PLUcideSEUIL

Recherche appliquée, Chaleur urbaine

Vos données sont-elles assez fiables pour décider ?

Où planter, créer de l’ombre, désimperméabiliser ? SEUIL explore ce que vos données thermiques permettent de trancher, et les mesures nécessaires pour lever le doute.

Pilote Lyon Garibaldi, Données 2022-2023, Recherche en cours

Un quartier, deux températuresCas réel, Lyon
La surface et l’air : deux grandeurs distinctesSchéma illustratif d’une rue avec bâtiments et arbres. La mesure satellitaire porte sur la surface ; les sondes mesurent l’air.AirSurface

Deux mesures différentes, à lire ensemble.

Surface, satellite38 à 41 °C
Air, sondes24 à 25 °C

7 août 2022, autour du passage satellite. La température de surface n’est pas celle de l’air. Schéma illustratif, valeurs arrondies issues du pilote. Animation pédagogique ; valeurs historiques fixes, sans données en direct.

L’enjeu de SEUIL

Savoir quand les données suffisent à orienter un choix, et quand une mesure supplémentaire devient utile.

01, La démarche

Passer de la carte à une décision argumentée.

Une démarche en développement : confronter les sources, expliciter leurs limites et rechercher la mesure qui pourrait changer l’arbitrage.

01 /

Établir ce qu’on sait

Identifier ce qui est mesuré ou estimé. Vérifier la résolution, les dates et la qualité des données disponibles.

02 /

Repérer ce qui reste incertain

Distinguer les écarts établis des différences trop fragiles pour départager deux secteurs ou deux scénarios.

03 /

Cibler la mesure utile

Définir où, quand et combien de temps mesurer pour lever un doute qui compte réellement pour la décision.

02, Premiers résultats

Mis à l’épreuve sur un quartier réel.

À Lyon Garibaldi, nous avons confronté les images thermiques Landsat aux sondes publiques du réseau bIOTope de la Métropole de Lyon.

8 passages étudiés en 202256 couples satellite, sonde7 sondes avec mesures appariées
Carte Landsat de Garibaldi et comparaison des températures de surface et d’air aux positions des sondes
Surface et air, le 7 août 2022. Acquisition thermique native de 100 m. Les relevés de sondes présentés sont décalés d’environ 3 à 15 minutes après le passage satellite. Agrandir le graphique
1 date sur 8

Le point le plus chaud en surface est aussi le plus chaud dans l’air.

Sur ces huit dates, le classement des points par température de surface ne se transpose pas directement à celui de l’air. Un constat descriptif limité à ce pilote.

Ce qui compte : choisir une donnée adaptée à la grandeur que l’on veut réellement évaluer.

Ce qu’apporte le satellite à un réseau local

Erreur absolue moyenne face aux sondes, sur 21 estimations de 2023. Plus elle est basse, mieux c’est.

Réseau local seul0,59 °C
Réseau local + satellite0,40 °C
Station distante corrigée + satellite1,03 °C

0,40 °C est une erreur moyenne, pas une précision garantie de ±0,40 °C. Avec le réseau local et le satellite, 14 estimations sur 21 ont une erreur ≤ 0,5 °C ; l’erreur maximale observée atteint 0,97 °C.

Erreurs d’estimation par date et par position lors de l’évaluation 2023, avec et sans satellite
Évaluation sur de nouvelles dates. Modèle figé sur 2022, évalué sur trois passages de 2023 aux mêmes sites. Agrandir le graphique
Comment ces résultats ont-ils été obtenus ?

Chaque sonde cible est exclue du calcul ; les six autres servent de référence locale. Les coefficients sont figés sur les données de 2022, puis évalués sur trois passages de 2023, soit 21 couples date, position. Les valeurs ci-dessus utilisent des températures de sondes interpolées au moment du passage satellite. Une variante avec les relevés les plus proches sert d’analyse de sensibilité.

Le scénario sans référence locale en 2023 utilise la station Lyon, Saint-Exupéry, à environ 18 km, avec interpolation entre observations météo espacées de trois heures et correction de biais apprise sur 2022. Il ne permet pas d’isoler l’effet de la distance de celui de la fréquence des observations.

Quelles limites faut-il garder en tête ?

Un quartier et deux étés ne démontrent pas une performance universelle. Les trois dates d’évaluation concernent les mêmes sites que l’apprentissage. La hauteur, l’abri et l’étalonnage des sondes publiques restent à documenter : leur incertitude propre n’est pas quantifiée. Les erreurs rapportées sont des écarts aux sondes, pas une incertitude certifiée sur la température réelle de l’air.

SEUIL est une démarche de recherche. Ces résultats ne constituent ni une garantie de précision, ni une validation réglementaire d’un projet d’aménagement.

Sources et reproductibilité

Données : Métropole de Lyon, réseau bIOTope, Licence Ouverte 2.0 ; Landsat Collection 2 / USGS via Microsoft Planetary Computer ; archives SYNOP Météo-France pour la station distante. Scripts, protocoles et empreintes des données sont disponibles sur demande.

03, Applications à explorer

Des choix concrets pour les territoires.

Nous cherchons à confronter la démarche aux besoins des urbanistes, collectivités et bureaux d’études. Voici les situations que nous souhaitons étudier avec eux.

PLANIFIER

PLU bioclimatique & OAP

Évaluer la solidité des données thermiques utilisées pour orienter les priorités de végétalisation et de création d’ombre.

PRIORISER

Chaleur urbaine & plans canicule

Repérer les secteurs que les données permettent de départager et ceux qui nécessitent des observations complémentaires.

ÉVALUER

Désimperméabilisation & aménagement

Préparer un suivi avant/après capable de détecter un effet thermique, en tenant compte des conditions météo.

EXPLIQUER

Études d’impact & concertation

Rendre lisible ce qui est observé, estimé ou encore inconnu pour éclairer la discussion autour d’un projet.

Construisons la suite avec le terrain

Et dans vos arbitrages, où se situe le doute ?

20 minutes pour confronter SEUIL à une situation réelle de votre métier. Un échange exploratoire, sans démarche commerciale à ce stade.

Proposer un échange

Philippe Mouniama, PLUcide