection ; 
 
- 
Transformations ultérieures : Surélévations de plusieurs étages, transformation du 
galetas en étage carré, suppression des croisées à traverse et meneaux, agrandissement des 
embrasures de fenêtre par le bas, suppression des volets, ajout de lambrequins, jalousies et 
persiennes. Installation d’ascenseurs. Ces immeubles peuvent avoir fait l’objet de 
réalignements, entrainant dépose de la façade et repose de l’ancienne en retrait, ou 
reconstruction « contemporaine » (XIX° siècle).  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Moyen-âge, Renaissance 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 – Place du Gouvernement, Lyon 5ème 
2 – Montée de la Grande Côte, Lyon 1er  
3 – Impasse de la Platière, Lyon 1er  
4 – Rue Mercière, Lyon 2ème  
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
Moyen-âge, Renaissance 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
Période 3 : Lyon classique et "baroque" / XVIIe-XVIIIe : la ville pré-industrielle 
 
I - Repères historiques  
Le tissage de la soie introduit à Lyon en 1536, resté longtemps lié à la soierie italienne, 
s’émancipe au XVIIIe avec la « Fabrique » Lyonnaise. Les grands travaux d’urbanisme sont 
initiés avec les plans d’extension de Perrache et Morand. 
 
- La ville : 
 
Une ville disposant d'une autonomie limitée, suite à l'édit de Chauny (1595), sanctionnant la 
participation active de la ville à la Sainte-Ligue ; 
 
Une ville en déclin suite aux guerres de religion, ne retrouvant une certaine prospérité qu'au 
XVIIIème siècle ; 
 
Une affirmation progressive de l'industrie textile (soies) aux dépends des secteurs traditionnels 
de l'imprimerie et de la banque, affaiblis par les Guerres de Religion ; 
 
Une ville surpeuplée. 
 
II – Evolution et développement  
 
Nombreuses implantations religieuses à partir des années 1580, afin d'affaiblir la présence 
protestante ; 
 
Forte augmentation démographique nécessitant la construction ou reconstruction 
d'équipements : Hôtel-Dieu, Hôpital de la Charité, nombreuses églises ; 
 
Volonté d'étendre la ville en lien avec la pression démographique et l'enrichissement bourgeois 
: quartier Saint-Clair, projets de Morand, de Perrache. Les gains se font sur la Saône et le Rhône 
: premiers quais, comblements ; 
 
Equipements et espaces publics : Hôtel de Ville, Loge du Change, aménagement de la place 
Bellecour. 
 
III – L’urbanisme  
Eléments emblématiques : 
 
Aménagements de ponts permettant le franchissement du Rhône vers la rive gauche (pont 
Morand en 1771), multiplication des ponts sur la Saône ; 
 
Premiers quais hauts et ports aménagés, demeurant ponctuels : quai de Retz (1741), de Saint-
Clair (1760), quai Monsieur (1772), chaussée Perrache, port Saint-Clair, port du Roi, port Saint-
Antoine, etc. ; 
 
Le tissu urbain du Lyon XVIIIe (rue Royale, grande rue des Feuillants, rue des remparts d’Ainay, 
rue Auguste Comte, rue de la Charité, rue Boissac, Place Bellecour (1627) etc.). ; 
 
La place des Terreaux. 
 
Typologies urbaines : 
 
La ville reste sur un tissu médiéval qui ne se développe vraiment qu’au XIX° siècle. 
 
Le plan type des quartiers ou villes nouvelles est le plan en damier (plan Morand, Saint-Clair) 
; 
 
Invention et diffusion des « Promenades » ultérieurement déclinées en boulevards, quais, mails 
arborés ; 
 
Les rues nouvelles sont rares, droites et rectilignes, mais peuvent encore être étroites ; 
 
Les quais du Rhône, bâtis de façades alignées et ordonnées, sont les ambassadeurs de la ville ; 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 
Au sein de la ville ancienne, les opérations sont très limitées : élargissements réduits de voiries 
existantes, alignements de façades, petites opérations ponctuelles opportunes ; 
 
Les opérations privées deviennent importantes : Saint-Clair. 
 
IV – L’architecture et l’édifice 
Contexte architectural : 
 
Nouveaux matériaux : diffusion à grande échelle des fers forgés, des verres de moyennes et 
grandes dimensions, exploitation de nouvelles pierres (choins de Villebois courant XVIII° 
siècle) ; 
 
Début de la centralisation : l'Académie royale d'architecture (1671) diffuse le classicisme 
français sur l’ensemble du territoire, forte résistance Lyonnaise ; 
 
Période d'innovations se diffusant lentement sur le territoire : porte-fenêtre, art des ferronneries, 
escaliers suspendus, croisées de bois puis fenêtres à battants ; disparition des escaliers en vis et 
des fenêtres à croisées ; amélioration du chauffage ; 
 
Redécouverte de l’Antiquité grecque, introduisant de nouveaux ordres et fondant le néo-
classicisme (église Saint-Vincent) ; 
 
Une succession de mouvements : classique, rocaille, puis néoclassique en lien avec la 
redécouverte de Pompéi et d'Herculanum dans les années 1740.  
 
Eléments emblématiques : 
 
Nombreux couvents, églises et clos : Carmes Déchaussés (archives départementales du Rhône, 
section ancienne), Chartreux, Oratoriens, Visitandines, Clarisses, Capucins, Dames de Saint-
Pierre (1659-1689) ; église Saint-Polycarpe (1665-1670, façade de 1756), église Saint-Vincent 
(1759-1789), chapelle de la Trinité (1617-1622) ; 
 
Quelques grands programmes publics : Hôtel de Ville (1645-1651, 1700-1705), Loge du 
Change (1745-1780), Hôtel-Dieu (petit dôme, 1622-1636 ; façade sur Rhône et grand Dôme 
1741-1749), Hôpital de la Charité (1622, détruit), Hôtel du Gouverneur (rue Boissac, 1620, 
détruit), Palais de Roanne (reconstruction en 1639, détruit), façades de la place Bellecour (1717, 
1726, détruites) Grenier d’Abondance (1722-1728) ; 
 
Rares hôtels particuliers : quartier d'Ainay, place Bellecour : hôtel de Varey, Hôtel de Villeroy, 
hôtel de Lacroix-Laval, hôtel de Varissan, etc. 
 
Premières « maisons de Soyeux » : maison Tolozan (1741). 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Thermes 
Objectifs : 
- Poursuivre la mise en valeur et le réaménagement des quais et des places majeures 
- Restaurer et valoriser les grands édifices publics et hôtels particuliers 
- Conserver et valoriser les édifices de qualité (Cf typologies, notamment les pieds d’immeubles, les cours 
et passages, les modénatures et ouvrages des baies, …). 
- Valoriser les anciens clos religieux. 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
Typologies architecturales : 
L’immeuble de rapport : XVIIème siècle 
- 
Matériaux et structure : Immeubles subsistants à structure en pierre : maçonneries en 
moëllons de pierre des Mont d’Or, pierres de taille, escaliers et paliers en pierre de Saint-
Fortunat. Enduits de chaux, badigeon. Charpente bois. Planchers bois sommiers solive, à la 
française (tant plein que vide) ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Majorité d’immeubles de reconstruction, pouvant englober deux parcelles 
bâties étroites. Parcelles plus larges (10 à 17mètres – 50pieds) demeurant profondes ; 
- 
Organisation du bâti : Le bâtiment principal est placé sur rue, le bâtiment secondaire 
sur cour. L’accès à la cour se fait par une allée couverte sous voûtes rejetée sur un côté 
de l’édifice. L’allée couverte ou la cour commande l’escalier en vis et la galerie 
desservant les étages. Ponctuellement, galerie traversant les deux édifices et 
communiquant avec d’autres immeubles ou cours (traboules) ; 
- 
Escaliers : En vis et pierre, tardif. Souvent placé en semi hors d’œuvre, parfois intégré 
au bâti. Le ou les derniers étages peuvent être desservis par un escalier de bois. L’escalier 
droit rampe sur rampe, « à l’italienne » de même que l’escalier « à la lyonnaise » fait 
son apparition. Paliers et repos sur voutes d’arrêtes. Les galeries sont courantes, 
accompagnées de rambardes en fer forgé aux motifs courbes spiralés ; 
 
- Toitures :  
- 
Toitures deux pans, faible pente (panne sur refend), couverture tuiles creuses terre cuite, 
à forts débords (renvoi de la pluie sur le milieu de la rue), débords ayant été réduits au 
XIX° siècle ; 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : Rez-de-chaussée à arcades en plein-cintre surmonté de deux à quatre 
étages carrés et parfois d’un étage sous comble ou d’un galetas à fenêtres carrées. Rez-
de-chaussée et étages carrés peuvent ponctuellement être séparés par un bandeau ou une 
corniche. Hiérarchie des étages, premier étage « noble » dit « droit » ;    
- 
Composition : Compositions se régularisant. La symétrie est recherchée. Les travées 
sont régulièrement espacées et ordonnées. Les rez-de-chaussée intègrent la composition 
de la façade (pleins et vides superposés). Façades étroites ou plus larges atteignant 
couramment cinq à six travées. Le ratio plein sur vide augmente dans le courant du siècle 
et les trumeaux s’élargissent. Les cages d’escalier rampe sur rampe peuvent s’éclairer 
sur la façade et impacter les compositions. Les angles peuvent être soulignés (statues et 
niches, pierres d’angle) ; 
- 
Modénatures : Enduits au mortier de chaux. Décors à motifs renaissants majoritaires : 
pilastres, frontons, clés de voutes saillantes, entablements, arc en plein cintre, etc. Des 
corniches de baies régnant ou non sur la façade sont présents. Les encadrements et 
croisées sont simples. Le rez-de-chaussée fait l’objet d’un soin particulier, notamment 
les encadrements de porte, très travaillés. 
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Baies verticales à croisée ou demi-croisée de pierre divisant l’embrasure 
en quatre ou deux compartiments inégaux (1/3 – 2/3). Elles peuvent tendre vers le carré. 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
Linteau droit. Encadrement et croisées très simples et sans moulures. L’appui de fenêtre 
est constitué par un cordon filant mouluré régnant sur la façade. Parfois, des corniches 
moulurées sont présentes, la fenêtre tend à s’individualiser progressivement (apparition 
de trumeaux réguliers). En fin de siècle, l’apparition de la fenêtre à la française conduit 
au remplacement des croisées pierre par des croisées bois ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Menuiseries bois, usuellement à guillotine ou fixes, parfois 
s’ouvrant sur l’extérieur par des charnières horizontales. Les menuiseries sont 
individualisées par compartiment. Typiquement, les menuiseries inférieures supportent 
un papier huilé, les menuiseries supérieures un papier huilé ou un verre serti dans de 
petits bois. Le verre se diffuse dans les constructions soignées. Fermeture à l’aide de 
targettes ou d’espagnolettes. En fin de siècle, apparition de la fenêtre à la française, 
dotée de croisées bois ; 
- 
Occultations : Volets (intérieurs) pleins, usuellement individualisés pour chaque 
compartiment de croisée. Les menuiseries de fenêtre sont placées très près du nu de la 
façade, de manière à permettre la fermeture du volet dans l’embrasure. 
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : Pieds d’immeubles très ouvert sur les rues commerçantes, moins 
ailleurs. Arcades en anse de panier, en arc surbaissé, plus rarement en plein cintre. 
Typiquement, deux arcades en anse de panier ou surbaissé et une porte sur un côté. Sur 
les immeubles plus larges, la porte sera centrée, encadrée de deux arcades de chaque 
côté. Le pied d’immeuble est travaillé : claveaux d’arc apparents, nombreux et de petites 
dimensions, clés de voûtes saillantes. Prédominance de la pierre de Saint-Fortunat 
(grise, coquillée) ; 
- 
Encadrements de portes : ouvragés : jambages, entablements et frontons, jambages et 
arc en plein cintre, tympans percés d’oculus, etc.  
- 
Menuiseries de portes : Portes bois dites « à compartiments » d’abord simples puis 
évoluant vers un style « classique » à cadres, octogones et crossettes. Multiplication des 
impostes sous voûte en plein cintre ainsi que des oculi en entablement, fermés par des 
ferronneries ; 
- 
Devantures : en bois positionnées à l’intérieur, en deux ouvrants horizontaux, ouvrants 
vers l’intérieur ou à coulisse ; 
 
- 
Transformations ultérieures : Surélévations de plusieurs étages, transformation du 
galetas en étage carré, suppression des croisées à traverse et meneaux, abaissement des 
appuis de fenêtres, suppression des volets, ajout de lambrequins, jalousies et persiennes. 
Installation d’ascenseurs. Ces immeubles peuvent avoir fait l’objet de réalignements, 
entrainant dépose de la façade et repose de l’ancienne en alignement, ou reconstruction 
« contemporaine » (XIX° siècle). 
 
 
 
 
 


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PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 – Montée de la Grande Côte, Lyon 1er  
2 – Rue de la Monnaie, Lyon 2ème  
3 – Rue de la Platière, Lyon 1er  
4 – Quai de Bondy, Lyon 5ème  


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
L’immeuble de rapport classique ou rocaille : 1710-1760 
- 
Matériaux et structure : Immeubles à structure en pierre : maçonneries en moëllons de 
pierre des Mont d’Or enduites, pierres de taille, escaliers et paliers en pierre de Saint-
Fortunat. Apparition de la pierre de Villebois : soubassements, linteaux, frontons, 
bandeaux, etc. Enduits de chaux, badigeon. Charpente bois. Planchers bois sommiers 
solive ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Parcelles et bâtiments larges, en alignement sur rue. Ponctuellement 
reconstructions au sein d’îlots et génération d’immeubles sans façade sur rue ; 
- 
Organisation du bâti : L’allée centrale ou latérale, voûtée d’arêtes ou non, mène 
usuellement à une cour dallée de moyenne ou grande dimension pouvant intégrer des 
dépendances : écuries, citerne, puits, pompe. L’allée commande la cage d’escalier. L’îlot 
peut compter plus de deux corps de bâti en épaisseur. L’espace urbain ou privé est 
hiérarchisé (façade principale, façade secondaire, cour principale, cour de service) ; 
- 
Escaliers : Prédominance des escaliers rampe sur rampe à mur noyau central, rampe sur 
rampe à deux noyaux ou dits « carrés » à quatre noyaux. Paliers et repos carrelés sur 
voûtes d’arêtes ou monolithiques (pierre de Saint-Fortunat). Les escaliers sont 
usuellement dans œuvre mais ouverts sur cour (petit ou grand côté). Ferronneries 
ouvragées. Les galeries sont moins nombreuses ; 
 
- 
Toitures :  
- 
Toitures deux pans, faible pente (panne sur refend), couverture tuiles creuses terre cuite, 
à débords intermédiaires ou faibles, corniche bois. Apparition ponctuelle de lucarnes et 
de toitures mansardées à revêtement ardoises ou tuiles vernissées ; 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : 
Ordonnance 
tripartite : 
soubassement, 
corps, 
couronnement : 
soubassement de hauteur intermédiaire comprenant un rez-de-chaussée surmonté de 
trois à quatre étages carrés et usuellement d’un étage sous comble à surcroit éclairé de 
fenêtres carrés. Les entresols apparaissent et intègrent le soubassement, la hiérarchie des 
étages est affichée (balcons de taille décroissante, travée centrale affirmée). 
Soubassement et corps sont distincts, séparés par une corniche et/ou un traitement 
distinct (enduit/pierre de taille). Hiérarchie des étages se traduisant par une 
simplification des modénatures et une diminution des hauteurs sous plafond ;    
- 
Composition : Compositions régulières et symétriques. Les travées sont régulièrement 
espacées et ordonnées et règnent. Façades larges, de cinq à neuf travées, en nombre 
impair. Les trumeaux sont larges. Les verticales sont affirmées, les avant-corps sont 
employés mais demeurent peu communs. Les angles peuvent être soulignés (statues et 
niches, pierres d’angle). Apparition des balcons, placés sur la travée centrale ; 
- 
Modénatures : Enduits au mortier de chaux. Décor français classique tendance rocaille 
mais demeurant sage et discret en façade : agrafes, clés, coquilles, mascarons. 
Soubassements et couronnements sont soignés et concentrent les éléments de décor. 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Baies rectangulaires, très élancées et verticales. Encadrements simples 
à arcs segmentaires surbaissés typiques de la période. Chambranles fins et peu affirmés, 
agrafes ponctuelles ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Les progrès de la menuiserie permettent la diffusion d’un 
modèle occupant la totalité de l’embrasure : les croisées de pierre deviennent obsolètes. 
La structure fixe de ces menuiseries forme dans un premier temps une croisée de bois, 
qui disparaitra par la suite. Les carreaux de verre sont de petites dimensions (15x15 
environ) et maintenus par des petits bois. Le papier huilé reste présent sur les 
constructions pauvres ou les parties peu nobles (cages d’escaliers, cours). Ouvrants 
usuellement à guillotine, mais apparition de la fenêtre à deux vantaux verticaux ouvrant 
vers l’intérieur (sans croisées de bois). La fenêtre est verticale, haute. L’allège basse fait 
entrer la lumière et nécessite un garde-corps en ferronnerie. La porte-fenêtre se diffuse 
et permet une augmentation du nombre de balcons, centrés sur la façade. Fermeture à 
espagnolette, parfois crémone. Fenêtres placées proches du nu de la façade. ; 
- 
Occultations : Volet de bois, intérieur. Modèle pouvant être articulé de manière à se 
rabattre contre le tableau. Peut reproduire les motifs de boiseries de la pièce. 
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : en pierre de taille pouvant intégrer un entresol. Baies de grande 
hauteur, monumentales, à linteau en arc surbaissé. Les arcs sont habituellement réduits 
aux deux sommiers et à la clé, tous de grandes dimensions. Bossages à refends 
fréquents ; 
- 
Encadrements de portes : pouvant être très soignés. Typiquement, chambranle à 
mouluration continue (scoties, etc.). Ponctuellement, décor très chargé de style Rocaille, 
à jambages concaves supportant un entablement et clé saillante de grandes dimensions 
sur arc surbaissé mouluré. Embrasures profondes ; 
- 
Menuiseries de portes : Portes cochères monumentales à double vantail et portes 
piétonnes à simple vantail cohabitent. Les portes « Rocaille » sont particulièrement 
soignées et développent des motifs d’arabesques, courbes ou floraux d’inspiration 
classique et baroque. Vantail usuellement surmonté d’une imposte percé d’un jour fermé 
d’une ferronnerie aux motifs courbes. Composition tripartite : parquet (ou appui), 
panneau ou table, imposte ; 
- 
Devantures : traitées en feuillure. 
 
- 
Transformations ultérieures : Suppression des volets, ajout de lambrequins, jalousies et 
persiennes. Installation d’ascenseurs. Fermetures des cages d’escalier. Ces immeubles 
peuvent avoir fait l’objet de réalignements. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 – Quai Jean Moulin, Lyon 1er  
2 – Rue de la République, Lyon 2ème  
3 – Place de la Baleine, Lyon 5ème  
4 – Place Ennemond Fousseret, Lyon 5ème  
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 L’immeuble de rapport classique ou néoclassique : 1760-1795 
- 
Matériaux et structure : Immeubles à structure en pierre : maçonneries en moëllons de 
pierre des Mont d’Or enduites, pierres de taille, escaliers et paliers en pierre de Saint-
Fortunat. Généralisation de la pierre de Villebois : soubassements, linteaux, frontons, 
bandeaux, etc. Enduits de chaux, badigeon. Charpente bois. Planchers bois sommiers 
solive ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Parcelles et bâtiments larges, en alignement sur rue ; 
- 
Organisation du bâti : L’allée centrale ou latérale, à plafond plat ou en plein cintre, mène 
usuellement à une cour dallée de moyenne ou grande dimension pouvant intégrer des 
dépendances : écuries, citerne, puits, pompe. L’allée commande la cage d’escalier. L’îlot 
peut compter plus de deux corps de bâti en épaisseur. L’espace urbain ou privé est 
hiérarchisé (façade principale, façade secondaire, cour principale, cour de service) ; 
- 
Escaliers : Prédominance des escaliers rampe sur rampe à mur noyau central, rampe sur 
rampe à deux noyaux ou dits « carrés » à quatre noyaux. Paliers et repos sur dalles 
monolithique (pierre de Saint-Fortunat). Quelques escaliers suspendus (sans noyau) 
dans les constructions bourgeoises ou nobles. Les escaliers sont usuellement dans œuvre 
mais ouverts sur cour (petit ou grand côté). Ferronneries ouvragées. Les galeries sont 
peu nombreuses, les édifices intégrant leur propre cage d’escalier ; 
 
- 
Toitures :  
- 
Toitures deux pans, faible pente (panne sur refend), couverture tuiles creuses terre cuite, 
à débords intermédiaires ou faibles, corniche bois ou pierre. Apparition ponctuelle de 
lucarnes et de toitures mansardées à revêtement ardoises ou tuiles vernissées. Premières 
cheminées destinées au chauffage des logements bourgeois ; 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : 
Ordonnance 
tripartite : 
soubassement, 
corps, 
couronnement. 
Soubassement de hauteur intermédiaire composé d’un rez-de-chaussée, surmonté de 
trois à quatre étages carrés de grande hauteur et usuellement d’un étage sous comble à 
surcroit éclairé de fenêtres carrés.  Les entresols apparaissent et intègrent le 
soubassement, la hiérarchie des étages est affichée. Soubassement et corps sont 
distincts, séparés par une corniche et/ou un traitement distinct (enduit/pierre de taille) ;    
- 
Composition : Compositions régulières et symétriques. Les travées sont régulièrement 
espacées et ordonnées et règnent. Façades larges, de cinq à neuf travées, en nombre 
impair. Les trumeaux sont larges. Les verticales sont affirmées, les avant-corps sont 
employés : il y a monumentalisation de l’édifice. Les angles peuvent être soulignés 
(statues et niches, pierres d’angle) ; 
- 
Modénatures : Enduits au mortier de chaux. Décor français principalement néoclassique 
: bossages à refends, pilastres, frontons triangulés et cintrés, oves, guirlandes, tables, 
mascarons, clés saillantes, frises de grecques, gouttes, etc. Prédominance des ordres 
nobles corinthiens et composites, et de l’ordre colossal français. Soubassements et 
couronnements sont soignés et concentrent les éléments de décor. 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Baies rectangulaires et verticales. Parfois simple et peu marqué, souvent 
très ouvragé sur les façades des constructions bourgeoises. Chambranle large souligné 
par un contour traité en relief, de forme rectangulaire ou à crossettes mais pouvant être 
complexifié : appuis et consoles à gouttes, tables recevant des frises et guirlandes, 
corniches de baies droites, frontons cintrés, etc. ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : La fenêtre est verticale. Les appuis en ferronnerie se raréfient.  
Les carreaux de verre peuvent être de grandes dimensions (40x40) après 1760, mais 
prédominance globale des petits carreaux et petits bois jusqu’au début du XIX° siècle. 
Ouvrants à battants verticaux ouvrant vers l’intérieur, à trois ou quatre grands carreaux. 
Le papier huilé reste présent sur les constructions pauvres ou les parties peu nobles 
(cages d’escaliers, cours). Fermeture à espagnolette ou crémone ; 
- 
Occultations : Usuellement un volet de bois, intérieur. Modèle pouvant être articulé de 
manière à se rabattre contre le tableau, parfois remplacé par un rideau de tulle. 
Introduction de la jalousie, puis du lambrequin simple en bois en fin de siècle (hôtel de 
Sarron). 
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : en pierre de taille et intégrant couramment un entresol dont le 
traitement est très varié. Au rez-de-chaussée, baies à linteau usuellement droit traité en 
plate-bande ou surmonté d’une table. A l’entresol, baies de faible hauteur, à linteau 
usuellement droit traité en plate-bande ou couronnées d’un arc en plein cintre, parfois 
surbaissé. Omniprésence des bossages à refends sur l’ensemble du soubassement.  
- 
Encadrements de portes : pouvant être très soignés, reprenant des motifs habituels 
(jambages supportant un entablement, un linteau droit traité en plate-bande ou un arc en 
plein cintre, l’ensemble étant couramment à bossages à refends et/ou doté d’une clé 
saillante, ponctuellement d’un mascaron). 
- 
Menuiseries de portes : Portes cochères monumentales à double vantail et portes 
piétonnes à simple vantail cohabitent. Style classique ou néoclassique affirmé : 
prédominance de motifs antiquisants (guirlandes, frises de grecques, goutes, oves, etc.). 
Composition tripartite : parquet (ou appui), panneau ou table, imposte, ponctuellement 
percé d’un oculus fermé de ferronneries et encadré de guirlandes ; 
- 
 Devantures : traitées en feuillure ; 
 
- 
Transformations ultérieures : Suppression des volets, ajout de lambrequins, jalousies et 
persiennes. Installation d’ascenseurs. Fermeture des cages d’escaliers. Ces immeubles 
peuvent avoir fait l’objet de réalignements. 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 - Quai André Lassagne, Lyon 1er  
2 – Rue Royale, Lyon 1er   
3 – Ancienne Manécanterie, Avenue Adolphe Max, Lyon 5ème  
4 – Ancienne Manécanterie, Avenue Adolphe Max, Lyon 5ème  
 
 


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PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
XVIIème, XVIIIème siècle 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
Période 4 : Lyon, première moitié du XIX° siècle : de la Révolution à 1845 
 
I - Repères historiques  
L’imposition de l’utilisation des soieries lyonnaises dans toutes les cours lyonnaises par 
Napoléon Ier favorisa l’essor considérable de la soierie dans la 1e moitié du siècle, ce qui 
engendra la construction d’immeubles-ateliers et l’installation des canuts dans les pentes de la 
Croix-Rousse.  
La Révolution permettra la libération de nombreux tènements fonciers au sein de la ville dense 
de Lyon. 
 
- La ville : 
 
Une ville affaiblie par la Révolution, puis redynamisée par la 
politique 
de 
"grandes 
commandes" de Napoléon (ameublement d'anciens châteaux 
royaux) ; 
 
Une forte puissance économique liée à l'industrie textile, en 
progression constante au 
début du XIX° siècle ; 
 
Une industrie textile impulsant d'autres industries : 
horticulture 
(motifs 
floraux), industrie chimique (colorants et teintures pour tissus) 
; 
 
Une forte progression de la population, en lien avec le 
développement 
économique, 
conférant 
de 
nouveaux 
moyens 
aux 
municipalités ; 
 
De nombreuses tensions sociales, la mono-industrie textile 
rendant 
la 
ville 
très 
sensible aux aléas économiques européens puis mondiaux : 
révoltes des canuts de 
1831 et 1834, puis 1848 et 1849. 
 
II - Evolution et développement 
 
Un fort développement urbain, souvent d'initiative privée, en rapport avec le développement 
économique de la ville : Pentes de la Croix-Rousse, plateau de la Croix-Rousse, rive gauche du 
Rhône, quartiers Perrache et Sainte-Blandine ; 
 
La Révolution se traduisant par la vente de biens saisis (notamment les bâtiments de couvents), 
de nombreux clos sont démolis afin d'être lotis ( sur les Pentes de la Croix-Rousse) ou réaffectés 
(casernes…) ; 
 
Un urbanisme traduisant le peu de moyens financiers et juridiques des Municipalités : 
corrections de tracés, opérations d'opportunité (place Tobie-Robatel, place Sathonay, …) 
élargissements ponctuels ; 
 
Premières réglementations urbaines : hauteurs, en 1826, mais des difficultés à faire respecter 
ces prescriptions ; 
 
Une politique de déplacement des grands équipements industriels dans les quartiers limitrophes, 
notamment le quartier de Perrache : arsenal, gare d'eau, abattoirs, prisons. 
 
III – L’urbanisme 
Eléments emblématiques : 
 
Urbanisation de la rive gauche du Rhône selon le « plan Morand » ; 
 
Urbanisation des Pentes de la Croix-Rousse et du Plateau ; 
 
Aménagement du quartier Perrache ; première et seconde « gare d'eau » ; 
 
Le Jardin des Plantes ; 
 
Cours du Midi (1812) aujourd’hui cours de Verdun ; 
 
Les quais de Saône et de Rhône sont engagés. 
Rue des Capucins


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
Typologies urbaines : 
 
L'urbanisme devient progressivement une discipline propre, dotée de règles difficiles à faire 
respecter par l’aménageur privé (hauteurs, gabarits) ; 
 
Les rues créées sont larges, droites, les façades alignées. Elles sont destinées à faciliter la 
circulation et la pénétration d'air, de lumière ; 
 
Les opérations de requalification ponctuelles (redressement de voiries, élargissements) 
traditionnelles sont toujours très utilisées ; des opérations plus importantes apparaissent 
(percées de rues nouvelles) mais demeurent très ponctuelles ; 
 
Les places sont nombreuses et régulières. Elles valorisent un élément architectural isolé 
(bâtiment public, statue, fontaine) souvent placé en son centre ; 
 
Plantations et généralisation des éléments arborés (mails, alignements, parcs). 
 
 
IV – L’architecture et l’édifice  
Contexte architectural : 
 
Fort développement urbain (croissance démographique, exode rural) ; 
 
Rationalisation et industrialisation progressive des procédés de construction ; 
 
Nouveaux matériaux : premières diffusions des ciments artificiels, des métaux (fontes, fers) ; 
le chemin de fer permet l'augmenter le choix (nature de matériaux, teintes, propriétés) ; 
 
Période de troubles politiques. Les différents régimes imposent un nouvel ordre social se 
traduisant dans l’architecture des immeubles, y compris civils, alternant entre rejet et 
acceptation des ordres passés. 
 
Eléments emblématiques : 
 
La Condition des Soies (1804-1814) ; 
 
Les Halles de la Martinière (vers 1825) ; 
 
Le Théâtre-Opéra Chenavard (1828-1832) ; 
 
Le Grenier à Sel (1828, détruit) ; 
 
Prison Saint-Joseph (1829) ; 
 
Les casernes et forts de la première ceinture (1830-1840) ; 
 
Palais de Justice (1835-1842) ; 
 
Nombreux ponts et passerelles (passerelle Masaryk, passerelle du Collège, pont Lafayette, 
viaduc de la Quarantaine...) édifiés tout au long du XIXème siècle. 
 
 
 
Objectifs : 
- Maintenir les plantations et la valorisation arborées des espaces publics. 
- Conserver et valoriser les édifices de qualité (Cf typologies, notamment les pieds d’immeubles, les 
compositions et modénatures des façades, les ouvrages des baies, … 
- Valoriser les architectures (immeubles canuts, immeubles de soyeux…) et cours/traboules spécifiques 
au patrimoine de l’industrie de la soie. 
- Valoriser les fortifications du XIXème siècle (première ceinture) 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
Typologies architecturales : 
L'immeuble de rapport soigné : 
 
- 
Matériaux et structure : Immeubles à structure en pierre : maçonneries en moëllons de 
pierre des Mont d’Or, pierres de taille, escaliers et paliers en pierre de Saint-Fortunat ou en 
pierre de Villebois (soubassements, linteaux…) Enduits de chaux, badigeon. Charpente 
bois. Planchers bois sommiers solive. Décors de pierre, parfois en plâtre et stuc moulé ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Reconstructions sur des parcelles de siècles précédents ou création à partir de 
parcelles anciennes regroupées et redécoupées, parfois de manière peu optimale 
(absence de profondeur : immeubles « placards »). Vente « à la découpe » de grandes 
propriétés foncières générant de vastes îlots caractérisés par des immeubles sans façade 
sur rue ;  
- 
Organisation du bâti : Bâtiments larges, en alignement sur rue. L’allée centrale ou 
latérale, voûtée ou non, mène usuellement à une cour dallée de moyenne ou grande 
dimension pouvant intégrer des dépendances : écuries, citerne, puits, pompe. 
Ponctuellement, la cour est couverte par une verrière. L’allée commande la cage 
d’escalier. L’îlot peut compter plus de deux corps de bâti en épaisseur. L’espace urbain 
ou privé est hiérarchisé (façade principale, façade secondaire, cour principale, cour de 
service) ; 
- 
Escaliers : Escalier rampe sur rampe à mur noyau plein ou à mur noyau ajouré. Quelques 
escaliers suspendus dans les constructions bourgeoises. Paliers et repos sur dalles 
monolithique (pierre de Saint-Fortunat, pierre de Villebois). Les escaliers sont 
ponctuellement ouverts (hors d’œuvre) usuellement dans œuvre ouverts sur cour 
latéralement (petit ou grand côté), ponctuellement fermés. Ferronneries simples ; 
 
- 
Toitures :  
- 
Toitures deux pans, faible pente (panne sur refend), couverture tuiles creuses terre cuite, 
à débords faibles, corniches bois ou pierre pouvant être très marquées et très ouvragées. 
Cheminées se généralisant, quelques jacobines ; 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : Ordonnance tripartite : soubassement, corps, couronnement : rez-de-
chaussée monumental de grande hauteur surmonté de trois à quatre étages carrés de 
hauteur identique et usuellement et usuellement d’un étage sous comble à surcroit 
éclairé de fenêtres carrés, parfois d’un étage attique éclairé par des jacobines.  Les 
entresols sont courants, la hiérarchie des étages ou des travées est discrète mais 
néanmoins présente. Soubassement et corps sont distincts, séparés par une corniche 
et/ou un traitement distinct (enduit/pierre de taille) ;    
- 
Composition : L’immeuble fait partie d’une composition qui le dépasse, à l’échelle de 
l’îlot, de la rue. Compositions régulières et symétriques. Les travées sont régulièrement 
espacées et ordonnées et règnent. Façades larges, de cinq à onze travées, en nombre 
impair. Les horizontales sont affirmées et peuvent régner sur l’îlot bâti. Les angles 
peuvent être soulignés (statues et niches, pierres d’angle) ; 
- 
Modénatures : Enduits au mortier de chaux. Décor français classique, sobre, moins 
timide sous la Restauration. Quelques motifs Empire : boucliers, flèches croisées. 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
Motifs récurrents liés à la soie : fleurs, cocons, etc. Nombreux bandeaux et cordons 
filants horizontaux. Corniches de baies ou corniches régnantes (notamment entre le 
soubassement et le corps), frontons de baie droits ou cintrés, frises à oves ou denticules. 
Les éléments linéaires sont valorisés. Quelques balcons, plus nombreux sous la 
Restauration, parfois très ouvragés. Les soubassements sont très travaillés. 
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Baies verticales et rectangulaires. Encadrement souvent simple et peu 
marqué. Chambranle large souligné par un contour traité en relief, de forme 
rectangulaire ou à crossettes mais pouvant être complexifié : appuis et consoles à 
gouttes, corniches de baies droites, frontons cintrés, etc. ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Fenêtre verticale, bois, à grands carreaux, ouvrant vers 
l’intérieur grâce à des charnières verticales. Deux vantaux à trois ou quatre carreaux 
chacun (environ 45x45cm). Fermeture par crémone et gueule de loup. Nombreuses 
rambardes en ferronnerie servant d’appui, de dessin simple. Le papier huilé disparait ; 
- 
Occultations : Jalousies et lambrequins rapidement généralisés. Lambrequins simples 
ou travaillés, de la planchette de bois au moulage en fonte orné. Persistance du volet de 
bois (intérieur). Modèle pouvant être articulé de manière à se rabattre contre le tableau. 
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : Pieds d’immeubles soignés, en pierre de taille. Abondance de pilastres 
colossaux supportant un entablement doublé d’une corniche à modillons, à oves ou 
d’une frise. Parfois, simple décor sculpté de bossages à refends. Baies à linteaux droits 
traités en plate-bande, ou en arc en plein cintre ; 
- 
Encadrements de portes : souvent sobres, parfois très travaillés, déclinant un 
vocabulaire propre et diversifié : colonnes, ressauts, frontons, arcs en plein cintre, clé 
saillantes sculptées, écoinçons. Typiquement, deux pilastres supportent un entablement, 
ou deux jambages supportent un arc en plein cintre à bossages à refends ; 
- 
Menuiseries de portes : Portes bois à un vantail, piétonnes, et portes cochères 
monumentales à deux vantaux cohabitent. Nombreuses évolutions stylistiques sur la 
période : Empire (prédominance de motifs géométriques dont le carré) Directoire 
(expression d’un bouclier losangé) ou Restauration (motifs géométrisés plus variés et 
plus nombreux). Peu d’impostes, d’oculi et de ferronneries ; 
- 
Devantures : En feuillure. 
 
- 
Transformations ultérieures : Ascenseurs, fermeture des cages d’escaliers. 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 - Rue Sala, Lyon 2ème  
2 - Place Bellecour, Lyon 2ème  
3 - Palais de Justice, rue de la Bombarde, Lyon 5ème  
4 - Maison Aynard, Rue Royale, Lyon 1er  
5 - Maison Aynard, Rue Royale, Lyon 1er 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
L'immeuble-atelier, ou « Canut » : 
 
- 
Matériaux et structure : Immeubles à structure en pierre : maçonneries en moëllons de 
pierre des Mont d’Or, pierres de taille, escaliers et paliers en pierre de Saint-Fortunat ou en 
pierre de Villebois (soubassements, linteaux…) Enduits de chaux, badigeon. Charpente 
bois. Planchers bois sommiers solive. Décors de pierre ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Rectangulaires, larges et profondes. Issues d’un processus de « vente à la 
découpe » de grandes propriétés foncières. Ilots classiques (édifices bas en cœur d’îlot : 
ateliers, logements de gardien, stockages, etc.) ; 
- 
Organisation du bâti : Porte piétonne placé au centre de la façade desservant une allée 
traversante débouchant sur une petite cour. L’allée peut communiquer avec d’autres 
immeubles et constituer une traboule. Elle dessert l’escalier rampe sur rampe, lui-même 
desservant quatre appartements par paliers ; 
- 
Escaliers : Prédominance des escaliers rampe sur rampe à mur noyau plein ou ajouré. 
Habituellement, l’escalier s’ouvre par un petit côté sur la cour ou escaliers « à la 
Lyonnaise » dont le grand côté s’ouvre sur la cour. Paliers et repos sur dalles 
monolithique (pierre de Saint-Fortunat). Ferronneries simples  
 
- 
Toitures : 
- 
Toitures deux pans, faible pente (panne sur refend), couverture tuiles creuses terre cuite, 
à débords faibles, corniches bois ou pierre pouvant être très marquées et très ouvragées, 
ponctuellement absence de corniches ; 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : Ordonnance tripartite : soubassement, corps, couronnement (corniche 
débordante) : rez-de-chaussée monumental surmonté de trois à cinq étages carrés 
identiques de grande hauteur, adaptée aux mécaniques Jacquard (environ trois mètres 
quatre-vingt).  Les entresols sont courants et intégrés au soubassement. Soubassement 
et corps sont distincts, séparés par une corniche et/ou un traitement distinct 
(enduit/pierre de taille) ;    
- 
Composition : L’immeuble fait partie d’une composition qui le dépasse, à l’échelle de 
l’îlot, de la rue. Compositions régulières et symétriques. Les travées sont régulièrement 
espacées et ordonnées et règnent. Façades larges à très larges, de cinq à onze travées, en 
nombre impair. Les horizontales sont affirmées et peuvent régner sur plusieurs 
immeubles ; 
- 
Modénatures : Enduits au mortier de chaux. Modénatures économiques : très peu 
nombreuses, voire inexistantes. Quelques motifs sur les portes ou les ferronneries : 
Empire (boucliers, flèches croisées) ou liés à la soie (fleurs, cocons, etc.). Nombreux 
bandeaux et cordons filants horizontaux. Corniches de baies ou corniches régnantes 
(notamment entre le soubassement et le corps) assez présentes, denticules. Les éléments 
linéaires sont valorisés. Appuis saillants rythmant la façade. 
 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Inexistants ou simples et peu ouvragés. Quelques chambranles à 
crossettes ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Fenêtre verticale, bois, à grands carreaux, ouvrant vers 
l’intérieur grâce à des charnières verticales. Deux vantaux à quatre carreaux chacun 
(environ 45x45cm). Fermeture par crémone et gueule de loup. Quelques rambardes en 
ferronnerie servant d’appui, de dessin simple ; 
- 
Occultations : Inexistantes, ou jalousie et lambrequin. Lambrequins simples. 
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : Pieds d’immeubles soignés, en pierre de taille, rarement en moellons. 
Souvent, absence complète de décor à l’exception d’une corniche. Ponctuellement, 
trumeaux traités en pilastres colossaux supportant un entablement surmonté d’une 
corniche simple ou à modillons. Baies à linteaux droits pouvant être traités en plate-
bande ;  
- 
Encadrements de portes : usuellement peu marqués ; 
- 
Menuiseries de portes : Portes bois à un vantail, piétonnes. Nombreuses évolutions 
stylistiques sur la période : Empire (prédominance de motifs géométriques dont le carré) 
Directoire (expression d’un bouclier losangé) ou Restauration (motifs géométrisés plus 
variés et plus nombreux) ; 
- 
Devantures : traitées en feuillure ; 
 
- 
Transformations ultérieures : Ascenseurs, fermeture des cages d’escaliers. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 – Montée Saint-Sébastien, Lyon 1er  
2 – Rue Terraille, Lyon 1er  
3 – Rue Saint-Polycarpe, Lyon 1er  
4 – Rue Saint-Polycarpe, Lyon 1er  
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1790-1845 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1845-1900 
 
 
Période 5 : Lyon, seconde moitié du XIX° siècle : de 1845 à 1900 
 
I - Repères historiques   
Fondation de grands instituts bancaires (Crédit Lyonnais, Lyonnaise de Banque…) pour 
accompagner les activités commerciales.  
 
- La ville : 
 
Un développement bancaire : Crédit Lyonnais, Lyonnaise de Banque ; 
 
Une forte puissance économique liée à l’industrie textile (soie) tout au long du XIXème siècle, 
à son apogée vers 1850-1880, se traduisant par l’accueil de 
différentes 
expositions 
universelles ; 
 
Une forte progression de la population, en lien avec le 
développement 
économique ; 
 
Les expropriations sont facilitées à partir des années 1840 ; 
 
Création d'arrondissements et annexions de communes 
voisines dans les années 
1850 (Guillotière, Croix-Rousse...) ; 
 
La "Grande inondation "de 1856 ; 
 
Premières "mères Lyonnaises" : impulsion d'une tradition 
culinaire ; 
 
Le "8 décembre", fêté depuis 1852 ; 
 
Un rayonnement catholique missionnaire. 
 
II - Evolution et développement 
 
Un fort développement urbain, dans la continuité du début du siècle : rive gauche du Rhône, 
quartier Perrache, quartier Sainte-Blandine. 
 
 
La ville fonctionnelle et moderne  
- Elargissement et régularisation de tracés anciens, 
- Percements au sein de tissus anciens constitués : rue Victor Hugo, rue Centrale, rue Impériale, 
rue de l'Impératrice ;  
- Construction de réseaux d'adduction d'eau, de fontaines, de réseaux d'égouts, premiers réseaux 
d'éclairages urbains ; 
- Premiers transports urbains et interurbains rapides : tramways, funiculaires, chemin de fer ; 
- Grands équipements civils : gares, universités, ponts, ports, bourse, grands magasins, halles 
marchandes, prisons, écoles. 
 
 
La ville assainie et sécurisée  
- Premières grandes mesures d'hygiène : Assèchement de marais, renforcement de 
l'approvisionnement en eau (pompes), contrôles de qualité, pavement des rues ; 
- Lutte contre l'habitat insalubre : démolition/reconstruction de quartiers ; 
- Travaux de régulation du débit et tracés de la Saône et du Rhône : constructions de quais, 
digues, canaux, barrages, réservoirs dans et hors de Lyon ; 
- Construction des enceintes fortifiées de la seconde ceinture dans les années 1890 ; 
- Nombreuses constructions de casernes (Part-Dieu). 
 
 
La ville embellie, la ville à vivre  
- Création de nombreux parcs et jardins au sein de Lyon ; 
- Création et régularisation de places : des Jacobins, de la République, Carnot ; 
- Constructions d'équipements culturels de prestige : bibliothèques, théâtres, opéra. 
 
Rue des Capucins


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1845-1900 
 
 
 
III – L’urbanisme 
Eléments emblématiques : 
 
Le parc de la Tête d'Or ; 
 
Les grandes places urbaines et les avenues percées par Vaïsse ; 
 
Aménagement "Post-Haussmanien" du quartier de Grolée ; 
 
Les quais de Saône et de Rhône, nécessitant sur la Saône la démolition de nombreux édifices 
« pieds dans l’eau ». 
 
Le boulevard de la Croix-Rousse 
 
Typologies urbaines : 
 
Les rues créées sont larges, droites, les façades alignées. Elles sont destinées à faciliter la 
circulation et la pénétration d'air, de lumière ; le "boulevard" remplace certaines fortifications 
obsolètes, qui seront reconstruites au loin ; 
 
Les opérations de requalification ponctuelles traditionnelles sont utilisées mais les opérations 
de percements confiées à des opérateurs privés sont la norme ; 
 
Les places sont nombreuses et régulières. Elles valorisent un élément architectural isolé 
(bâtiment public, statue, fontaine) souvent placé en son centre.  Les parvis se généralisent 
(églises...), les monuments sont dégagés du quartier qui les enserre ; 
 
Plantations et généralisation des éléments arborés (mails, alignements, parcs). 
 
 
IV – L’architecture et l’édifice 
Contexte architectural : 
 
Rationalisation et industrialisation progressive des procédés de construction ; 
 
Nouveaux procédés et matériaux : généralisation des ciments artificiels, des bétons, des métaux 
(fers, puis aciers) ; le chemin de fer permet l'augmenter le choix (nature de matériaux, teintes, 
propriétés) mais aussi de faciliter l’approvisionnement en charbon (le chauffage devient 
abordable) ; 
 
Redécouverte des styles romans et gothiques et réhabilitation partielle de ces styles ; 
 
Développement des théories hygiénistes ; 
 
Naissance de la construction sociale (immeubles Mangini) ; 
 
Généralisation de « l’immeuble à loyers » que le constructeur n’habite pas ; 
 
Fort développement de la devanture en applique, en bois, ouvragée. 
 
Eléments emblématiques : 
 
Immeubles de la rue de la République (1855-1857), rue Edouard Herriot (1863-1864), rue de 
Brest, immeuble Fleury Richard (1845), immeubles de la place d’Albon (1845-1860), Massif 
des Terreaux (1856), îlot du Parc (1860), immeubles du quartier Grolée ; 
 
Gare de Perrache (1857), gare de Genève (1859), gare Saint-Paul (1876) ; 
 
Les Halles de Lyon, place des Cordeliers (1859, détruites) ; 
 
Palais de la Bourse (1856-1860) ; 
 
Les immeubles des institutions bancaires rue de la République, (1856-1857) ; 
 
Basilique de Fourvière (1872-1884) ; 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1845-1900 
 
 
 
Le théâtre des Célestins (1877, 1880) ; 
 
Les établissements scolaires "Jules Ferry" (1870-1900) ; 
 
Hôtel de Préfecture (1879) ; 
 
Les casernes et forts de la seconde couronne (1890) ; 
 
Nombreux ponts et passerelles (passerelle Masaryk, passerelle du Collège, pont Lafayette, 
viaduc de la Quarantaine...) édifiés tout au long du XIXème siècle. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Objectifs : 
- Poursuivre la restauration et la mise en valeur des grands équipements civils, des parcs et jardins,  
- Conserver et valoriser les édifices de qualité (Cf typologies, notamment les pieds d’immeubles, les 
compositions et modénatures des façades, les ouvrages des baies, …) 
- Valoriser les rez-de-chaussée commerciaux et d’activités (devantures bois, …) 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1845-1900 
 
 
Typologies architecturales : 
 
L'immeuble « de rapport » : 
 
- 
Matériaux et structure : Immeubles à structure en pierre : maçonneries en moëllons de 
pierre des Mont d’Or enduites, pierres de taille, escaliers et paliers en pierre de Villebois 
(soubassements, linteaux…) Enduits de chaux, badigeon. Charpente bois. Planchers bois 
sommiers solive. Fort développement de la façade en pierre de taille (rue de la République, 
rue Edouard Herriot). Décors de pierre ou en ciment moulé ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Rectangulaires, larges et profondes. Souvent artificielle et « idéale » car créée 
à partir de parcelles anciennes regroupées et redécoupées de manière optimale (souvent 
dans le cadre de percées urbaines). Ilots classiques (édifices bas parasitaires en cœur 
d’îlot : ateliers, logements de gardien, stockages, etc.) ; 
- 
Organisation du bâti : Bâtiments larges, en alignement sur rue. L’allée centrale ou 
latérale, voûtée ou non, mène usuellement à une cour dallée de moyenne ou grande 
dimension pouvant intégrer des dépendances : écuries, citerne, puits, pompe. 
Ponctuellement, la cour est couverte par une verrière. Halls richement ornés de 
boiseries, stucs, plâtres. Carreaux de faïence au sol, reproduisant des motifs 
géométriques abstraits répétitifs. L’allée commande la cage d’escalier. L’espace urbain 
ou privé est hiérarchisé (façade principale, façade secondaire, cour principale, cour de 
service) ; 
- 
Escaliers : Une majorité d’escaliers rampe sur rampe suspendus dans les constructions 
bourgeoises, à limon ou à l’anglaise. Quelques escaliers rampe sur rampe à mur noyau 
ajouré. Paliers et repos sur dalles monolithique (pierre de Villebois). Les escaliers sont 
usuellement dans œuvre et fermés, ponctuellement dans œuvre mais ouverts sur cour 
latéralement (petit ou grand côté). Ferronneries très diversifiées. Nombreux escaliers 
sous verrière ; 
 
- 
Toitures :  
- 
Toitures deux pans, faible pente, couverture tuiles creuses terre cuite ou zinc ou tuiles 
mécaniques (losangées puis à côte), à débords faibles, corniches pierre très ouvragées. 
Nombreuses toitures à brisis, à couverture tuiles et ardoises. Ces brisis sont dotés de 
lucarnes (jacobines). Généralisation des cheminées, en lien avec l’amélioration du 
chauffage, verrières ; 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : Ordonnance tripartite ou quadripartite : soubassement, ponctuellement 
faux-entresol, corps, couronnement (corniche). Soubassement monumental comprenant 
un rez-de-chaussée et un entresol, surmonté de trois à quatre étages carrés et 
couramment d’un étage sous combles à brisis pouvant être attique. Le soubassement 
peut intégrer le premier étage carré en l’absence d’un entresol. La hiérarchie des étages 
ou des travées n’est pas systématiquement affirmée. Soubassement et corps sont 
distincts, séparés par une corniche et/ou un traitement distinct (enduit/pierre de taille). 
Un balcon régnant peut se substituer à la corniche sommitale, plus rarement à la corniche 
séparant soubassement et corps de bâti ;    


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1845-1900 
 
 
- 
Composition : Compositions régulières et symétriques. Les travées sont régulièrement 
espacées et ordonnées et règnent. Façades larges ou très larges, de cinq à onze travées, 
en nombre impair. Les trumeaux sont étroits et les façades très percées, habituellement 
moitié plein, moitié vide ; 
- 
Modénatures : Enduits au mortier de chaux, l’usage de la pierre de taille se développe. 
Décor abondant à très abondant, particulièrement diversifié : romantique, historiciste, 
éclectique. Tout le vocabulaire est susceptible d’être employé. Forte prégnance de 
motifs liés à l’industrie de la soie : cocons, fleurs, papillons, etc. Nombreux balcons très 
travaillés et ornés (consoles, cariatides, sous-faces sculptées, ferronneries) ponctuels ou 
composant la façade : filants, pyramidaux, etc. Ceux-ci peuvent être en pierre ou en 
fonte ;  
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Très marqués ou plus discrets car neutralisés au sein d’une façade 
entièrement ornée. Ces derniers font alors lien avec le décor des trumeaux. Les 
encadrements développement toutes sortes de motifs : clés pendantes sculptées, 
frontons, guirlandes de fleurs, mascarons, drapés, à crossettes… Linteaux usuellement 
droits ou à frontons, mais linteaux en arc surbaissés bien représentés ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Fenêtre verticale, bois, à grands carreaux, ouvrant vers 
l’intérieur grâce à des charnières verticales. Deux vantaux à trois carreaux chacun, avec 
carreau intermédiaire de grande dimension (1x0,45). Fermeture par crémone et gueule 
de loup. Nombreuses rambardes en ferronnerie servant d’appui, de dessin simple à très 
travaillé ; 
- 
Occultations : Jalousies et lambrequins. Lambrequins travaillés (moulage en fonte). 
Persistance du volet de bois intérieur. Modèle pouvant être articulé de manière à se 
rabattre contre le tableau, notamment fin XIXème. Ponctuellement, double fenêtre 
intérieure. 
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : Fréquemment en pierre de taille et destinés à être masqués par des 
devantures bois en applique. Ponctuellement, pieds d’immeubles soignés, en pierre de 
taille, destinés à des devantures et feuillure et développant toutes sortes de motifs, 
notamment des bossages à refends ; 
- 
Encadrements de portes : en pierre ou en bois. Très ouvragé et développant toutes sortes 
de motifs. Typiquement, deux jambages ornés supportent un arc en plein cintre ou 
surbaissé orné d’une clé sculptée, ou un entablement sculpté ; 
- 
Menuiseries de portes : Portes bois à un vantail, piétonnes, et portes cochères 
monumentales à deux vantaux cohabitent. Portes principalement tripartites, à impostes 
fixes ou mobile avec oculi vitré, ou fermé par des ferronneries ou éléments de bois. 
Nombreux styles utilisant tous types de motifs. Portes pouvant être peintes ou vernies ; 
- 
Devantures : usuellement en bois, en applique. 
 
- 
Transformations ultérieures : Ascenseurs, remplacement des menuiseries. 
 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
1845-1900 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 – Rue du Palais de Justice, Lyon 5ème  
2 – Rue de la République, Lyon 1er  
3 – Rue de la République, Lyon 2ème  
4 – Rue Grenette, Lyon 2ème  
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
TYPOLOGIES ARCHITECTURALES ET URBAINES 
1845-1900 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
Période 6 : Lyon au XXe : une ville majeure 
 
I - Repères historiques  
Période d’essor et d’invention. Renouvellement de certains ilots (rue Mercière), aménagement 
de l’espace public : politique de modernisation de la ville. 
 
- La ville :  
 
Un déclin progressif de l'industrie textile et un report vers d'autres industries : chimie, industrie 
automobile, puis pharmacie, biotechnologies, tourisme ; 
 
Une ville européenne, s'affirmant progressivement sur la scène 
internationale ; 
 
Une intégration administrative : COURLY puis Grand Lyon puis 
Métropole de Lyon ; 
 
Une évolution forte de la notion de "patrimoine" tout au long du 
siècle. 
 
II - Evolution et développement 
 
Un fort développement, notamment rive gauche du Rhône 
(reconstruction 
/ 
densification) ainsi que sur les communes périphériques. Les 
transformations dans 
le centre-ville constitué sont moins importantes qu'au siècle 
précédent ; 
 
Le prolongement de la politique menée au XIXème siècle : grands 
équipements éducatifs 
et hygiénisme : hôpitaux, universités, écoles maternelles et 
primaires ; 
 Adaptation progressif de la ville aux modes de communication modernes : centraux 
téléphoniques, hôtel des Postes, échangeur de Perrache, bâtiments de parkings ; 
 Une politique de "rénovation urbaine" puis l'émergence d'une politique patrimoniale concrète : 
Secteur Sauvegardé, sites classés et inscrits, ZPPAUP, reconversions et réemploi ; 
 
Reconquête de certains espaces paupérisés ou connaissant des difficultés : Vieux-Lyon, Pentes 
de la Croix-Rousse ; 
 
Une politique de rénovation urbaine se traduisant par des démolitions/reconstructions : rue 
Mercière, Montée de la Grande-Côte, Saint-Vincent, ilôt de la Monnaie... 
 
III – L’urbanisme  
Eléments emblématiques : 
 
Dégagement et valorisation des ruines antiques lyonnaises ; 
 
La ville s'adapte à l'automobile : quais, échangeur de Perrache, autoroutes urbaines, parkings 
de surface, ouvrages impactant les cours d’eau et leur perception.  
 
Typologies urbaines : 
 
Fort développement de l'hygiénisme en début de siècle, accompagnant les politiques de 
rénovation urbaine entamées au siècle dernier : rues larges et droites, ventilées, structurées par 
le bâti ; 
 
Les théories fonctionnalistes et hygiénistes déstructurent la rue traditionnelle : forte place 
laissée aux espaces verts, bâtiments isolés ne formant pas rue, bâtiments îlots, etc. ; 
 
Le retour à un urbanisme plus classique s'effectue dans les années 1980. 
 
 
 IV – L’architecture et l’édifice 
Contexte architectural : 
Ecole de tissage de T. Garnier 
Thermes 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
98
4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
 
Industrialisation à grande échelle, préfabrication, apparition de normes thermiques, fort 
développement urbain ; 
 
Nouveaux matériaux : diffusion du béton armé, du béton de mâchefer, des plastiques, de l'acier, 
etc. ; 
 
Innovations formelles : toitures plates, baies vitrées, murs rideaux... 
 
Succession de théories architecturales et urbaines : hygiénisme, fonctionnalisme  
 
Succession de « styles » et mouvements esthétiques : Art Nouveau, Art Déco, Mouvement 
Moderne, Style International, Liner, etc.  
 
Eléments emblématiques : 
 
Ecole de la Martinière (1904) ; 
 
Salle Rameau (1904) ; 
 
Ecole de tissage – lycée Diderot de Tony Garnier (1930) ; 
 
Immeuble des soieries Rosset (1926-1932) ; 
 
Centraux téléphoniques : Ampère, Burdeau, etc. (années 1930) 
 
Hôtel des Postes (1934) ; 
 
Lycée Sainte-Marie (1964) ; 
 
Musée Gallo-Romain (1975) ; 
 
Parking des Célestins (1992-1994) ; 
 
Ecole Nationale des Finances Publiques (2004) ; 
 
Monoprix Cordeliers (2007). 
 
 
 
 
Ecole de tissage de T. Garnier 
Objectifs : 
- Conserver et valoriser les édifices de qualité (Cf typologies, notamment les quelques immeubles 
représentatifs de la belle époque, de l’art déco, de la période moderne…) 
- Mettre en valeur les édifices et espaces des architectes reconnus qui ont œuvré à Lyon : Tony Garnier, 
Roux-Spitz, Meysson, Perrin-Fayolle, Zerhfuss, Adilon… 
- Valoriser les architectures liées au patrimoine social (HBM, cités-jardins, équipements …) 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
99
4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
Typologies architecturales : 
Immeubles « Belle époque » (1890-1915) : peu d’éléments en secteur Unesco. 
 
- 
Matériaux et structure : Immeubles à structure en pierre : usuellement maçonneries en 
moëllons de pierre des Mont d’Or, pierres de taille, escaliers et paliers en pierre de Saint-
Fortunat ou en pierre de Villebois (soubassements, linteaux…). Rarement, bétons ou bétons 
armés, structure fer ou acier, etc. Enduits de chaux, badigeon. Charpente bois. Planchers 
bois sommiers solive. Décors en ciment moulé, ponctuellement en pierre, terres cuites, 
pâtes de verre, vitraux teintés ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Rectangulaires, larges et profondes. Souvent artificielle et « idéale » car créée 
à partir de parcelles anciennes regroupées et redécoupées de manière optimale. Ilots 
classiques (édifices bas parasitaires en cœur d’îlot : ateliers, logements de gardien, 
stockages, etc.) ; 
- 
Organisation du bâti : Bâtiments larges et compacts, en alignement sur rue. L’allée 
centrale voûtée ou non, mène usuellement à une cour dallée de moyenne ou grande 
dimension. Halls richement ornés de boiseries, stucs, plâtres. Carreaux de faïence ou 
mosaïques reproduisant des motifs floraux au sol. Ponctuellement, la cour est couverte 
par une verrière. L’allée commande la cage d’escalier, pouvant être placé en façade et 
impacter la composition. L’espace urbain ou privé est hiérarchisé (façade principale, 
façade secondaire) ; 
- 
Escaliers : Une majorité d’escaliers rampe sur rampe suspendus en pierre de taille de 
Villebois, à limon ou à l’anglaise. Les escaliers sont usuellement dans œuvre et fermés, 
ponctuellement dans œuvre mais ouverts sur cour latéralement (petit côté). Paliers 
couverts de carreaux de ciment. Ferronneries très diversifiées. Nombreux escaliers sous 
verrière, quelques ascenseurs ; 
 
- 
Toitures :  
- 
Toitures deux pans, faible pente, couverture tuiles mécaniques, à débords faibles, 
corniches pierre très ouvragées. Ponctuellement toitures à brisis, à couverture tuiles et 
ardoises ou tuiles et tuiles vernissées. Ces brisis sont dotés de lucarnes (jacobines). 
Nombreuses 
cheminées, 
coupoles, 
verrières. 
Quelques 
combles 
aménagés 
(haussmaniens) ; 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : Ordonnance tripartite ou quadripartite : soubassement, ponctuellement 
faux-entresol, corps, couronnement (corniche). Rez-de-chaussée monumental de grande 
hauteur surmonté de trois à quatre étages carrés et couramment d’un étage attique 
pouvant être en brisis.  Les entresols sont courants, le soubassement peut intégrer le 
premier étage carré même en présence d’un entresol. La hiérarchie des étages ou des 
travées n’est pas systématiquement affirmée. Soubassement et corps sont distincts, 
séparés par une corniche et/ou un traitement distinct (enduit/pierre de taille). Un balcon 
régnant peut se substituer à la corniche sommitale, plus rarement à la corniche séparant 
soubassement et corps de bâti ;    
- 
Composition : A Lyon, compositions régulières et symétriques. Les travées sont 
régulièrement espacées et ordonnées et règnent. Façades larges ou très larges, de cinq à 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
onze travées, en nombre impair. Les trumeaux sont plus larges qu’au siècle précédent. 
Ponctuellement, développement de la façade en volume : balcons saillants, bow-
windows, embrasures profondes. Quelques ressauts ; 
- 
Modénatures : Enduits au mortier de chaux. Décor abondant, particulièrement 
diversifié, développant de nombreux motifs en volume : floraux, arabesques, guirlandes, 
consoles ornées, mosaïques, clés sculptées, etc. Emploi de pâtes de verre, de terres 
cuites, de vitraux teintés, développant un décor polychrome plus ou moins abouti. Les 
modénatures et décors sont l’un des rares signes de l’Art Nouveau à Lyon, l’immeuble 
restant par ailleurs inchangé ;  
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Très marqués ou plus discrets car neutralisés au sein d’une façade 
entièrement ornée. Ces derniers font alors lien avec le décor des trumeaux. 
Verticalisation affirmée des façades par le biais des encadrements ornés ne créant pas 
de discontinuités entre les embrasures des fenêtres ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Fenêtre rectangulaire verticale, bois, à grands carreaux, 
ouvrant vers l’intérieur grâce à des charnières verticales. Deux vantaux à trois carreaux 
chacun, avec carreau intermédiaire de grande dimension (1x0,45). Ponctuellement, 
menuiseries à deux carreaux (carreau bas de grande dimension). Tardivement, baies plus 
larges tendant vers le carré divisées verticalement en trois ou quatre compartiments. 
Nombreuses rambardes en ferronnerie servant d’appui, développant des motifs floraux 
; 
- 
Occultations : Jalousies et lambrequins. Lambrequins travaillés, bois sculpté ou 
moulage en fonte. Ponctuellement, volets roulants (bois ou métal) à caisson intégré, 
double-fenêtre intérieure. 
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : en pierre de taille de Villebois destinés à être partiellement masqués 
par des devantures bois en applique. Entresol ou premier étage usuellement à bossages 
à refends, parfois réalisés en ciment. De manière générale, pieds d’immeubles soignés, 
en pierre de taille, destinés à des devantures et feuillure et développant toutes sortes de 
motifs, notamment des bossages à refends ; 
- 
Encadrements de portes : en pierre. Très ouvragé et développant toutes sortes de motifs. 
Typiquement, deux jambages ornés de motifs floraux ou de bossages à refends 
supportent un arc surbaissé ou en plein cintre, orné d’une clé sculptée ou d’un mascaron 
et surmonté d’une corniche cintrée ; 
- 
Menuiseries de portes : Majorité de portes bois ou en serrurerie, monumentales à deux 
vantaux. Ponctuellement, portes simples à un vantail. Portes principalement tripartites, 
à impostes fixes ou mobile avec oculi vitré, ou fermé par des ferronneries. Décors 
floraux, arabesques, courbes et contre-courbes. Portes peintes ou vernies ; 
- 
Devantures : usuellement en bois, en applique. 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 – Château Perrache, Cours de Verdun, Lyon 2ème  
2 – Château Perrache, Cours de Verdun, Lyon 2ème  
3 – Rue de la Martinière, Lyon 1er  
4 – Rue de la Martinière, Lyon 1er  
5 – Rue de la Martinière, Lyon 1er  
6 – Rue de la Martinière, Lyon 1er  
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
Ecole Lyonnaise de l’Art Déco (1915-1950) : peu d’éléments en secteur Unesco. 
 
- 
Matériaux et structure : Survivance de l’ancienne manière de construire (moellons et 
pierre de taille, charpente bois) parallèlement à l’émergence de nouveaux processus et 
matériaux : bétons armés, ponctuellement ossatures métalliques et remplissages (briques), 
bétons de mâchefer, ciment prompt etc. Les nouvelles techniques sont toutefois 
minoritaires. 
 
- 
Toitures : Toitures-terrasses accessibles et étagées, acrotère béton surmonté de rambardes 
industrielles. Création de volumes complexes. 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Immeubles de reconstruction. Les parcelles sont de grandes dimensions, 
pouvant réunir plusieurs anciennes parcelles plus petites. L’immeuble occupe l’essentiel 
de la place disponible ; 
- 
Organisation du bâti : Bâtiments larges et compacts, en alignement sur rue. L’allée 
mène usuellement à une cour de moyenne ou grande dimension. Ponctuellement, 
quelques formes organisationnelles peu communes : en U, en L, le côté ouvert étant sur 
rue. 
- 
Escaliers : Escalier métalliques, pierre (revêtement). Formes et volumes libres et 
complexes. Importance de la ferronnerie de rambarde, ascenseur. 
 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : Ordonnance moderne ne présentant qu’une faible distinction 
soubassement/corps ou ordonnance tripartite classique : soubassement, corps, 
couronnement (corniche), le soubassement est marqué par un traitement différencié du 
corps de bâti, et isolé par un élément de composition ou de décor (corniche, bandeau, 
traitement différentiel). Au-dessus du soubassement, trois à quatre étages carrés. 
Multiplication des étages attiques, des corniches saillantes et des balcons, complexifiant 
la ligne de ciel ; 
- 
Composition : Régulières et symétriques, d’esprit et de rigueur classiques. Les travées 
sont régulièrement espacées et ordonnées et règnent. Façades larges, de sept à onze 
travées, en nombre impair. Les trumeaux sont larges. Couramment, fort développement 
de la façade en volume : balcons et corniches saillants, bow-windows, embrasures 
profondes, retraits, étagements. Usage ponctuel de colonnes monumentales en lieu et 
place des trumeaux ;  
- 
Modénatures : Façades à revêtement pierre. Décors extrêmement géométriques pouvant 
emprunter à différents répertoires dont le répertoire classique : gouttes, modillons, 
tables, colonnes monumentales. Peu de modénatures : le dessin et les volumes animent 
la façade (bow-windows, balcons, trumeaux, jeux de volumes complexes démultipliés, 
archivoltes, colonnes engagées) et la verticalisent. Les éléments sculptés sont concentrés 
en parties basses (consoles, sous-faces des bow-windows, soubassements). Système 
orthonormé, mais quelques motifs à lignes diagonales, quelques courbes géométrisées 
(cercles, spirales, etc.). Grande importance des jeux d’ombre et de lumière. 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Inexistants ou marqués par des moyens subtils : feuillures, légers 
ressauts, appuis débordants. Ponctuellement très marqués (encadrés de colonnes 
engagées, etc.) ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Menuiseries de bois ou métalliques adaptées aux embrasures, 
développant des formes nouvelles : octogones, carrés, ronds. L’industrie verrière produit 
tous types de verres, les dessins de menuiseries sont multiples. Couramment, fenêtres 
rectangulaires tendant vers le carré, sous-divisées en de multiples compartiments 
verticaux (3, 4) ; 
- 
Occultations : Contrevents bois ou métalliques roulants à caissons dissimulés, ou 
contrevents métalliques articulés se repliant contre le tableau des embrasures.  
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : Dans le même matériau que le reste de la façade, usuellement plus orné 
et concentrant l’essentiel des motifs décoratifs (sous-faces de bow-windows, consoles, 
etc.). A caractère monumental. Ponctuellement, trame de décor : bossages à refends ou 
motifs répétitifs divers (arabesques, coquilles, motifs géométriques abstraits) ; 
- 
Encadrements de portes : Souvent peu marqués car pleinement intégrés dans le 
développement de décors du soubassement ; 
- 
Menuiseries de portes : Porte d’allées monumentales en serrurerie développant des 
motifs géométriques décoratifs complexes ; 
- 
Devantures : Devantures placées en feuillure, serrureries métalliques.  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 – Quai Jean Moulin, Lyon 1er  
2 – Quai Jean Moulin, Lyon 1er  
3 – Cours Général Giraud, Lyon 1er  
4 – Rue Victor Hugo, Lyon 2ème  
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
Immeubles « Mouvement Moderne » (1930-1975) : peu d’éléments en secteur 
Unesco. 
 
- 
Matériaux et structure : Volonté de rupture avec la tradition. Emploi courant de bétons, 
bétons de mâchefer et bétons armés, ossatures métalliques (fers, aciers) et remplissages 
(briques), ciment prompt etc. Forte diffusion des façades non-porteuses pouvant alors être 
vitrées (mur rideau). Importance de la production industrielle ; 
 
- 
Toitures : Toitures-terrasses accessibles, acrotère béton surmonté de rambardes 
industrielles. Volumes demeurant simples ; 
 
- 
Circulations et organisation parcellaire :  
- 
Parcelle : Immeubles de reconstruction. Les parcelles sont de grandes dimensions, 
pouvant réunir plusieurs anciennes parcelles plus petites. L’immeuble occupe l’essentiel 
de la place disponible ; 
- 
Organisation du bâti : Bâtiments larges et compacts, en alignement sur rue. L’allée 
mène usuellement à une cour de moyenne ou grande dimension. Ponctuellement, 
quelques formes organisationnelles peu communes : en U, en L, le côté ouvert étant sur 
rue. Hors centre urbain, de nombreuses formes supplémentaires sont déclinées. 
L’alignement sur rue devient rare lorsque la place le permet (parkings, espaces verts) ; 
- 
Escaliers : Escalier béton. Formes et volumes libres. 
 
- 
Façades :  
- 
Ordonnance : Ordonnance moderne ne présentant qu’une faible distinction 
soubassement/corps. Ponctuellement, soubassements très marqués par usage des pilotis, 
ponctuellement doublés de dalles. L’idée de couronnement demeure présente et se 
décline sous de multiples formes (mur plein haut formant acrotère, corniche, etc.) ; 
- 
Composition : Régulières dans un souci de rationalisation de l’outil industriel. Dans la 
pratique, forme et composition sont subordonnées à la fonction. L’édifice est d’une 
largeur et hauteur adaptée à la parcelle en milieu urbain dense, libre ailleurs. 
Prédominance des constructions de grandes dimensions. Fort développement des 
embrasures et des baies de grandes dimensions, horizontales. Expression de la structure 
en façade ; 
- 
Modénatures : Modénatures minimalistes. Façades laissées « brut » (bétons bruts ou 
travaillés) ou enduites. Travail important sur les matières et sur les couleurs (blanc 
majoritaire, couleurs vives plus ponctuelles). Peu de modénatures : le dessin et les 
volumes animent la façade (balcons, trumeaux, jeux de volumes complexes 
démultipliés, retraits de type patio) et la verticalisent. Lignes usuellement 
orthonormées : expressivité de la structure. Grande importance des jeux d’ombre et de 
lumière. 
 
- 
Baies et fenêtres : 
- 
Encadrements : Inexistants ou minimalistes ; 
- 
Menuiseries de fenêtres : Menuiseries métalliques, ponctuellement bois, adaptées aux 
embrasures de grandes dimensions souvent horizontales (fenêtres en bandeaux). Ces 
grandes menuiseries sont compartimentées (3 ou 4 compartiments verticaux placés côte 
à côte) ; 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
- 
Occultations : Contrevents bois ou métalliques roulants à caissons dissimulés, ou 
contrevents métalliques articulés se repliant contre le tableau des embrasures.  
 
- 
Pieds d’immeubles :  
- 
Soubassements : Très diversifiés selon l’immeuble, sa fonction, ses dimensions et son 
implantation. Usuellement peu marqué (étage d’une hauteur importante, mais sans 
décors propres ou éléments de séparation physique). Ponctuellement en rupture 
complète avec le reste de l’édifice : importance du pilotis ; 
- 
Encadrements de portes : Inexistants ou minimalistes ; 
- 
Menuiseries de portes : Porte d’allées monumentales en serrurerie développant des 
motifs géométriques abstraits. 
 
- 
Transformations ultérieures : Altérations volumétriques nombreuses (fermeture des 
patios en retrait par des menuiseries rapportées). 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1 – Quai de Bondy, Lyon 5ème  
2 – Place de la République, Lyon 2ème  
3 – Rue de la Martinière, extension de l’école de la Martinière des Filles, Lyon 1er  
4 - Montée des Esses, Lyon 4ème  
5 - Montée des Esses, Lyon 4ème  
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PERIODES CARACTERISTIQUES DU SITE UNESCO 
De 1900 à nos jours 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
PRINCIPES D’AMENAGEMENT ET DISPOSITIONS 
SPECIFIQUES AU SITE UNESCO ET SA ZONE 
TAMPON  
 
Sont concernés : le 1er arrondissement, et partiellement : les 2nd, 3ème, 4ème, 5ème, 6ème, 7ème et 9ème 
arrondissements.. 
 
Les quartiers anciens de Lyon constituent pour ses usagers, habitants, visiteurs, gestionnaires, des 
témoins irremplaçables des caractéristiques architecturales, urbaines et paysagères des époques de leur 
construction, constituant un « déjà-là » construit au fil des siècles et décennies. Alors que la période 
moderne, de l’industrialisation du XIXème siècle à la généralisation de la circulation automobile au 
XXème siècle, a transformé la manière de penser et de concevoir les espaces publics, se pose depuis le 
XXIe siècle la question de l’adaptation raisonnée de ces tissus anciens à l’évolution contemporaine de 
la ville, notamment de ses usages sociétaux et de sa conciliation indispensable aux enjeux du 
changement climatique. 
Le bâti ancien (comme ses espaces attenants non-bâtis), outre sa contribution à la qualité du cadre de 
vie, à sa valeur culturelle et touristique, présente de nombreuses qualités et potentialités écologiques 
indispensables au maintien, à la restauration et la transmission d’une ville « durable », parmi lesquelles 
peuvent être soulignées : 
- les caractéristiques d’éléments et techniques constructives liées à l’usage de matériaux tirés de la 
nature (pierre, pisé, chaux naturelle, bois entre autres), 
- les dispositions de sa structure typo-morphologique (exemple des espaces sous combles des cours 
intérieures, des typologies de logements… 
- les spécificités d’organisation de l’espace urbain (promenades plantées, places, parcs paysagés, 
ruelles ombragées…).  
Déjà présents, les espaces publics, ensembles urbains et édifices ont traversé les siècles en faisant 
la preuve d’un bilan carbone positif, notamment par leur économie en énergie grise. 
L’enjeu est d’accompagner la transition écologique des composantes de l’espace urbain en 
s’appuyant sur les qualités et caractéristiques intrinsèques depuis l’échelle de l’architecture à celle 
de l’îlot, du quartier, pour garantir une adaptation aux enjeux contemporains engagée en toute 
connaissance de cause et sans compromettre leur préservation, au profit des générations futures et 
du cadre de vie dont elles auront la gestion à assumer. 
Les dispositifs d’adaptation du bâti ancien au réchauffement climatique ne doivent pas être envisagés 
en opposition à la préservation du patrimoine historique : les dispositifs techniques peuvent 
accompagner une conservation satisfaisante, sous réserve d’avoir étudié et compris préalablement la 
composition et les comportements spécifiques du bâti ancien. 
En effet, ce dernier présente des caractéristiques propres qui nécessitent un diagnostic préalable 
approfondi sur les plans thermique et patrimonial avant d’envisager des solutions de réhabilitation 
énergétique face au bâti ancien, qui se veulent dans cette OAP, responsables, adaptées et donc plus 
efficientes. 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
Ces principes de méthode d’analyse globale et transversale (plutôt que des moyens imposés hors 
contexte) précèderont un diagnostic objectivé, tenant compte d’une évaluation patrimoniale en amont 
de la programmation de travaux. 
Au sein du périmètre Unesco et de sa zone tampon, l’objectif de ces travaux et des moyens à mettre en 
œuvre pour œuvrer en considérant les enjeux environnementaux et écologiques doivent se présenter 
responsables et se porter garants de l’identité patrimoniale actée par : 
- la reconnaissance de l’Unesco (inscription du bien), 
- les protections de l’Etat au titre du code du patrimoine (monuments historiques, abords et les deux 
sites patrimoniaux remarquables existants – SPR ) et autres labels du ministère de la Culture 
(architecture contemporaine remarquable, jardins remarquables, maisons des illustres…), et les 
protections du patrimoine archéologique 
- les protections de l’Etat au titre du code de l’environnement (site historique de Lyon, site classé 
de la place Bellecour) 
- les protections des collectivités (espaces bâtis à préserver – EBP – et périmètres d’intérêt 
patrimoniaux –PIP- au sein du document d’urbanisme, espaces végétalisés à valoriser – EVV ou 
espaces boisés classés EBC, arbres remarquables ou alignements d’arbres 
Ainsi, chaque nouveau projet d’évolution, de modification de l’espace extérieur bâti ou non bâti, privé 
ou public au sein du site Unesco et de sa zone tampon sera l’occasion de penser son adaptation aux 
enjeux climatiques avec par exemple des actions favorisant : 
- la désimperméabilisation des sols et une meilleure gestion du ruissellement des eaux, 
- la végétalisation des espaces non bâtis (privés ou publics et la purge d’aménagements mobiliers 
ou temporaires superflus sur les espaces publics composés ou délaissés, 
- l’amélioration thermique et la restauration du bâti respectueuses des qualités patrimoniales et 
écologiques 
Ce, afin de garantir 
- la pérennité des interventions d’aujourd’hui, 
- la transmission d’un héritage résilient, 
- la création d’un patrimoine architectural et d’un cadre de vie de qualité pour demain 
 
A. DISPOSITIONS RELATIVES AU PAYSAGE, ESPACES PUBLICS, 
ESPACES EXTERIEURS… 
 
I. Paysage 
 
Le site topographique exceptionnel du centre historique de Lyon constitué par deux collines, deux 
cours d’eau et une confluence, induit des enjeux de conservation et de valorisation du paysage 
urbain très importants. Le grand paysage, écrin du site historique, offre de multiples fonds de scène 
et une grande variété de belvédères et points de vue ; les éléments du site naturel, même s’ils ont 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
fait l’objet d’aménagements au cours des siècles, sont également essentiels à valoriser au cœur de 
la ville : balmes, cours d’eau … 
 
Grand paysage et belvédères 
- 
Valorisation et protection des sites et éléments remarquables : 
- 
sur les collines : recherche et valorisation de points de vue et belvédères variés vers le 
défilé de Saône, le Rhône, les Alpes ou le centre de Lyon; développement de circuits 
de visites intégrant ces différents points de vue, majeurs ou mineurs; 
- 
sur les balmes : valorisation du socle paysager (boisements, trame verte, …) et projets 
architecturaux inscrits dans la topographie en recherchant la valorisation du paysage 
(jardins inscrits dans la pente, système de terrasses, vues, …) ; 
- 
sur la ville constituée : recherche de liaisons, vues, ouvertures vers les cours d’eau et 
balmes (mise en contact). Valorisation et préservation des petites et grandes 
perspectives (escaliers urbains, compositions, percées et irrégularités urbaines, lignes 
des toits). 
- 
Renforcement des continuités végétales sur les secteurs (balmes et plateaux) en cohérence avec 
l’architecture et les tissus urbains historiques ; 
- 
Valorisation et préservation des belvédères, avant-plans paysagers très exposés. 
- 
Inscription et intégration des constructions nouvelles dans le paysage : constructions vues 
depuis les belvédères, constructions localisées sur les balmes, constructions en rive de Saône ou 
de Rhône, etc., sous condition de la mise en valeur patrimoniale du site dans lequel elles 
s’inscrivent et des structures bâties remarquables environnantes existantes. 
 
Cours d’eau 
- 
Poursuite de la valorisation des cours d’eau (Rhône et Saône) et des quais par : 
- 
Réappropriation par les piétons et les modes actifs des rives par la transformation des 
quais hauts et bas ; 
- 
Préservation et développement des ordonnances arborées de haute stature, en lien avec 
les architectures des quais ; 
- 
Prise en compte des quais, mais aussi des ponts et passerelles, des façades sur les 
fleuves, longtemps « portes d’entrée » de la ville ; 
- 
Prise en compte de la cohérence des quartiers de part et d’autre des cours d’eau 
- 
Développement des liens visuels et piétonniers avec les espaces urbanisés, par la mise 
en place de liaisons douces est-ouest.  
 
II. Espace urbain 
 
L’espace public exprime l’urbanité : il doit être agréable de s’y arrêter, de s’y retrouver, de s’y 
exprimer.  
Tous les espaces urbains, publics ou privés, participent à la définition du sentiment urbain et 
doivent à ce titre être qualitatifs et valorisés : espaces majeurs (grandes places, quais, rues 
principales) mais aussi espaces plus communs ou espaces intimistes (cours d’immeubles, rues, 
placettes, traboules, etc.). 
L’espace public doit porter la marque du temps présent tout en considérant son histoire : au 
même titre que les édifices, les aménagements hérités des siècles passés peuvent avoir un 
caractère patrimonial fort, traduisant des pratiques urbaines pouvant être aujourd’hui obsolètes 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
(quais bas, etc.). Les aménagements anciens d’intérêt sont donc à considérer, au même titre que 
les édifices anciens d’intérêt : ordonnances arborées, organisation de places, revêtements 
traditionnels, mobiliers urbains anciens, fontaines, puits, citernes, pompes… 
L’espace urbain forme un tout avec les éléments bâtis qui le génèrent. Une valorisation de 
l’espace urbain passe ainsi par une valorisation des façades, éléments végétaux, murs de 
soutènements, escaliers urbains, etc. 
Pour chaque nouveau projet d’espace public, une place renforcée sera donnée à la nature via 
notamment des interventions de végétalisation et une désimperméabilisation des sols accrue, 
sous réserve d’une étude patrimoniale montrant la compatibilité du projet avec son contexte. 
 
Aménagements de l’espace et revêtements 
- 
Recherche de sobriété dans les aménagements pour valoriser le paysage naturel ou 
urbain environnant, avec lesquels ils forment un tout indissociable ; 
- 
Conservation du caractère minéral prédominant des espaces publics conçus comme 
tels ; aspect minéral qui pourra être tempéré par une présence végétale réversible (arbres 
en pots, arbres ponctuels) qui ne devra pas masquer d’éléments ayant un caractère 
patrimonial ;  
- 
Contextualisation de la nature des aménagements et de leur traitement: Vieux-Lyon, 
Presque-île, balmes, où les aménagements sont différents et attendent des réponses 
différentes : morphologie des espaces, rapport aux édifices, période de production, 
données géologiques et géographiques (par exemple, les revêtements perméables sont 
à favoriser sur la Presque-île mais pas sur les Balmes) ; 
- 
Prise en compte en amont des projets des « coutures » et transitions entre différents 
espaces limitrophes (par exemple : une opération d’aménagement d’une place peut 
intégrer le départ des rues adjacentes ; les deux façades d’un même immeuble d’angle 
forment une unité, etc.) ; 
- 
Recherche de pertinence dans les choix des matériaux et revêtements qui intègrent des 
notions de durabilité, nettoyabilité, et réparabilité, afin de limiter l’impact visuel des 
travaux post-intervention. 
- 
Sous réserve d’une bonne compréhension des lieux par l’analyse morphologique au 
plan urbain, paysager et patrimonial, et de la définition d’enjeux d’aménagement et de 
programmation compatibles avec les qualités intrinsèques de l’espace public concerné 
et de ses usages, la végétalisation avec présence d’eau constituera une piste potentielle 
d’aménagement. 
- 
La végétalisation comme support de projet de paysage sera intégrée dans le processus 
de conception de l’espace et des revêtements à privilégier en réduisant au maximum les 
surfaces à dominante minérale. 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
  
 
Mobilier urbain et équipements techniques 
- 
Mise en cohérence d’ensemble des nouveaux équipements ; ceux-ci considèrent tous 
les usagers (piétons, modes actifs, automobilistes, etc.). 
- 
Limitation d’installation des mobiliers urbains et équipements techniques (logettes, 
réseaux, …) au strict nécessaire ; leur positionnement sera étudié pour limiter leur 
impact sur la perception du patrimoine bâti et de l’espace urbain : perspectives urbaines, 
montées d’escaliers, statuaire, portes remarquables, modénatures des immeubles, etc. ; 
leur mutualisation sera favorisée et leur intégration dans le bâti privilégiée ; 
- 
Suppression des mobiliers et équipements techniques obsolètes. 
 
Mise en lumière  
- 
Conception de l’éclairage comme élément de valeur ajoutée pour la compréhension et 
la valorisation de la ville, de son espace urbain et de son patrimoine ; 
- 
Adaptation de la mise en lumière de l’espace à l’espace lui-même : plus ou moins 
tamisé, haut, chaud, orienté vers le haut (et façades) ou le bas… 
- 
Réversibilité des équipements d’éclairage. 
 
Végétal et présence végétale 
- 
Conservation et mise en valeur des espaces verts publics ou privés ; 
- 
Préservation du caractère boisé et naturel dans les parties plus végétales des balmes et 
pentes (jardins en terrasses, …)  
 
III. Fortifications 
 
Encore très visibles par leurs élévations ou la mémoire de leur emprise, les fortifications de la 
ville ont permis de justifier la délimitation du secteur historique de la ville lors de l’inscription 
du site à l’UNESCO. Ces éléments de limites, emblématiques de la ville, méritent d’être soignées 
dans leur valorisation et leur évocation. 
 
- 
Mise en valeur des fortifications existantes : 
- amélioration de leur visibilité depuis les espaces publics de la ville (ex : vues sur les 
fortifications des balmes au-dessus de St Georges depuis la Presqu’île et les Rives de 
Saône) ; 
- préservation de leurs abords pour en donner une lecture juste (intra-muros/extra-
muros ; espaces non-bâtis à préserver (pas de nouvelles constructions qui viendraient 
« perturber » la mise en valeur des fortifications) ; 
- traitement cohérent de l’ensemble de ces éléments comme un tout ; 
- mise en lumière des éléments emblématiques ; 
- 
Intégration des fortifications, murs anciens et des traces des anciennes fortifications dans le 
cadre de nouveaux projets pour retrouver des parcours piétonniers (même partiels) et insertion 
harmonieuse ne mettant pas à mal leur valorisation. 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
Ces orientations générales sur le paysage, les espaces extérieurs et les espaces publics, sont précisées 
par le PADD de chacun des arrondissements concernés par le site UNESCO. 
La carte de synthèse sur l’emprise du site UNESCO permet d’en avoir une lecture : 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
Extrait des cartes des Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) des 
arrondissements concernés par le secteur Unesco (1er, 2nd, 5ème) et sa zone tampon (3ème, 4ème, 6ème, 7ème 
et 9ème). 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
B. DISPOSITIONS RELATIVES AUX IMMEUBLES  
Les immeubles sont un constituant essentiel du site historique de Lyon : la grande cohérence du 
tissu urbain lyonnais s’enrichit de la grande variété des époques de constructions des édifices. Les 
approches typologiques et stylistiques exposées précédemment permettent de formuler des 
dispositions très précises pour maintenir et développer la qualité des édifices de la ville. Que ce soit 
en matière de restauration, de réhabilitation des immeubles existants, ou bien de création 
contemporaine en dialogue avec l’existant, à l’intérieur du site UNESCO, en cohérence avec le bâti 
dominant environnant, ces dispositions ont vocation à soutenir la qualité attendue pour toute 
intervention sur les immeubles constituant le site historique.  
De manière générale, les constructions nouvelles sont à implanter en accord avec l’environnement 
bâti et non bâti, avec la topographie ; et avec la structure urbaine des parcelles environnantes. Elles 
doivent faire l’objet d’une composition qui s’appuiera sur le paysage urbain et naturel du secteur 
considéré afin de s’y intégrer. Dans ce cadre, il est recherché une architecture contemporaine 
qualitative, à la hauteur des enjeux du site UNESCO. 
L’amélioration du bâti doit intégrer une méthodologie de réhabilitation responsable au regard des 
spécificités techniques et patrimoniales de chaque immeuble concerné : le diagnostic spécifique 
indiquera les conditions d’interventions sur l’enveloppe du bâti, dans l’objectif de préservation de 
la forme architecturale suivant ses dispositions d’origine, de sa matérialité et de ses caractéristiques 
techniques. 
Sans indiquer de règles dans la présente OAP par des moyens pré-établis comme solutions 
généralistes, ce sont avant tout des potentialités qu’il importera d’investiguer et de proposer à 
l’autorité compétente en matière d’urbanisme en s’interrogeant au moyen du diagnostic patrimonial 
et énergétique sur les objectifs raisonnables et atteignables pour chaque immeuble concerné : 
- sans compromettre la préservation des éléments patrimoniaux lors de la réhabilitation 
énergétique 
- en visant le maintien du confort d'été, en cohérence avec l’amélioration du confort d'hiver 
- en équilibrant les nécessités de ventilation et d’étanchéité à l’air dans le bâti ancien 
- en assurant la gestion de l’humidité, et des comportements des différents matériaux 
anciens/nouveaux au regard des transferts d’hygrométrie 
Au sein du périmètre Unesco et de sa zone tampon, l’amélioration thermique par immeuble à valeur 
patrimoniale doit ainsi être conçue : 
- comme projet d’ensemble, à réaliser au sein d’une opération globale et/ou progressive, 
- à visée d’un long terme 
- définissant le niveau d’efficacité énergétique admissible en respect des valeurs patrimoniales 
avérées, 
- en favorisant les circuits courts, savoir-faire et matériaux locaux adaptés au bâti ancien 
lyonnais dans sa diversité, pour en préserver l’authenticité et l’intégrité. 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
Ce, pour garantir durablement la préservation de la valeur universelle exceptionnelle (VUE) 
reconnue par l’Unesco, supposant une protection et une gestion assurée notamment par le document 
de PLU et cette OAP en particulier. 
Pour exemple, chacun des éléments suivants sera à envisager dans le cadre d’une revue globale des 
travaux susceptibles de concourir à la réhabilitation énergétique de l’immeuble et des logements 
qui le composent, en lien avec les différents documents et études émis par la Ville de Lyon (Charte 
de qualité urbaine, architecturale et environnementale, Charte de ravalement des façades, 
menuiseries de fenêtres et portes anciennes, escaliers… à venir les Combles et toitures, les 
différentes typologies d’immeubles lyonnais, les espaces publics du Vieux Lyon…) 
 
En façade, les solutions généralisées d’enduits correcteurs ou d’isolants thermiques ne 
sauraient être mises en œuvre sans avoir fait la preuve de la compatibilité des matériaux 
nouveaux avec les dispositions constructives anciennes, avec le degré d’intérêt historique, 
patrimonial à l’échelle de la composition architecturale (décors et ornements de façade par 
exemple), urbaine (qualité des pleins et des vides, circulations de l’air, alignements sur rue 
et en hauteur…) et paysagère de l’immeuble (traitement de la cinquième façade, 
homogénéité d’ensemble, volumétries et silhouette urbaine...). En alternative, l’isolation 
des murs par maintien de lambris anciens en bois, ou par doublage intérieur demeurera 
une solution adaptée aux caractéristiques architecturales lyonnaises (attention, ces travaux 
intérieurs nécessitent pour le Secteur protégé du Vieux Lyon, une demande d’autorisation 
d’urbanisme) 
 
Les éléments d’occultation extérieure des baies seront aussi des solutions à étudier 
systématiquement et à mettre en œuvre en cohérence avec l’architecture et l’époque de 
l’immeuble (jalousies lyonnaises, volets à lames de bois, stores toiles verticaux ou à 
projection, persiennes à vantaux à la française ou repliables en tableaux …), en parallèle 
de l’amélioration patrimoniale et thermique des menuiseries de fenêtres. 
 
La restauration des menuiseries anciennes à valeur patrimoniale, ou le remplacement de 
menuiseries peu performantes sont des actions à mener en priorité dans l’approche globale 
: au regard des dispositions et des matériaux d’origine de l’immeuble, suivant les 
proportions originelles (ratio vitrage/cadre, composition, sections et moulurations des bois, 
vantaux, impostes, divisions en carreaux…) Le diagnostic préalable examinera, en cas de 
modèles anciens à valeur patrimoniale le principe de la double fenêtre ou de doubles 
vitrages spéciaux très fins à insérer dans celles-ci. 
 
La ventilation naturelle a vocation à être priorisée, créée ou maintenue par des ouvrants en 
rez-de-chaussée, et en partie haute dans les parties communes (traboules, cages 
d’escalier…). Le caractère traversant des logements et locaux a vocation à être maintenu, 
restitué ou créé : à ces fins, les cours intérieures des immeubles conservent leur accès 
d’origine, ne doivent pas être couvertes ou encombrées par des équipements individuels 
type climatiseurs ou pompes à chaleur dont les nuisances sonores et thermiques impactent 
la qualité de l’habitat collectif, et produisent par ailleurs des effets sanitaires délétères. 
En corollaire de ces travaux de ventilation aux sujétions de réseaux parfois compliquées 
dans l’ancien, la réflexion sur les modes de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire 
viendra compléter de façon non exhaustive la liste des potentialités à étudier pour améliorer 
le confort thermique et l’efficacité énergétique. 
 
L’isolation des combles non aménagés (par insertion d’une isolation des toitures dans leur 
épaisseur) reste prioritaire pour ces derniers à maintenir en espaces libres, pour créer ou 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
conserver un volume-tampon entre l’extérieur et les pièces habitables, en respect des 
dispositions originelles. 
Si elle reste indispensable à traiter efficacement, l’isolation par l’intérieur de combles déjà 
aménagés (directement sur les rampants de la toiture ainsi que le mur en surcroît jusqu’au 
plancher des combles) reste à aborder avec précaution : elle ne permet plus d’inspecter 
l’état de la toiture en sous-face et présente des risques pour la conservation des systèmes 
de charpente. 
 
I. Toitures : 
En raison de la topographie de la ville offrant de nombreux points de vue, de la grande homogénéité 
du velum de toitures et de l’emploi d’un même matériau pendant des siècles (terre cuite rouge), une 
attention particulière doit être portée à la « cinquième façade » que constituent les toitures. 
 
- 
Conservation des silhouettes très découpées des toitures aux pentes agrémentées de souches de 
cheminées anciennes, tours à vis, édicules de toitures …  
- 
Maintien de la simplicité des volumes traditionnels ; limitation des « accidents de toitures » : 
sans décaissés de toiture tels que terrasses tropéziennes, sans excroissances telles que lucarnes, 
chiens-assis… ; forte limitation des châssis de toiture en nombre et en dimension. Il est 
déconseillé de transformer des combles n’étant pas conçus pour être habités ; leur maintien en 
espaces libres permet d’intégrer des équipements collectifs de chauffage ou ventilation, de 
faciliter l’isolation des logements, de surveiller et d’aérer les charpentes, et de maitriser et 
améliorer le confort d’été. 
- 
Emploi privilégié de la tuile de terre cuite rouge (tuile creuse, tuile plate, tuile mécanique...) 
adaptée à l’époque de l’immeuble. 
- 
Mise en œuvre de matériaux adaptés : grandes faitières à recouvrement, pas de tuiles à rabats, 
conservation des épis de faîtages … Favoriser le réemploi. 
- 
Possibilité d’admettre des panneaux solaires, sous condition d’intégration soignée, sur les 
toitures terrasses d'immeubles ou d’éléments de jonction, à l’exception des toitures 
traditionnelles ou visibles depuis les espaces publics. Lorsque leur implantation est admise, les 
installations participeront du projet architectural et ne porteront pas atteinte à la perception du 
paysage urbain ou d’éléments architecturaux remarquables. 
- 
Possibilité d’intégrer les équipements climatiques ou de télécommunication dans les volumes 
des combles sans altérer les toitures traditionnelles ou visibles depuis les espaces publics. 
- 
Traitement soigné des rives, en relation avec le couronnement des façades (corniches, forjets 
chevrons), limitation et traitement qualitatif des surépaisseurs de rives lors des isolations de 
toitures. 
- 
Conservation des souches de cheminées d’origine sur toute leur hauteur, apparentes et non 
enduites. 
- 
Limitation des toitures végétalisées aux extensions et immeubles neufs sous condition 
d’intégration soignée et de traitement qualitatif (pas d’étanchéité apparente…). 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
II. Façades : 
 
Qu’il soit simple ou extrêmement décoré, l’immeuble urbain lyonnais présente une élévation 
qui traduit une typologie, un rang social… Souvent élancé et très percé, son rapport à l’espace 
public s’enrichit de composition et modénatures propres à chaque type et/ou époque. 
 
- 
Respect de l’ordonnance des édifices : soubassements, étages courants, couronnements… et de 
l’intégrité de l’architecture (quelle que soient les divisions foncières sur un même immeuble 
d’origine) 
- 
Restaurations adaptées selon le type de façades (Cf. charte façades) et cohérentes par ensemble 
architectural : le mode opératoire sera basé sur une connaissance de la typologie et des supports, 
de l’état de conservation et de présentation… 
- 
Valorisation des modénatures structurant l’ordonnancement et la composition des immeubles : 
chaînes d’angles, bandeaux, cordons et appuis filants, faux appareils, corniches, encadrements, 
balcons. 
- 
Possibilité d’admettre les isolations par l'extérieur sur les immeubles antérieurs à 1948. Les 
vêtures rapportées étanches sont particulièrement inadaptées sur les façades des immeubles de 
maçonnerie traditionnelle (moellons pierre, pisé…). Ces dispositifs devront être parfaitement 
intégrés. 
- 
Possibilité d’admettre des ITE (Isolation Thermique par l’Extérieur) sur les pignons et dans les 
cours intérieures sans intérêt patrimonial et conditionnée à un projet architectural et thermique ; 
les isolants seront compatibles avec les caractéristiques du bâti et la taille de la cour. Ces 
dispositifs devront être parfaitement intégrés. 
- 
Maintien de la qualité des enduits, respirants, souvent lissés, avec badigeons apportant une teinte 
aux édifices 
- 
Traitement qualitatif des nouvelles façades (ordonnancement, composition, aspects…) en 
cohérence avec le tissu urbain dans lequel elles s’insèrent. 
- 
Les éléments et installations techniques (PAC, gaines, sorties de VMC, climatiseurs, 
extracteurs) ne pourront être positionnés en façade et devront être intégrés au bâti. A titre 
exceptionnel ils pourront être admis dans les espaces non visibles du domaine public et ne 
présentant pas d’intérêt architectural sous réserve d’un habillage complet permettant leur 
parfaite insertion. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
III. Baies et menuiseries : 
 
Sur l’immeuble lyonnais, les baies ont toujours fait l’objet d’un soin particulier, fruit de réels 
savoir-faire d’artisans ; l’encadrement, qu’il soit simple ou chargé, en pierre ou en enduit, se 
réfère à l’usage de l’immeuble ; la menuiserie, très dessinée, est conçue pour laisser passer un 
maximum de lumière avec les techniques de chaque époque ; les occultations sont souvent 
intégrées à l’intérieur (volets intérieurs) ou derrière des lambrequins (jalousies) tant le rythme 
des percements est rapproché. Fragiles et soumis à de fréquents changements, ces éléments de 
second œuvre présentent pourtant un intérêt patrimonial majeur par leur expression du 
quotidien et de savoir-faire. L’ensemble « jalousie/lambrequin/garde-corps en fonte moulée » 
est un modèle très caractéristique de l’immeuble lyonnais. 
 
- 
Maintien et restitution des encadrements selon leur typologie (baies à meneaux et traverses, à 
chanfreins, cavets, profils moulurés, à arc ou plate-bande, etc.), avec leur palette décorative : 
simple badigeon ou éléments saillants, … 
- 
Choix de menuiseries adaptées aux typologies des immeubles avec un type de menuiserie pour 
les étages courants (cohérence de la composition). 
- 
Conservation de menuiseries et ferronneries anciennes (intérêt de la double menuiserie …) 
- 
Utilisation de menuiseries bois ou métal à l’exception des menuiseries en plastique. 
- 
Maintien de la finesse des profils et des sections lors des remplacements à l’identique ou 
conception nouvelle. 
- 
Adaptation des menuiseries en respect des typologies des ouvertures selon les époques 
(importance des partitions de menuiseries, vitraux ou glaces pour fenêtres à meneaux et 
traverses, fenêtres à petits bois, à grands carreaux …). 
- 
Dépose des cadres dormants lors des changements de menuiseries… (« menuiseries en 
rénovation »). 
- 
Mise en teinte des menuiseries (portes, fenêtres, volets intérieurs, jalousies…) et ferronneries, 
en harmonie avec les façades. 
- 
Préservation des éléments décoratifs rajoutés : garde-corps en ferronnerie ou fonte moulée ; 
lambrequins… 
- 
Conservation des jalousies, développement de ce dispositif de protection solaire dans les 
typologies adaptées. 
- 
Intégration discrète des occultations : à l’intérieur, ou jalousies derrière des lambrequins. 
- 
Limitation d’autorisation des volets roulants aux seuls immeubles conçus dès l’origine pour en 
avoir ; dans ce cas, ils seront parfaitement intégrés, sans être saillants. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
IV. Pieds d’immeubles, devantures : 
 
Le tissu urbain du centre historique présentant une forte densité, le traitement des pieds 
d’immeubles offre depuis des siècles une qualité urbaine générale. Strate spécifique, le pied 
d’immeuble présente en général un socle de hauteur importante. Ville commerçante, Lyon est 
dotée de nombreux commerces et ateliers qui se sont développés au maximum sur les linéaires 
étroits des immeubles urbains ; l’accès à l’édifice est également particulièrement soigné. 
 
- 
Traitement des devantures commerciales en cohérence avec la composition de l’immeuble et 
l’ensemble du rez-de-chaussée, tenant compte du rythme des parcelles, de l’ordonnancement de 
l’immeuble, du respect des travées (Cf. typologies).  
- 
Mise en valeur de la porte ou du portail d’accès à l’immeuble, élément de premier plan : 
traitement qualitatif de l’encadrement et de la menuiserie, sans recouvrement des devantures 
limitrophes. 
- 
Conservation et restauration des portes et portails d’entrée que des siècles d’évolution stylistique 
ont produit, offrant une grande variété d’éléments : portes à doubles lames cloutées, porte à 
grand cadre, porte à panneaux, impostes en ferronneries, heurtoirs, etc. (Cf. inventaire en cours 
ville de Lyon). 
- 
Adaptation des devantures aux caractéristiques des immeubles encore en place, sauf si intérêt 
patrimonial : en feuillure dans arcs (Cf. arcs de boutiques médiévales, arcades d’immeubles du 
XVIIème…), dans les portiques d’ateliers ; en applique sur les rez-de-chaussée filants des 
immeubles du XIXème …  
- 
Attente qualitative sur les devantures relevant d’un projet architectural en lien avec l’immeuble, 
les détails d’exécution seront particulièrement soignés. 
- 
Limitation des enseignes au strict nécessaire et positionnement adapté ; teintes et textures en 
cohérence avec l’immeuble et l’espace public ; éclairages, etc. 
- 
Conservation du traitement d’origine du soubassement (composition et modénature) quel que 
soit l’usage du rez-de-chaussée (y compris transformation en logement lorsqu’elle est admise). 
- 
Intégration des protections volets sécurité (grilles et rideaux métalliques…). 
- 
Réversibilité des éléments rapportés pour les commerces. 
- 
Conservation et mise en valeur des soubassements pierre (selon l’état patrimonial de 
l’immeuble) ; maintien de la maçonnerie existante. 
- 
Les éléments et installations techniques (PAC, gaines, sorties de VMC, climatiseurs, extracteurs, 
etc.) ne pourront être positionnés en façade sur rue et devront être intégrés au bâti. A titre 
exceptionnel ils pourront être admis dans les espaces non visibles du domaine public et ne 
présentant pas d’intérêt architectural sous réserve d’un habillage complet permettant leur 
parfaite insertion. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 


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130
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
130
4. Orientations d'Aménagement et de Programmation
PRINCIPES D'AMENAGEMENTS ET DISPOSITIONS SPECIFIQUES  
 
 
 
 
 
 


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131
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
131
4. Orientations d'Aménagement et de Programmation


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132
4. Orientations d'Aménagement et de Programmation


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation


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4. Orientations d'Aménagement et de Programmation


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
135
4. Orientations d'Aménagement et de Programmation


=== PDF 136 ===
136
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
5.	
Rapport de présentation
Tableau des surfaces de zonages
Superficie des zones au PLU-H (en ha)
Lyon
4 796,70
151,36
336,28
637,37
293,74
619,06
377,13
962,44
666,90
752,42
321,86
15,65
75,88
6,38
23,11
15,80
42,70
97,16
45,18
31,25
1
2
3
4
5
6
7
8
9
267,16
92,53
115,59
46,02
3,51
1,19
8,32
454,43
7,83
29,92
121,86
13,69
163,62
97,58
19,93
271,79
43,99
6,60
48,10
14,59
45,28
45,52
67,71
3,50
3,50
802,75
20,48
193,16
84,23
8,44
19,06
175,42
232,95
69,01
68,20
51,64
2,06
1,78
11,72
1,00
148,67
13,68
16,40
45,39
73,20
434,64
5,97
13,14
221,13
2,70
98,33
93,37
278,26
77,58
10,44
73,50
2,03
75,38
39,33
30,53
4,97
25,56
188,27
57,07
56,50
1,33
18,66
45,83
8,88
149,44
0,37
3,31
71,14
21,78
52,84
123,39
15,87
1,67
0,42
1,34
62,58
16,63
24,88
170,69
170,69
31,34
14,33
17,01
354,56
9,50
41,49
8,10
23,62
5,66
136,00
74,92
55,27
183,12
5,20
30,22
93,64
5,51
48,55
576,11
21,31
109,50
20,76
30,47
37,69
147,50
135,00
10,23
63,65
4 536,85
147,35
336,28
632,13
261,65
533,20
377,13
961,26
661,66
626,19
5,24
5,24
1,18
1,18
6,42
1,18
5,24
4,60
4,60
211,63
4,01
5,24
32,09
50,01
120,28
5,95
5,95
222,18
4,01
5,24
32,09
54,61
126,23
Superficie des protections des espaces végétalisés (en ha)
1er
2e
3e
4e
5e
6e
7e
8e
9e
293,89
4,75
0,32
9,27
34,92
88,77
53,69
5,10
10,16
86,91
197,13
4,99
1,00
16,77
12,05
59,96
22,65
17,36
24,56
37,79
123,20
5,56
13,29
22,13
6,74
6,46
13,59
27,21
18,51
9,71
1,26
0,08
0,25
0,43
0,06
0,44
615,48
15,30
14,61
48,25
53,96
155,62
89,93
49,73
53,67
134,41
Ouvertes à 
l'urbanisation sous 
conditions
Mixtes
Activités économiques
productives et logistiques
Activités marchandes
Equipements d'intérêt collectif
et services publics
Loisirs
AUCe/AURm/
AURc/AURi
AUEi
AUEc
AUSP
TOTAL
N1
AUL
AU1
AU3
AU2
TOTAL zones à urbaniser 
A 
urbanisa
tion
différée
Mixtes (AU1)
Résidentielles (AU2)
Economiques (AU3)
Zones à urbaniser
Arrondissements
Espace boisés classés
Espaces Végétalisés à Valoriser
Plantations sur domaine public
Dont surface d'eau
A1
A2
N2
Zones 
naturelles
et 
agricoles
Zones naturelles
Zones Agricoles
URm2
URc1
UEc
UPp
UL
USP
UEi1
UEi2
UEa
UEp
TOTAL protection des boisements
et espaces végétalisés
LYON
TOTAL zones naturelles et agricoles
Terrains urbains cultivés et continuité écologique
Arrondissements
TOTAL
LYON
UCe2
UCe3
TOTAL zones urbaines
Zones de prise en compte du paysage et de 
l'environnement
URc2
UCe1
Zones urbaines
Zones mixtes
Centralités
multifonctionnelles
Mixtes
de formes compactes
A dominante résidentielle
d'habitat collectif, 
de formes discontinues
A dominante résidentielle
d'habitat individuel
Zones de projet
Zones spécialisées
Activités marchandes
Equipements d'intérêt collectif
URi1
UEl
Activités économiques
productives et logistiques
URi2
UCe4
URm1
Surface par arrondissement
Secteur sauvegardé (Lyon 5e)
UPr


=== PDF 137 ===
137
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
137
PLU-H - LYON - Révision n°2 - Approbation 2019
137
6.	
Rapport de présentation
Indicateurs de suivi
Source données : Insee RP 2012 et RP 2017 exploitations principales
Mise à jour des principaux chiffres clés caractérisant la commune
Données du Diagnostic
Moyenne annuelle
Evolution
Total
2012
2012 / 2017
2012 / 2017
Agglomération 2017
Nombre d'habitants
496 343
516 092
3 950
4,0%
1 385 927
Nombre de ménages
250 328
263 169
2 568
5,1%
631 553
Taille des ménages
1,9
1,9
0,0
-0,01
2,1
Nombre de résidences principales
250 328
263 169
2 568
5,1%
631 553
Part des ménages propriétaires
33,6%
33,6%
0,0%
0,0%
269 775
Part des ménages locataires du parc privé
47,9%
48,2%
0,1%
0,3%
223 622
Part des ménages locataires du parc HLM
16,2%
16,1%
0,0%
0,0%
125 583
Taux de logements vacants
8,9%
8,1%
-0,2%
-0,8%
7,4%
Nombre d'emplois
305 665
322 729
3 413
5,6%
704 742
Revenu fiscal médian
21 660 €
23 250 €
318
7,3%
21 930
2017


=== PDF 138 ===
138
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
Indicateurs de suivi déclinés à la commune
Précisions
Les indicateurs de suivi du PLU-H sont détaillés dans le tome 3 
du Rapport de présentation.
Sont ici détaillés que les indicateurs faisant l'objet d'un suivi 
décliné à l'échelle communale.
Données du Diagnostic
2008
Taux SRU
18,74%
20,51%
21,70%
Source : Inventaire SRU - DDT du Rhône
Garantir l'accès au logement à toutes les étapes de la vie
Données du Diagnostic
2017
Nombre de demandeurs de logement 
locatif social
27 294
29 913
Pression de la demande de logement locatif 
social
7,0
9,6
Part des demandes de mutation dans le 
parc locatif social
0%
4%
Taux de rotation dans le parc locatif social 
0,1%
8,1%
Taux de vacance dans le parc locatif social
24,6%
1,6%
Sources : RPLS et Fichier Commun du Rhône 
Améliorer la qualité du parc et du cadre de vie
2016
2017
2019
Surface totale des terrains bâtis en ha
1 905,7
1 920,3
1 904,7
Nombre de logements
311 455
313 369
316 929
Densité
163,4
163,2
166,4
Source : Fichiers fonciers
2017
Développer l'offre de logements à prix abordables, selon un principe de mixité 
sociale
2020
2019


=== PDF 139 ===
139
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
139
	
 Dynamiques sociodémographiques
139
Evolution comparée du nombre d'habitants 
et du nombre de résidences principales 
de la commune de 1968 à 2015*
Source données : Insee
population municipale
population des ménages
résidences principales
*L’année 2015 constitue la donnée la plus récente pour la population 
municipale. Les données disponibles relatives à la population des 
ménages et le nombre de résidences principales sont celles de l’année 
2014.
Précision sur les données utilisées pour la 
réalisation du diagnostic
Le volet sociodémographique du diagnostic du PLU-H 
s’appuie sur les données officielles issues du recense­
ment de la population de l’Insee, exploitables et cohé­
rentes aux différentes échelles (59 communes, 9 arron­
dissements, 9 bassins de vie, Métropole).
Des données actualisées étant diffusées chaque année 
les dispositions suivantes ont été retenues :
	
 faire référence à la donnée la plus récente concernant 
la population municipale (publication au 1er janvier 
2018, source Insee RP 2015), le solde migratoire et le 
solde naturel (publication au 1er juillet 2017, source 
Insee RP 2014).
	
 utiliser les données publiées au 1er juillet 2015 pour 
les analyses complémentaires et détaillées (source 
Insee RP 2012), les tendances observées étant repré­
sentatives sur une période longue.
Le diagnostic intègre par ailleurs des données plus ré­
centes sur le parc de logements et son évolution, sur les 
marchés immobiliers et sur le parc de logements locatifs 
sociaux.
67 823 habitants de plus entre 1999 et 
2015
Le rythme annuel de croissance de la population 
municipale a été de 0,89% sur la période 1999-2015 
(gain de 4 239 habitants par an). 
Au regard des données disponibles, cette croissance ré­
sulte d’un solde migratoire et d'un solde naturel posi­
tifs (respectivement +0,1% et +0,8%).
Chiffres clés
Actualisation de la population au 1er janvier 2018
Population municipale 2015
513 275 habitants
évolution depuis 1999
+ 67 823 habitants
Part des lyonnais sur la population du Centre : 
En 1999 : 78,2% 
En 2015 : 77,5%
Soit une baisse de 0,7 point
7.	
Annexe
Habitat


=== PDF 140 ===
140
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation  
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
140
Une forte augmentation des cadres et des 
professions intermédiaires
En 2012, les cadres et professions intellectuelles 
représentent 18,1% de la population de plus de 15 
ans de la ville de Lyon. Cette hausse de près de 5,8 
points représente 30 020 personnes supplémentaires. 
L’augmentation concerne aussi les professions intermé­
diaires (+15 439 personnes, +2 points) qui représentent 
17,5% de la population de la ville de Lyon.
Malgré des effectifs en hausse de 6 242 personnes, la 
part des employés recule légèrement (-0,2 point) tout 
comme celle des retraités (-0,7 point) qui enregistrent 
une hausse de 6 018 personnes. A l’inverse, les ouvriers 
(-3 494 personnes, -1,8 points) et les artisans (-748 per­
sonnes, -0,5 point) sont moins nombreux tout comme 
les personnes sans activité professionnelle (-7 636 per­
sonnes, -4,6 points).
En termes de ressources, une situation 
moyenne globalement plus favorable que 
la Métropole et le secteur Centre
En 2012, la médiane du revenu disponible par unité de 
consommation calculée par l’Insee est de 21 659 €. Ce 
niveau de revenu est sensiblement supérieur a celui de 
la Métropole de Lyon (20 603 €) et à la valeur estimée 
pour le Centre (20 500 €).
Le taux de pauvreté de la ville de Lyon est de 14% ce 
qui est sensiblement inférieur à la Métropole de Lyon 
(14,8% ). 
Remarque : la médiane estimée pour le bassin de vie a été 
calculée comme suit : revenu disponible médian multiplié 
par le nombre d’UC divisé par le nombre d’UC du périmètre. 
Une marge d’erreur de 2,3% a été appliquée pour corriger 
les estimations au regard de la valeur Insee calculée pour la 
Métropole de Lyon.
Population de 15 ans et plus de la commune selon la catégorie socioprofessionnelle
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations complémentaires
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations complémentaires
Population de 15 ans et plus de la commune selon la 
catégorie socioprofessionnelle
en 2012
en 1999
Définitions
Le taux de pauvreté correspond à la proportion de mé­
nages dont le niveau de vie est inférieur pour une année 
donnée au seuil de pauvreté qui correspond à 60% du 
niveau de vie médian de l’ensemble de la population 
française.
Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-Ccmsa, Fichier localisé social 
et fiscal
Un ménage, au sens du recensement de la population 
(Insee), désigne l'ensemble des personnes qui partagent 
la même résidence principale, sans que ces personnes 
soient nécessairement unies par des liens de parenté. Un 
ménage peut être constitué d'une seule personne. Il y 
a égalité entre le nombre de ménages et le nombre de 
résidences principales.
Sont considérées comme vivant hors ménage, les per­
sonnes vivant dans des habitations mobiles, les mari­
niers, les sans-abris, et les personnes vivant en com­
munauté (foyers de travailleurs, maisons de retraite, 
résidences universitaires, maisons de détention...).
Note relative aux évolutions entre 1999 et 2012 : l’évo­
lution des parts est exprimée en points. Elle est calculée 
à partir des valeurs exactes avec toutes les décimales. 
De fait, certaines évolutions comportent un écart de 0,1 
point lié aux arrondis des outils statistiques.


=== PDF 141 ===
141
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation 
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
48,4% des ménages sont composés d’une 
seule personne et 25,6% des ménages sont 
des familles avec enfant(s)
En 2012, les personnes seules représentent 48,4% des 
ménages de la ville de Lyon. Avec des effectifs en hausse 
de 19 817 personnes, leur part progresse de 1,5 points. 
De même, on note la progression significative des autres 
types de ménages (+7  734 personnes, +2,6 points). Il 
s’agit de ménages composés de plusieurs personnes 
sans lien de parenté (par exemple la colocation). 
Les familles avec enfant(s) (couples et familles mono­
parentales) représentent 25,6% des ménages de la ville 
de Lyon. Cette part recule de 3 points depuis 1999 et est 
inférieure à celle du Centre (26,4%) et de la Métropole 
(33,5%). 
La structure du parc explique cette forte part de per­
sonnes seules et ce recul des couples avec enfants. A 
Lyon, les typologies sont surtout constituées de T1-T2 
(39%) et la part des T4/T5 est nettement sous-représen­
tée : 33% pour Lyon, 47% pour la Métropole.
On note par ailleurs un changement de la morphologie 
des familles. Les couples sans enfant sont moins nom­
breux (-581 familles) alors que les familles monoparen­
tales progressent de 2 854 familles.
Les familles avec un ou deux enfants sont majoritaires 
(82,3%) et progresse de 1,4 points. Leur part est sen­
Composition familiale des ménages de la commune
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations complémentaires
Familles avec enfant(s) de moins de 25 ans de la 
commune
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations complémentaires
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations complémentaires
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations complémentaires
Composition familiale des ménages de la commune
Familles avec enfant(s) de moins de 25 ans 
de la commune
en 2012
en 1999
en 2012
en 1999
siblement supérieure à celle constatée à l’échelle du 
Centre (81,5%). La part des familles de 3 enfants pro­
gresse sensiblement alors que les familles de 4 enfants 
et plus sont moins nombreuses (-810 familles). et re­
culent de 1,7 points.
L'évolution des ménages entre 1999 et 2012
En 1999
1,99 personnes par ménage
En 2012
1,92 personnes par ménage
Population des ménages 2012
481 359 habitants
Nombre de ménages en 2012
250 328 ménages
Nombre de logements 2012
283 455 logements


=== PDF 142 ===
142
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation  
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
Une population plutôt jeune et en pro­
gression
L’indice de jeunesse de la ville de Lyon est de 1,6 contre 
1,7 à l’échelle du Centre.
A l’échelle de la ville de Lyon, toutes les classes d’âges 
connaissent une évolution positive entre 1999 et 2012. 
Les moins de 30 ans représentent 44,7% de la popula­
tion et leurs effectifs progressent de 25 633 personnes. 
Dans le détail, les 0-14 ans sont plus nombreux de 5 578 
personnes et reculent de 0,5 point alors que les 15-29 
ans sont plus nombreux de 20  055 personnes et pro­
gressent de 1,2 points.
A noter également, la présence à Lyon d’environ 60 000 
étudiants dont seulement 17% résident chez leurs pa­
rents (Source : Université de Lyon).
Les 30-44 ans progressent également de manière signifi­
cative (+12 494 personnes, +0,3 point). Ils représentent 
21,4% de la population en 2012. 
Les 60 ans et + connaissent une évolution plus modérée 
de 8 473 personnes. Ils représentent 18,5% de la popu­
lation de la ville de Lyon. Dans le détail, les 60-74 ans 
sont plus nombreux de 3 191 personnes et perdent 0,5 
points tandis que les 75 ans et + progressent de 5 282 
personnes et gagnent 0,3 point.
Les 45-59 ans sont plus nombreux de 4 469 personnes. 
Ils représentent 15,4% de la population de la ville de 
Lyon et leur part recule de 0,8 point.
Définition
Indice de jeunesse : population âgée de 0-19 ans sur la 
population âgée de 65 ans et  plus.
Population de la commune par tranche d'âge
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations principales
en 2012
en 1999
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations principales
Population de la commune par tranche d'âge


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143
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation 
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
	
 Les ménages et leurs logements
La structure du parc évolue : si le parc locatif privé reste 
dominant, la part des propriétaires occupants augmente 
sensiblement.
Le segment locatif privé toujours 
prédominant 
47,9% des ménages de la ville de Lyon sont locataires 
du parc privé, ce segment de parc est donc toujours 
majoritaire. Les propriétaires occupants représentent 
33,6% des ménages, suivis par les locataires du parc 
social (16,2%). Cette part de locataires HLM diffère du 
taux SRU qui, pour la ville de Lyon, est de 19,76%  au 1er 
janvier 2014.
Une progression des propriétaires 
occupants
33,6% des ménages de la ville de Lyon sont propriétaires 
de leurs logements, part sensiblement inférieure à celle 
du Centre (34,1%) et nettement inférieure à celle de la 
Métropole (43,6%). Cette part a progressé de 2,1 points 
entre 1999 et 2012 ce qui représente près de 16 000 
ménages supplémentaires. En 2012, le taux de pauvreté 
des propriétaires occupants de la ville de Lyon est 3,4%, 
taux inférieur à celui de la métropole (4,5%).
Définitions et sources
Taux de pauvreté Insee : proportion de ménages dont le niveau de vie est inférieur pour une année donnée au seuil de pauvreté.
Taux de construction neuve : nombre de logements commencés de 2005 à 2014 (Sit@del) / nombre de logements recensés 
en 2006 (Insee)
Logements commencés  ordinaires et résidences - source : DREAL - Sit@del2
	ͳ Une construction n’est considérée commencée dans SITADEL qu’après réception de la déclaration d’ouverture de chantier 
(DOC) envoyée par le pétitionnaire.
	ͳ Par logement ordinaire, on entend un type d’habitation qui n’est ni communautaire (cité universitaire, foyers pour 
personnes âgées, etc…), ni hébergement (hôtel, motel …)
Nombre de ménages issus du desserrement entre 1999 et 2012  =  (population des ménages 1999 / nombre de personnes 
par ménage en 2012) – nombre de ménages en 1999
Nombre de logements ayant dû être remplacés : nombre de logements construits sur la période [1999-2011] - évolution du 
nombre de logements entre 1999 et 2012
Logements HLM et Taux SRU 
Le nombre de logements HLM indiqué correspond au 
nombre de logements loués vides par un bailleur HLM 
recensés par l’Insee. Il diffère du nombre de logements 
locatifs sociaux (LLS) inventoriés annuellement par l’Etat 
pour calculer le taux SRU, depuis l’entrée en vigueur de la 
loi n°2000-1208 du 13 décembre 2000, relative à la soli­
darité et au renouvellement urbains. L’évolution annuelle 
du parc de LLS au sens SRU est analysée dans la partie 
intitulée « parc de logements locatifs sociaux » (taux SRU 
2017 pour la ville de Lyon : 20,5%).
Statuts d'occupation des ménages
de la commune
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations principales
Source données : Insee RP 1999 et RP 2012 exploitations principales
Statuts d'occupation des ménages de la commune
en 2012
en 1999


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation  
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
période de référence, la part du logement collectif et des 
résidences reste importante.
Ce rythme de construction est lié au déploiement de 
grands projets tels que Confluence, La Duchère Gerland 
et les différentes opérations d’aménagement. (La Buire, 
Berthelot-Epargne…). 
Une offre nouvelle qui répond aux 
besoins des lyonnais et permet 
d’accueillir de nouveaux habitants
En moyenne 3 148 logements ont été construits chaque 
année sur la période [1999-2011]. A cette construction, 
il convient d’ajouter 151 logements issus du parc exis­
tant (logements vacants ou occasionnels, résidences 
secondaires) et transformés en résidences principales. 
Cette offre nouvelle totale a permis de :
	ͳ compenser la perte de 679 logements par an provo­
quée par les changements d’usage et de destination, 
regroupements de logements mais aussi démolitions 
en diffus ou dans le cadre des projets de renouvelle­
ment urbain ANRU (La Duchère, Mermoz),
	ͳ répondre aux besoins en desserrement de 582 mé­
nages par an (taille moyenne des ménages étant pas­
sée de 1,99 en 1999 à 1,92 en 2012),
	ͳ accueillir 2 038 nouveaux ménages par an.
Elle a ainsi généré une augmentation de la population 
des ménages de 3 881 habitants par an.
Signe de la tension du marché, sur la même période, le 
taux de logements vacants est passé de 10,8% à 8,9% 
alors que taux de logements occasionnels et résidences 
secondaires est passé de 3,2% à 2,8%.
Source : Insee  RP2012, DREAL MEDDTL Sit@del2, estimations réalisées 
par l'Agence d'urbanisme. 
	
 Parc de logements et production neuve
Un parc majoritairement collectif avec une 
forte proportion de petites typologies
En 2012, 96% des ménages de la ville de Lyon vivent 
en appartement. Cette part est supérieure de 1 point à 
celle du Centre (95%).
Ce parc collectif propose une offre importante de pe­
tites typologies : 39,6% de T1-T2 (39,1% pour le Centre), 
28,6% de T3 (29,1% pour le Centre) et 31,8% de T4 et + 
(part équivalente au Centre).
Source : Insee  RP2012, exploitations principales
60,5% du parc construit avant 1975, 
date des premières réglementations 
thermiques
60,5% des logements de la ville de Lyon ont été construits 
avant 1975, soit environ 183 262 logements dont 65,5% 
datent d’avant 1949. 
Le caractère ancien et énergivore du parc nécessi­
tera une rénovation thermique pour qu’il conserve un 
confort d’usage et donc une certaine attractivité.
Source : fichier MAJIC 2012
Une construction neuve inférieure au 
Centre et à la Métropole
Sur la période 2005-2014, le taux de construction neuve 
a été de 12,3% ce qui est inférieur au Centre (12,9%) et 
la Métropole (15,5%).
Entre 1990 et 1999, le rythme de construction était de 
3 709 logements par an. Ce rythme a diminué sur la pé­
riode 2000-2004 (2 583 logements/an) pour augmenter 
entre 2005 et 2009 (3 301 logements/an) et atteindre 3 
219 logements/an entre 2010 et 2014. Quelle que soit la 
Période 2000-2004
2 583 logts par an dont 97,2% en collectif
Période 2005-2009
3 301 Logts par an dont 98,4% en collectif
Période 2010-2014
3 219 logts par an dont 97,4% en collectif
Nombre de logements commencés dans la commune entre 1999 et 2014
Source données : DREAL MEDDTL Sit@del2 (en date réelle de 1999 à 2007, puis date de prise en compte)
Nb lgt com individuels
Nb lgt com collectifs
Nb lgt com en résidence
Évolution de la production neuve entre 2015 et 2017
Nombre de logements par an
3 629 logements
dont part du collectif
97,4%
La part du collectif comprend aussi les résidences.


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation 
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
… avec une forte présence des investis­
seurs
Entre 2012 et 2014, 58,2% des ventes concernent des 
investisseurs et 41,82% des acquéreurs-utilisateurs. 
Un marché de l’ancien moins couteux que 
le neuf mais qui reste difficilement acces­
sible aux ménages modestes et intermé­
diaires
Entre 2012 et 2014, la commune a totalisé 15 012 re­
ventes de logements, ce qui représente 79% des ventes 
du secteur Centre. 2,5% des ventes ont concerné des 
maisons. 
En 2014 le prix moyen des maisons individuelles 
(544 797 €) était supérieur à la moyenne observée pour 
le Centre (468 277 €) et la Métropole de Lyon (367 381 €). 
Par ailleurs, en 2014, le logement collectif ancien 
(3 309 €/m²) était vendu à un prix moyen légèrement 
supérieur à celui du secteur Centre (3 178 €/m²) et de la 
Métropole (2 911 €/m²).
Après une hausse importante, les prix sont stables de­
puis 2012 se situant, en moyenne, dans une moyenne 
de 3 300 €/m².
Sur la période 2012-2014, 37,4% des appartements 
anciens de la commune se sont vendus entre 2 800 et 
3 600 €/m². 27,7% se sont vendus à moins de 2 800 €/
m² et 34,9% à plus de 3 600 €/m².
	
 Marchés immobiliers
Des marchés très dynamiques 
Le marché immobilier lyonnais, que ce soit dans le neuf 
ou l’ancien, est marqué par un grand dynamisme et une 
augmentation du coût du logement. 
Sur le marché du neuf, les ventes 
concernent surtout des petites typologies 
A Lyon, 4 004 transactions ont eu lien entre 2012 et 
2014, elles représentent 33% des ventes du Grand Lyon 
et 73% de celles du Centre.
Sur les 2  823 logements vendus hors ventes en bloc 
entre 2012 et 2014, 44,5% étaient des T1-T2, 37,1% 
étaient des T3. A l’inverse, la part des grands logements 
est plus faible (18,3% de T4 et +).
… sur des valeurs élevées
En 2014, les appartements neufs étaient vendus à 
4 266 €/m2 contre 3 309 €/m2 dans l’ancien, soit un écart 
de 957 €/m². Le prix moyen en neuf s’est aujourd’hui 
stabilisé autour d’une valeur moyenne comprise entre 
4200 et 4400 €/m².
La ville de Lyon affiche un prix moyen en neuf supérieur 
à celui de la Métropole de Lyon (3 582€/m2).  
83,2% des appartements ont été vendus à plus de 3 600 
€/m² et 14,4% a des prix intermédiaires (entre 2 800 et 
3 600 €/m²).  Les opérations d’aménagement (ZAC, PUP 
et opérations privées d’envergure) ont largement contri­
bué à la sortie de logements à un coût maîtrisé en inté­
grant systématiquement dans leur programme une part 
de logements en accession abordable, notamment dans 
le cadre du Plan 3A.
Sources 
CECIM Obs pour les données relatives aux logements neufs. Le secret statistique s’applique ici si moins de 80 ventes dans 
la période.
OTIF Métropole de Lyon  pour les prix et volumes dans l’ancien.


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation  
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
Un parc social relativement équilibré
En 2017, 34,6% des logements sociaux sont des T1-T2 
(34,2% pour le Centre et 28,1% pour la Métropole). 
34,9% du parc social de Lyon est constitué de T3 (34,8% 
pour le Centre et 35,7% pour la Métropole). Les grands 
logements (T4 et plus) constituent, quant à eux, 30,5% 
du parc social de la ville de Lyon contre 31,1% pour le 
Centre et 36,2% pour la Métropole.
Source : RPLS 2017
En moyenne 1 793 logements sociaux 
financés annuellement 
Au total, 17 926 logements locatif sociaux ont été finan­
cés entre 2008 et 2017, soit 75% de la production du 
Centre et 40% de la production de la Métropole.
La particularité de la production sociale lyonnaise est la 
part importante de l’acquisition-amélioration soit l’ac­
quisition et la rénovation de logements déjà existants et 
très bien insérés dans le tissu urbain.
1 793 logements sociaux ont été financés en moyenne 
chaque année depuis 2008 dont 40% en PLUS, 2% en 
PLUS-CD, 26% en PLAI et 28% en PLS. Cette ventilation 
est assez proche de celle de la Métropole de Lyon (40% 
de PLUS, 3% de PLUS-CD, 23% de PLAI et 29% de PLS).
Les logements ordinaires représentent 83% de la pro­
duction de logements contre 17% de foyers.
A noter que l’accession sociale (PSLA) à concerné 196 
logements sur la période 2008-2017, dans les 7e, 8e et 9e 
arrondissements. 
	
 Parc de logements locatifs sociaux
Comptant 20,5% de logements sociaux en 2017, la ville 
de Lyon est soumise aux obligations de la loi SRU (objec­
tif de 25% à horizon 2025). 
Un parc social en augmentation
Avec 54  989 logements locatifs sociaux au 1er janvier 
2017, le parc locatif de la ville de Lyon représente 73,4% 
de celui du secteur Centre. 
Entre 2008 et 2017, ce parc a augmenté de 9 470 loge­
ments et le taux SRU a progressé de +1,8 point.
Au 01/01/2017, le déficit de logements pour atteindre 
les 25% était de 12 023 logements locatifs sociaux.
Source : DDT
Une forte pression de la demande
Au 31 décembre 2017, 16 759 ménages de la ville de 
Lyon étaient demandeurs d’un logement social. Au 
total, à l’échelle de la Métropole, 27 294 demandeurs 
souhaitent la ville de Lyon comme premier choix. (choix 
pour un arrondissement en particulier ou la ville de Lyon 
en général). 61% d’entre eux y résident déjà. L’indicateur 
de pression de la demande est de 7, soit 7 demandeurs 
pour une offre dans le parc existant ou dans le neuf (in­
dice proche du Centre (6,9) et au dessus de la Métropole 
de Lyon (5,7)). 
En 2017, le taux de rotation était de 8,6% contre 8,5% à 
l’échelle du Centre et 9,1% à l’échelle de la Métropole. A 
noter que la rotation est extrêmement diverse selon les 
arrondissements et quartiers.
Source : Métropole de Lyon, observatoire de la demande sociale
Définitions
PLAI : Prêt Locatif aidé d’intégration
PLUS : Prêt locatif à usage social
PLS : Prêt locatif social
PSLA : Prêt social location-accession


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation 
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
48% des ménages de Lyon sont locataires 
du parc privé
Les locataires privés représentent 47,9% des ménages 
de la ville de Lyon (119 891 ménages en 2010).
Leur part reste prédominante et il s’agit là d’une carac­
téristique du parc de logements de Lyon et du secteur 
Centre de l’agglomération. Ce segment de parc est im­
portant en volume et facilement mobilisable en raison 
d’une mobilité forte : il constitue ainsi le plus souvent 
une première étape de parcours résidentiel pour les 
jeunes ménages ou ménages nouvellement installés 
dans l’agglomération lyonnaise.
80% de ménages de 1 ou 2 personnes 
avec un taux de mobilité important
A l’échelle du secteur Centre, 80% des locataires du parc 
privé sont composés d’1 ou 2 personnes , ceci est lié à la 
prédominance des petites typologies dans ce segment 
de parc et renforcé par le développement important de 
la location meublée notamment en résidence..
Ce segment de parc connait également une grande mo­
bilité puisque 46% des locataires ont emménagé  dans 
leur logement depuis moins de 2 ans.
Source : Agence d'urbanisme de l'aire métropolitaine lyonnaise, 
Observatoire de l’Habitat, Les ménages de l’agglomération lyonnaise, 
2016
Une part importante de ménages 
modestes 
Le parc privé accueille une part des ménages aux reve­
nus modestes qui subissent, compte tenu de loyers  éle­
vés, des taux d’effort plus importants que les locataires 
modestes du parc social.
Cette part de ménages modestes dans le parc privé est 
différente selon les arrondissements : elle se situe entre 
40 et 45% dans le 1er, 7e et 9e, entre 35 et 40% dans les 
3e, 4e, 5e et 8e arrdts, entre 30 et 35% dans le 2e et est 
inférieure à 30% dans le 6e arrdt.
Source : Agence d'urbanisme de l'aire métropolitaine lyonnaise, 
Observatoire de l’Habitat, Les ménages de l’agglomération lyonnaise, 
2016
Des loyers élevés surtout dans le parc 
récent et sur les petites typologies
Le loyer médian à Lyon est de 11,7 € /m² (il est plus élevé 
d’environ 12,5% par rapport à la périphérie).
Les loyers sont assez homogènes : ils varient de 1€/m² 
entre les zones les plus chères et les moins chères de 
Lyon (respectivement 11,10 €/m² et 12,10 €/m²). Les 
quartiers les plus chers restent la Presqu’Ile, le plateau 
de la Croix-Rousse et une grande partie du 6e arrdt. Les 
quartiers aux loyers moins élevés (11,10 €/m²) sont plus 
éloignés du centre et se situent principalement sur le 7e, 
le 8e et le 9e arrondissements.
Les petites typologies sont les plus coûteuses : alors que 
le loyer d’un T1 atteint les 15,6 € /m², les loyers des plus 
grands logements (T4 et T5) sont compris entre 10,4 et 
10,9 €/m².
Enfin, le parc récent (après 2005) propose des loyers 
plus élevés : 12,7 €/m² en moyenne.
Source : Agence d'urbanisme de l'aire métropolitaine lyonnaise, 
Observatoire local des loyers, 2016
Des situations de dégradation qui 
subsistent
Des situations de dégradation ou d’insalubrité de­
meurent sur lesquelles il convient d’assurer une veille et 
intervenir le cas échéant. Ont notamment été identifiés 
7 364 logements potentiellement indignes (soit 2,7% de 
la totalité des logements de la ville) et 1 122 copropriétés 
potentiellement fragiles (qui cumulent un bâti dégradé, 
des difficultés en terme de fonctionnement, d’impayés 
de charge, de vacance…).
Source : Urbanis, Le parc privé du Grand Lyon, 2013
	
 Parc de logements locatifs privés
Passage de Lyon en zone A pour l’investissement 
locatif
Un nouveau zonage pour l’investissement locatif a été 
défini par arrêté du 1er août 2014. Les communes de Lyon 
et Villeurbanne ont été classées en zone A (le reste du 
Grand Lyon en zone B1). Cette modification de zonage a 
pour effets  de rehausser les niveaux de loyers plafonds 
de dispositifs locatifs (social et intermédiaire) et d’élever 
les plafonds de ressources pour l’éligibilité des ménages 
aux dispositifs locatifs ou d’accession.
Définitions
Les ménages aux revenus modestes sont les ménages dont 
les revenus par unité de consommation sont compris entre 
le 1er et 2ème quintile national (en 2013, il est inférieur à 
14 510€ par unité de consommation). 
Les quintiles de revenus sont les valeurs qui scindent la 
population des ménages en cinq groupes d’effectifs iden­
tiques (20% des ménages ont des revenus moyens par UC 
inférieurs au 1er quintile, 40% des ménages ont des revenus 
inférieurs au 2ème quintile,…)


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation  
Diagnostic général
S’agissant de rénovation urbaine, le premier Programme 
National de Rénovation Urbaine (PNRU 1) initié en 2004 
comportait des projets ambitieux de requalification 
urbaine et économique associés, dans une démarche 
totalement intégrée, à des actions de développement 
social, éducatif et culturel et pilotés par une équipe pro­
jet dédiée située dans chacun des quartiers concernés.
A Lyon, deux quartiers sont été concernés, La Duchère et 
Mermoz Nord. Sur ces quartiers, ont été mis en œuvre 
un important programme d’aménagement de voiries 
et d’espaces publics, et de création d’équipements de 
proximité. Ces actions ont largement contribué à l’amé­
lioration de la qualité de vie des habitants. 
En matière d’habitat, les actions ont consisté en une 
intervention lourde sur le parc existant avec de nom­
breuses rénovations et résidentialisations mais aussi 
en une production diversifiée de logements neufs per­
mettant d’enclencher une mixité des produits logement 
à l’échelle des quartiers mais aussi un rééquilibrage de 
l’offre sociale à l’échelle de la ville de Lyon.
Source : protocole de préfiguration PNRU 2016-2020
	
 Contrat de ville et rénovation urbaine
La Ville de Lyon compte 9 quartiers prioritaires au titre 
de la Politique de la Ville (QPV) et 9 quartiers en veille 
active (QVA). Ces quartiers sont de quatre types :
	ͳ les quartiers sociaux spécialisés en QPV (La Duchère 
dans le 9e arrt , Mermoz, Etats-Unis-Langlet Santy, 
Moulin à Vent dans le 8e arrt).
	ͳ les quartiers anciens : Pentes croix rousse (QVA), 
Moncey (QPV), et Voltaire ou Verdun-Suchet (QVA)
	ͳ les quartiers majoritairement résidentiels ou pavillon­
naires dans lesquels trouvent place des cités sociales 
de taille importante : Rochecardon, Dargoire (QVA) et 
Vergoin (QPV) dans le 9e et Ménival, Jeunet (QVA) et 
Sœurs Janin (QPV) dans le 5e.
	ͳ Enfin, les quartier s’inscrivant dans de grands secteurs 
en mutation : cité jardin à Gerland, Loucheur-Gorge de 
Loup, tous deux en QPV et Centre Vaise en QVA..
Ces quartiers présentent des caractéristiques spéci­
fiques dont les particularités de l’hypercentre :
	ͳ des quartiers anciens où se concentrent encore une 
part élevée d’habitat indigne ou dégradé,
	ͳ une paupérisation accentuée dans le parc HLM des 
quartiers prioritaires (ex : Cité Jardin, La Sauvegarde, 
États-Unis),
	ͳ un « atout » foncier pour les quartiers d’habitat social : 
leur faible densité actuelle facilite la mise en oeuvre du 
renouvellement urbain et de la diversification,
	ͳ des copropriétés anciennes ou neuves dans les quar­
tiers prioritaires dont le bon fonctionnement sera une 
clé de réussite du contrat de ville (la Duchère, Mermoz, 
Gerland). 
Source : convention territoriale  de Lyon, 2015-2020


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PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
1. Rapport de présentation 
Diagnostic général
PLU-H - LYON - Modification n°4 - Approbation 2024
HABITAT
SYNTHESE DU DIAGNOSTIC
Un haut niveau de production lié à une forte croissance
Conséquence de sa grande attractivité, la ville de Lyon a connu, au cours des dernières années, une crois­
sance importante : + 0,84 % entre 1999 et 2012, soit 3900 habitants supplémentaires par an.  Cela a cor­
respondu à un cycle immobilier expansif avec un taux de construction neuve élevé. Ce développement s’est 
fait en renouvellement dans le tissu urbain existant mais aussi en mobilisant les disponibilités foncières (au 
travers de grandes opérations d’aménagement, Confluence, Gerland, notamment)
Des marchés immobiliers très dynamiques, une augmentation du coût du logement 
Les marchés immobiliers sont particulièrement dynamiques avec une augmentation forte du nombre de 
transactions, observée aussi bien dans le neuf que dans l’ancien (sur ce marché et pour répondre à la de­
mande, il a largement été puisé dans le parc vacant). En parallèle, le coût du logement a beaucoup augmen­
té avec des valeurs immobilières aujourd’hui élevées. Les niveaux de prix rendent plus difficile l’accession à 
la propriété des primo-accédants et ménages modestes, voire intermédiaires dans le neuf où les prix sont 
en moyenne plus élevés que dans l’ancien.
Le marché immobilier neuf reste, par ailleurs, largement porté par les investisseurs privés qui représentent 
environ 58% des ventes. L’activité est donc surtout stimulée par ces investissements locatifs dont la dyna­
mique est soumise aux dispositifs nationaux de défiscalisation, mécanisme renforcé par le passage de Lyon 
en zone A. Ce type de ventes conduit, par ailleurs, à une plus grande production de petites typologies.
Un parc locatif privé proposant surtout des petites surfaces et des loyers élevés 
Le parc locatif privé propose surtout des logements de petite taille avec des loyers relativement élevés : 
11,7€/m² en moyenne, avec des maximum de 15,6€/m² pour les très petites typologies. Ce niveau de loyers 
contraint les ménages modestes, nombreux dans le parc locatif privé, à des taux d’effort trop importants 
par rapport à leurs ressources. Cela accentue les difficultés d’accès au logement pour les ménages les plus 
fragiles (jeunes, ménages modestes…). Ce segment de parc est également soumis à forte pression au regard 
de la demande étudiante et de sa fonction d’accueil des nouveaux ménages lyonnais.
Une forte demande sur le parc locatif social
Compte tenu du niveau des loyers dans le parc privé et de l’impossibilité pour certains ménages d’accéder 
à la propriété, la pression sur le parc locatif social s’accroit avec une forte demande : plus de 4 demandeurs 
pour 1 offre, sachant que 66% des demandeurs sont des ménages résidant déjà à Lyon. 
Un parc ancien à rénover 
Le caractère énergivore du parc ancien (65% du parc date d’avant 1949) nécessitera une rénovation ther­
mique importante que ce soit dans le segment privé ou public. Dans ce cadre, un attention devra être 
apportée à l’augmentation du niveau des loyers publics ou privés.  De même, il est à noter que plus de 3% 
des propriétaires ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté avec des difficultés probables à financer 
les travaux de rénovation.
En complément, il convient de poursuivre l’intervention pour lutter contre toutes les situations d’habitat 
indigne par des actions préventives et incitatives ou plus coercitives le cas échéant. Enfin, le parc social 
des grands ensembles d’après-guerre est parfois marqué d’obsolescence justifiant la mise en œuvre d’opé­
rations de renouvellement urbain. Se pose là aussi la question du maintien d’une offre locative peu chère 
dans le temps.
Une évolution dans la composition des ménages : plutôt jeunes, aisés et de petite taille
Les ménages lyonnais bénéficient de revenus moyens plutôt élevés, supérieurs à la moyenne du Centre.  Ils 
sont majoritairement de petite taille (la part des familles diminue, celles-ci ayant plus de mal à trouver une 
offre adaptée tant en terme de prix que de typologie). Enfin, la population se rajeunit et la part des –30 ans 
progresse de manière forte. Pour autant, Lyon voit la part des personnes âgées de +75 ans augmenter, avec 
un enjeu fort sur leur maintien à domicile surtout pour les plus modestes d’entre eux.


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