Résultats détaillés · Octobre 2026
Ce que disent les données, jour et nuit, dans deux villes.
Prolongement du pilote Lyon Garibaldi : validation spatiale sur le réseau complet de la Métropole, extension aux nuits d'été, et réplication intégrale de la démarche sur les données ouvertes de Montréal. Tous les chiffres sont des erreurs moyennes constatées face à des sondes, jamais des précisions garanties.
Scripts, protocoles et fichiers de résultats disponibles sur demande · Page de travail, résultats de recherche en cours
01 · Deux villes, même constat
La carte de surface ne classe pas les secteurs comme l'air.
Au passage satellite, nous comparons le classement des points par température de surface et par température de l'air mesurée. Le point le plus chaud en surface est presque toujours un grand carrefour minéral ; l'air le plus chaud est presque toujours ailleurs.
Lyon Garibaldi, étés 2022-2023
Une seule date où le maximum de surface coïncide avec le maximum d'air parmi les sondes appariées.
Montréal, étés 2023-2024
Même protocole, 15 stations de la Ville de Montréal : une seule scène concordante sur treize. Corrélation de rang médiane 0,60 : la carte informe, mais ne départage pas « au degré près ».
02 · Validation spatiale
L'erreur dépend de l'heure et du lieu, pas d'une règle universelle.
Chaque sonde est retirée puis prédite par les autres. À Lyon, la nuit, l'erreur est multipliée par sept entre une sonde voisine et une sonde à plus de 3 km. À Montréal, réseau entièrement urbain, c'est midi qui est le moment difficile.

La nuit lyonnaise, enjeu sanitaire
À 4h du matin, là où se jouent les nuits tropicales, une sonde à moins de 500 m donne 0,17 °C d'erreur ; au-delà de 3 km, 1,20 °C. Les nuits tropicales ne sont pas plus difficiles que les autres (0,13 et 1,14 °C). Une station distante ou une carte lissée se trompe donc d'environ 1 °C sur la nuit d'un quartier.
Montréal, le contre-exemple utile
Avec 15 stations toutes urbaines, la nuit est au contraire le moment facile (0,47 °C en moyenne) et midi le plus bruité (0,87 °C). La leçon n'est pas « la nuit est toujours difficile » : c'est que la fiabilité se mesure, elle ne se décrète pas.
Le réseau lyonnais s'éteint. Les métadonnées du catalogue de la Métropole annoncent l'arrêt de la transmission des sondes bIOTope d'ici fin 2024 (batteries, arrêt du réseau LoRa). La question « où redéployer des capteurs pour que la mesure serve les décisions » devient concrète ; c'est précisément celle que cette démarche instruit.
03 · Réplication
La démarche transposée telle quelle à Montréal, en une journée.
Données ouvertes de la Ville de Montréal (15 stations de température de l'air, licence CC-BY), scènes Landsat via le Planetary Computer, archives horaires d'Environnement Canada. Mêmes scripts de principe, même masque de qualité, mêmes précautions que le pilote lyonnais.
| Approche | 2023 (calibration) | 2024 (hors apprentissage) |
|---|---|---|
| Station météo distante corrigée | 0,73 °C | 1,02 °C |
| Réseau local seul | 0,96 °C | 1,19 °C |
| Réseau local + satellite | 0,63 °C | 1,04 °C |
Lecture honnête. L'apport du satellite est réel mais modeste, et il se dégrade d'une année sur l'autre à modèle figé. Avec des stations espacées de plusieurs kilomètres, on plafonne autour de 0,6 à 1,2 °C là où la densité du quartier Garibaldi permettait 0,40 °C : la précision vient d'abord de la densité de la vérité terrain. Au passage, une station du réseau montréalais émettait un code d'erreur de 128,8 °C pendant tout l'été 2024 ; une illustration de plus que la fiabilité des données se vérifie.
Comment ces résultats ont-ils été obtenus ?
Pour chaque scène Landsat exploitable (18 scènes d'été 2023-2024 à moins de 30 % de nuages) et chaque station cible, la cible est retirée et son air est prédit par la moyenne pondérée des autres stations, avec ou sans correction par l'anomalie locale de température de surface. Le coefficient satellite est ajusté sur les scènes 2023 puis figé ; les scènes 2024 sont donc évaluées hors apprentissage temporel et spatial. L'air de référence est interpolé entre les deux mesures 5 minutes encadrant le passage.
Quelles limites faut-il garder en tête ?
Deux villes et quelques étés ne font pas une loi générale : Montréal montre justement que les régularités lyonnaises ne se transportent pas toutes. Les erreurs rapportées sont des écarts à des sondes publiques dont l'abri, la hauteur et l'étalonnage ne sont pas documentés ; ce sont des erreurs moyennes constatées, pas des incertitudes certifiées. Les comparaisons jour/nuit reposent sur le réseau seul, sans satellite (pas d'image thermique nocturne dans ce corpus).
Sources et reproductibilité
Lyon : Métropole de Lyon, réseau bIOTope, Licence Ouverte 2.0. Montréal : Ville de Montréal, « Mesure de l'impact des projets de verdissement sur la température de l'air », CC-BY 4.0 ; Environnement et Changement climatique Canada, archives horaires. Satellite : Landsat Collection 2 niveau 2, USGS, via Microsoft Planetary Computer. Scripts, protocoles et empreintes des données disponibles sur demande.
Deux cas complets, de la règle au rendu
Lyon et Montréal : la méthode appliquée à deux parcelles réelles
Un dossier de démonstration complet sur une parcelle réelle du 3e arrondissement : lecture réglementaire citée à la page, vérifications cadastrales, variantes illustrées en plan animé et en 3D, et volet données de température. Le programme est fictif, tout le reste est sourcé et reproductible.
Explorer la présentation interactive ↗
Plan 2D animé, variantes A/B, vues 3D et animation. L'exemple assume ses limites : emprises illustratives, hauteurs IGN à confirmer par relevé, aucune précision thermique promise à l'adresse.
Lire le dossier audité (PDF, 18 pages, rendus inclus) ↗
Chaque règle citée à sa page du PLU-H opposable, chaque chiffre rattaché à sa source ; la scène 3D et ses données sont également téléchargeables depuis la présentation.
L'exemple jumeau : Montréal ↗
Un bungalow de 1957 dans une enclave cernée d'industrie, à 121 m d'une station de mesure de la Ville : un étage et un logement de plus, permis par la grille de la zone 0516, et un climat mesuré chaud le jour, ordinaire la nuit.
Lire le dossier Montréal (PDF, 18 pages) ↗
Même méthode, sources québécoises : rôle foncier, règlement 01-275, réseau de température de la Ville (CC-BY 4.0). Chaîne scriptée, journaux et empreintes à l'appui.
Construisons la suite avec le terrain
Et dans vos arbitrages, où se situe le doute ?
20 minutes pour confronter ces résultats à une situation réelle de votre métier. Un échange exploratoire, sans démarche commerciale à ce stade.